Sanguine et ses lectures

10 décembre 2018

Apocryphe

Couverture Apocryphe

Je n'avais encore jamais lu de René Manzor mais j'en avais entendu beaucoup de bien. J'étais donc très curieuse de découvrir sa plume et son univers. Lorsque j'ai su qu'un nouvel ouvrage était sur le point de sortir, je me suis précipitée. Je remercie donc les Editions Calmann-Lévy et la plateforme Netgalley pour m'avoir permis cette découverte. Je tiens à m'excuser pour le retard dans cette lecture mais des soucis informatiques m'ont tenue un peu éloignée de la toile ces derniers temps.

Jérusalem. An 30.
Un petit garçon regarde avec rage
son père agoniser sur une croix.
Son nom est David de Nazareth,
et ceci est son histoire.

A la lecture du résumé, je dois dire que j'étais un brin septique. Je n'étais pas certaine d'apprécier ce livre dans la mesure où je ne suis pas très versée dans la religion. D'ailleurs, en début de lecture j'avoue avoir eu quelques difficultés de compréhension. Non pas que le style ou le vocabulaire soient hyper soutenus mais plutôt parce que je suis totalement ignorante des choses de la Bible et de l'histoire qui s'est déroulée du côté de Bethlehem. Du coup, j'ai eu du mal à mettre les personnages dans la bonne case. Grosso modo, à part Pilate, je ne connaissais pas vraiment les autres.

Mais une fois ce léger moment de flottement passé, j'ai vraiment aimé ce que j'ai lu. J'ai beaucoup aimé l'idée de ce fils qui regarde son père mourir et qui va voir sa vie totalement changer à la suite de ce terrible événement. Certains passages sont très forts, j'ai parfois été très émue par ma lecture. C'est assez rare pour être souligné. J'ai aussi appris des tas de choses sur les Nazôréens par exemple et je me rends compte que je suis passée à côté de la Bible qui semble être un récit passionnant. Si j'ai le courage, je me pencherai peut-être dessus.

Vu le thème de l'ouvrage, on pourrait penser qu'il est difficile à aborder et bien ce n'est pas le cas du tout. J'ai avalé mon livre comme j'aurai lu un thriller. Il y a plein de rebondissements, on est passionnés et on a envie d'en découvrir toujours plus. J'ai gardé ma curiosité tout au long du récit et la fin m'a bien plue. Elle ne correspond pas exactement à ce que j'attendais mais elle colle très bien avec tout le reste de l'histoire. Je suis donc comblée.

En plus, c'est très bien écrit. J'ai apprécié la plume de l'auteur et je suis curieuse maintenant de voir ce que donnent ses autres bouquins. L'alternance de points de vue permet au lecteur d'être tenu en haleine, un peu comme dans une série télévisée au final, et surtout permet au lecteur de ne jamais trouver le temps long.

Une très bonne lecture que vous soyez croyant ou non !

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04 décembre 2018

Les voisins du 9

voisins du 9

Je suis très influençable. Une jolie couverture peut avoir ma peau ! C'est ce qui s'est passé avec le livre de Felicity Everett, je trouve la couverture vraiment chouette et c'est ce qui m'a incité à solliciter cet ouvrage. Après, bien entendu, le résumé m'a aussi mis l'eau à la bouche. Je remercie donc la plateforme Netgalley et les Editions HaperCollins pour la mise à disposition de l'exemplaire numérique du bouquin. J'en profite aussi pour m'excuser du délai à rendre ma chronique, j'ai été un peu submergée par le travail ces derniers temps et la lecture est un peu passée à la trappe malheureusement. 

Sara, mère de famille s’ennuie dans sa vie bourgeoise et monotone. Aussi l’emménagement, dans son petit quartier londonien, d’un nouveau couple bobo à souhait, est accueilli chaleureusement. Invitée à la crémaillère de leurs nouveaux voisins, Sara et son mari sont fascinés. Tant de charisme, de spontanéité et de talent chez ces artistes tout juste revenu d’Espagne. Lou et Gavin sont simplement… irrésistibles. Au contact de Lou, Sara commence progressivement à changer. Bienveillance ou jalousie, amitié ou obsession, confiance ou trahison. La frontière est mince et la rue facile à traverser.

Je ne sais pas trop par où commencer pour parler de cette lecture parce que, disons le directement, je n'ai pas été convaincue par cette histoire. Bien loin de là même ... Attaquons par les personnages puisque ce sont eux qui font vivre le récit. Sara et son mari ... petit couple sans histoire qui vit dans un coin un peu chic de Londres. Je les ai trouvé insipides, surtout lui (d'ailleurs j'ai bouffé son prénom c'est pour dire !). Sara, c'est le genre de nana à côté de qui on passe sans se retourner. Elle ne m'a pas intéréssé, elle ne sert à rien. Je suis sans doute méchante mais bon ... C'est une fille manipulable à souhaits qui ne dit jamais rien et qui semble perdre les pédales pour un rien.

Quant aux nouveaux voisins, ils m'ont bien pris la tête. Eux, ce sont Lou et Gavin qui rentrent d'Espagne. J'insiste là dessus parce que l'auteur insiste également mais je n'ai pas compris pourquoi car ça ne sert à rien dans le récit. Gavin est un sculpteur un peu mollasson qui pense que tous les autres ne sont pas assez biens pour lui. Lou est une artiste un peu dans les nuages, je l'ai trouvée un peu profiteuse et totalement barrée. Presque trop pour être crédible ! Vous l'aurez compris, ça ne s'est pas très bien passé avec les personnages principaux.

Mais c'est globalement avec le livre dans son ensemble que j'ai eu des soucis. Parce que le récit ne m'aura pas convaincue non plus. C'est trop plat, je m'attendais à du suspens (même un peu) mais non. C'est lent, très lent. On suit les personnages dans leur quotidien, certains événements auraient pu prendre une autre tournure à mon avis. J'ai eu du mal à voir où l'auteure souhaitait nous emmener. Heureusement, elle écrit plutôt bien alors ça se lit sans difficultés mais c'est sans doute l'unique point positif que je pourrai donner. Je suis désolée d'un retour aussi mauvais mais je ne peux pas crier ô génie alors que ce n'est, pour moi, pas la réalité.

Dommage ... une lecture que je vais oublier très vite.

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30 novembre 2018

Pour un oeil de poupée

oeil de poupée

La médiathèque dans laquelle je me fournis le plus souvent (car je vais aussi dans celle qui se trouve près de mon domicile) a décidé de faire la part belle aux romans destinés aux jeunes adolescents. J'aime bien cette initiative et ça m'a permis de découvrir ce bouquin de Marina Cohen dont je n'avais jamais entendu parler. Mais la quatrième de couverture m'a donné envie d'en savoir plus ...

Hadley et sa mère emménagent avec Ed et son fils Isaac dans une maison de campagne. Une vieille voisine leur offre trois poupées, à l'effigie des membres de la famille. Lorsque la poupée représentant Isaac tombe, le petit garçon se blesse.

Alors oui, lorsqu'on découvre le résumé il est facile de se dire que ça sent un peu le réchauffé et que l'histoire risque de ne pas être très originale. C'est le cas. Très franchement, j'ai déjà lu des récits mettant en scène des poupées étranges mais là, j'ai beaucoup apprécié ma lecture parce qu'elle s'adresse aux plus jeunes. Alors attention, ce n'est pas un roman destiné aux petits mais plutôt aux jeunes à partir d'une dizaine d'années je pense.

Du coup, lorsqu'on remplace le récit "dans son contexte" et qu'on se remet en tête le public visé, on se rend compte que tout est très bien vu et je pense que les jeunes lecteurs auront sans doute quelques sueurs froides. Lorsqu'on est adulte, il est évident que les événements ne nous font pas particulièrement peur et qu'on voit arriver certains élements mais lorsqu'on n'a pas encore beaucoup d'expérience de lecture, ce bouquin est parfait pour commencer à frissonner.

Le récit est fluide et facile à lire, les personnages sont attachants. J'ai beaucoup aimé Hadley que j'ai trouvé touchante, c'est une jeune fille mal dans sa peau et on comprend facilement qu'elle se laisse embarquer dans cette histoire d'oeil de poupée qui conduit à d'étranges phénomènes. Bien que ce soit un roman jeunesse, j'ai aimé que l'auteure ne prenne pas ses lecteurs pour des crétins. Tout se tient bien, l'histoire est complétement cohérente.

Une lecture très sympa qui ne vous prendra que quelques heures ...

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21 novembre 2018

Règles douloureuses

Couverture Règles douloureuses

Je n'avais jamais entendu parler de cet ouvrage ni même de Kopano Matlwa, son auteure. Je dois dire que c'est le titre du livre qui a attiré mon oeil lorsque je l'ai croisé sur une table de la médiathèque. J'ai trouvé le titre un peu provoc mais il me parle également tellement que j'ai eu envie de découvrir ce petit livre (160 pages, c'est un petit livre). 

Nous sommes en 2015, en Afrique du Sud. Des années durant, Masechaba a souffert de douleurs chroniques liées à une endométriose. Le sang a forgé son caractère, non seulement il a fait d'elle une personne solitaire, presque craintive, mais il l'a aussi poussé à devenir médecin. Quand débute le roman, elle est interne dans un hôpital. Dans le flux ininterrompu des patients, elle s'interroge sur sa capacité à les aimer tous, à leur donner toutes ses forces, tout son dévouement. Elle doute souvent, à l'opposé de sa meilleure amie, son modèle qui bien souvent pourtant l'ignore, voire la rudoie, Nyasha. Nyasha est zimbabwéenne, or l'Afrique du Sud vit alors une époque de racisme brutal.
Un jour, après avoir été accusée par son amie de ne pas avoir pris assez soin d'un patient étranger blessé lors d'émeutes xénophobes, elle décide de publier une pétition demandant le retour à la tolérance et à des valeurs humanistes.
En retour, elle sera violée par trois hommes, pour lui apprendre à rester à sa place.

Après la lecture de ce livre, je me rends compte que j'apprécie vraiment les publications du Serpent à plumes. Ce n'est pas le premier ouvrage qui tombe entre mes mains et à chaque fois, ça a fait mouche. Je vais les suivre de plus près je pense. C'est aussi la première auteure sud-africaine que je lis et c'est une belle découverte.

Nous faisons la connaissance de Masechaba qui vit seule avec sa mère, leurs relations sont parfois assez tendues et ça m'a surpris car je ne connais pas ce genre de tensions avec ma mère. Nous suivons la jeune femme depuis le début de son adolescence, presque depuis ses premières règles. Comme pour beaucoup d'entre nous, son cycle menstruel est parfois un calvaire.

Mais c'est surtout son parcours dans le monde médical qui est décrit dans ce livre, elle fait des études de médecine et on se rend rapidement compte qu'être une femme noire dans une Afrique du Sud post Apartheid n'est pas simple tous les jours. J'ai découvert de nombreuses facettes de ce pays que je connais si peu. C'était très interéssant et quelque part, assez inquiétant aussi. Certains passages m'ont bien heurtés, je pense que de tels agissements ont dû avoir lieu réellement et ça fait froid dans le dos.

Le récit est bien écrit, c'est agréable à lire. De nombreux sujets de société y sont abordés : le racisme, la place de la femme, le viol, l'endométriose ... Je regrette peut-être que les personnages ne soient pas encore plus creusés mais en 160 pages, ça me parait difficile d'aller bien plus loin dans la psychologie. J'ai trouvé que le récit dans sa globalité était empreint de tristesse et ça m'a permis de m'attacher à Masechaba.

Une jolie découverte ...

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19 novembre 2018

L'Accro du shopping 8 : L'Accro du shopping à la rescousse

accro du shopping

J'aime bien me faire des livres un peu légers pendant la période automnale. Et pour moi, une valeur sûre ce sont les bouquins de Sophie Kinsella. Du coup, je me garde souvent un livre sous le coude et je le dévore entre octobre et novembre. Et voilà, pour cette année j'ai mangé mon histoire de Becky et je suis un peu déçue de ne plus en avoir en stock. J'espère vivement que l'auteure va vite nous proposer un nouvel opus de son héroïne complétement fofolle et que j'aime tant.

Entre L.A. et Vegas, de nos jours. Déçue par Hollywood, Becky a décidé de se recentrer sur l'essentiel : sa famille et ses amis. Et il y a urgence ! Car pendant que Becky comprenait dans la douleur que les coulisses de l'usine à rêves sont peu reluisantes, Tarquin, le mari de Suze, disparaissait, comme hypnotisé par un gourou New Age aux intentions pas très love and peace, tandis que Graham, son père, partait à la recherche d'un vieil ami détenteur d'un lourd secret. C'est donc dans un combi Volkswagen du meilleur goût que Becky, son époux, sa fille, Suze, sa mère et la meilleure amie de cette dernière se lancent on the road. Au programme : rodéo parties, foires d'art contemporain campagnard, et les paillettes de Vegas. Et à l'arrivée, pour notre accro préférée, une révélation : le shopping, c'est bien, la famille, c'est encore mieux ...

Revenons sur le tome précédent qui s'intitule L'accro du shopping à Hollywood et qui nous laissait sur un mystère un peu dingo. Et là, je crevais d'envie de connaitre la suite de tout ça mais je ne souhaitais pas le découvrir tout de suite. Bref, c'est un autre débat. Ce nouveau tome débute quasiment exactement là où le précédent s'achève. J'ai trouvé ça super, d'autant plus que ce n'est pas le cas avec les autres opus de la série.

Je me suis régalée avec ce bouquin car Sophie Kinsella nous embarque dans un road trip de malade. Il se passe beaucoup de choses au fil des pages et le lecteur est surpris parfois. Mais surtout le lecteur se marre car le livre est truffé de situations cocasses au possible. Franchement, j'ai eu envie de partir à Las Vegas, de visiter une foire agricole et de participer à une course de mouton (je vous laisse découvrir le bazar). C'est un vrai bonheur en barre car je n'ai pas réussi à savoir où l'auteure comptait nous mener. C'était chouette !

Surtout que Becky est très différente dans ce livre, elle est bien loin de la Becky écervelée qu'on découvre au tout début de la saga. Ca m'a beaucoup surpris de découvrir ce qu'elle a réellement dans le ventre, c'est vraiment le fond du personnage qui nous est proposé ici. Et j'ai vraiment aimé ce côté du personnage. Elle m'a beaucoup touché parfois, et pour une fois j'ai eu la sensation de vraiment la comprendre. Je suis maintenant très impatiente de voir ce que ça va donner par la suite. Ceci dit, je ne sais pas si une suite est prévue ... je vais devoir me renseigner.

Un très bon tome qui nous rend le personnage de Becky encore plus sympathique !

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16 novembre 2018

Youtubeurs 1 : Clique sur j'aime

youtubeurs

A moins de vivre dans une grotte, il est difficile de passer à côté du phénomène des Youtubeurs. Je dois dire que je ne comprends pas vraiment tout cet engouement autour des gens qui sortent d'on ne sait où et qui se posent en prescripteurs. Ce doit être à cause de mon âge canonique mais franchement, je n'ai pas envie qu'un gamin de 15 ans (par exemple) guide mes choix et oriente mes besoins et envies. Grâce à la plateforme Netgalley, j'ai pu découvrir le premier tome d'une série consacrée à ce phénomène, je remercie les Editions Kennes pour l'exemplaire numérique du livre.

Je m'appelle Henri Bastien, j'ai 14 ans. À la poly, je suis invisible. Noémie, la fille que je suis sur Instagram, est mille fois trop cool pour moi. Mais tout ça va changer. Mon swag caché est sur le point d'être révélé. Avec l'aide de mon ami Tam, j'ai décidé de devenir Henri OMG. Bientôt, je serai un youtubeur aussi populaire que Norman, Emma Verde ou Cyprien. Et Noémie finira bien par savoir que j'existe !

Alors que dire de cette lecture ? Je l'ai engloutie en une seule journée. Il faut dire que le livre n'est pas très long et que la mise en page de l'ouvrage permet de le lire hyper vite. C'est très aéré, super agréable ... on navigue entre un écran Youtube sur lequel s'inscrit le nombre d'abonnés de la chaine Henri OMG, des SMS et le récit à proprement parler. J'ai bien aimé et j'imagine que les jeunes lecteurs vont également apprécier.

Parce que le livre s'adresse clairement aux jeunes adolescents qui ont sensiblement le même âge que notre héros, Henri. Et c'est très bien parce que le livre, pour lequel je n'avais pas non plus de très hautes attentes il faut bien l'avouer, explore de très nombreux aspects de la vie numérique de nos jeunes. C'est très bien vu et ça permet de faire réfléchir et même peut-être d'alerter.

Je n'ai pas grand chose à dire de plus, difficile de parler de la plume de l'auteur parce que le livre est trop court et il n'y a pas vraiment de style. Mais ça se lit bien, on a envie de savoir ce qui va se passer pour Henri et son Tam, son meilleur ami. Le bouquin se termine de façon un peu abrupte et je dois dire que je suis curieuse de savoir ce qui va arriver à Henri dans le futur. Du coup, je lirai la suite avec beaucoup de plaisir si j'en ai l'occasion.

Une découverte, un bon moment de lecture plutôt inattendu ...

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13 novembre 2018

[LC] Prince captif 3 : Le roi

prince captif

Je suis hyper en retard sur mes lectures communes ! J'ai honte, j'ai carrément fait faux bond à mes compagnes de lecture parce que vue le retard on ne peut plus vraiment parler de lecture commune. Mais je me rattrape petit à petit et j'espère bien pouvoir reprendre un rythme normal de lecture et de publication de billets sur ce blog.

La vérité a été révélée, et Damen, l’esclave du prince Laurent, doit faire place à Damianos, prince héritier d’Akielos, l’homme que Laurent a juré de tuer.
L’avenir de deux royaumes est en jeu. Cernés par l’armée de Kastor au sud et les forces du régent au nord, Damen et Laurent n’ont d’autre choix que s’allier pour reconquérir leurs trônes respectifs. Mais même si la fragile confiance qu’ils partagent résiste à la révélation de la véritable identité de Damen, celle-ci suffira-t-elle pour venir à bout de la dernière et plus impitoyable manigance du régent ?

Je suis contente parce que j'ai terminé une saga, encore une ! J'avais littéralement été sous le charme du premier tome, le deuxième m'avait un peu moins plu car je l'avais trouvé un peu trop politique pour moi et ce n'était pas exactement ce que je souhaitais trouver dans cette série. J'avais donc un peu peur lorsque je me suis lancée dans le dernier tome.

Mais tout s'est bien passé et je peux presque dire que j'ai absolument tout aimé dans ce tome. On retrouve Damen et Laurent comme je les aime : à la fois complices et ennemis. On sent la tension entre eux mais également toute la tendresse qu'il peut y avoir entre eux. Ce sont vraiment des personnages que j'ai apprécié parce qu'ils sont bien travaillés, on sent que l'auteure a passé du temps à peaufiner leurs caractères et grâce à ça, ils sont hyper attachants.

Si je m'étais un peu ennuyée dans le tome précédent, j'ai trouvé que celui-ci ne souffrait d'aucun temps mort. Le lecteur est tenu en haleine tout au long et on a du mal à poser le livre car le tome est riche en rebondissements et en révelations. Le côté politique ne prend pas toute la place et CS Pacat peut nous livrer un pan de l'histoire entre nos deux héros. J'ai été très touchée par la justesse des sentiments décrits, les passages cucul ne sont pas trop nombreux et pas trop longs. J'ai réussi à vraiment m'immerger totalement et j'étais très triste de quitter Damen et Laurent. J'avoue que j'en aurai bien repris quelques pages ...

Une très bonne lecture, une jolie conclusion à une trilogie réussie ...

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11 novembre 2018

[LC] Gueule de Truie

Couverture Gueule de Truie

J'imagine que ça vous est déjà arrivé de faire des pieds et des mains pour obtenir un bouquin et de l'oublier une fois qu'il est rentré dans votre PAL ? Dites oui pour que je me sente un peu moins seule ...! Après avoir trouvé mon livre en occasion, je n'ai plus eu spécialement envie de le lire et pourtant, le résumé me met dans tous mes états. C'est grâce à une lecture commune que j'ai enfin pu découvrir ce qui se cachait à l'intérieur et derrière le masque de Gueule de Truie ...

L'Apocalypse a eu lieu. 
Pour les Pères de l’Église, elle a été causée par Dieu lui-même. Comme la Terre est morte, ils n’ont plus qu’un seul but : détruire le peu qui reste, afin de tourner une bonne fois pour toutes la page de l'humanité.
À leur service, Gueule de Truie, inquisiteur. Dès le plus jeune âge, on lui a enseigné toutes les façons de prendre la vie. Caché derrière le masque qui lui vaut son nom, il trouve les poches de résistance et les extermine les unes après les autres. 
Un jour, pourtant, il croise la route d'une fille qui porte une boîte étrange, pleine de... pleine de quoi, d'abord ? Et pourquoi parle-t-elle si peu ? Où va-t-elle, et pourquoi prend-elle le risque de parcourir ce monde ravagé ? En lui faisant subir la question, Gueule de Truie finit par se demander si elle n’est pas liée à son propre destin, et si son rôle à lui, sa véritable mission, n'est pas de l'aider à atteindre l’objectif qu'elle s'est fixé, et peut-être même d’apprendre à vivre.

Je dois dire que j'ai été assez surprise par ma lecture. C'était la première fois que je me frottais à la plume de Justine Niogret dont j'avais entendu de bonnes critiques. Malheureusement, j'ai trouvé que le récit était un peu "mou", à mon goût le texte manque de rythme et j'avoue que je me suis ennuyée tout du long. Non seulement, il ne se passe pas grand chose dans cette histoire mais en plus, c'est trop lent dans le déroulé. Moi, j'ai eu du mal à accrocher et à me retrouver embarquée en compagnie de Gueule de Truie, sa compagne mutique et sa boite étrange.

Mais ce qui m'a surtout embêté dans tout ça, c'est que je n'ai finalement pas compris le but de ce livre. On commence par nous présenter un monde post apocalyptique qui m'avait beaucoup alléché et puis pouf ... il ne se passe rien. On voit Gueule de Truie oeuvrer un peu, il rencontre rapidement la jeune fille qui ne parle pas et on s'embarque pour une sorte d'errance dont on ne sort quasiment pas.

Je suis peut-être passée à côté de tout l'aspect poétique dont j'avais entendu parler. Je suis également aussi sûrement passée à côté de l'histoire dans son entier, je n'ai pas été touchée et je n'ai pas particulièrement apprécié les personnages. Rien n'est fait pour qu'on s'attache à eux, pour qu'on puisse un peu les comprendre. C'est une lecture que j'ai trouvé assez difficile, non pas en ce qui concerne le vocabulaire mais c'est une lecture qui demande un peu de concentration parce que sinon, il est extrêmement facile de laisser son esprit vagabonder ...

Une lecture dont j'attendais sans doute beaucoup trop !

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09 novembre 2018

Tremblement de temps

Couverture Tremblement de temps

Je n'avais jamais entendu parler de Kurt Vonnegut mais le résumé de ce bouquin m'a tenté tout de suite. Après quelques recherches, il s'avère que l'auteur n'en était pas à son coup d'essai avec ce récit. Mais après ma lecture, je ne suis pas encore certaine d'avoir envie de lire ses autres oeuvres (j'explique ensuite pourquoi). Malgré une lecture un peu compliquée pour moi, je remercie la plateforme Netgalley et en particulier les éditions Super 8 d'avoir mis un exemplaire numérique à ma disposition et j'en profite pour m'excuser du délai un peu long pour rendre ce billet.

2001 : un "tremblement de terre temporel" renvoie tout le monde en 1991. Un nouveau départ ? Pas vraiment. 
L'histoire recommence à l'identique. Les gens commettent des erreurs déjà commises, les mêmes catastrophes se produisent encore et encore. Qui délivrera l'humanité de son infernale apathie ? Kilgore Trout lui-même, l'alter ego littéraire de l'auteur ? 
Tel aurait pu être le nouveau roman de Kurt Vonnegut, l'auteur culte d'Abattoir 5 et du Petit déjeuner des champions. Sauf que Kurt n'a pas envie de l'écrire. En tout cas, pas comme ça. À la place, il livre au lecteur la genèse de son récit avorté, et en profite pour l'embarquer dans un étourdissant voyage au pays de la fiction. Brillante méditation sur les États-Unis, la guerre, les amis, la famille et les choix qui nous composent - la vie, quoi d'autre ?

Il faut croire que j'avais mal lu le résumé de ce livre car j'ai été assez surprise par son contenu. Je m'attendais à un bouquin un peu science-fiction avec des notes de l'auteur nous expliquant ses choix mais avec au bout une véritable histoire de fiction. Au lieu de ça, je me suis retrouvée avec une idée de base et tout un délire de l'auteur qui vise à expliquer au lecteur pourquoi ce livre ne racontera pas le tremblement de temps dont il est question. Mais en même temps, on ne parle que de ce tremblement de temps avec un auteur fictif, Kilgore Trout, qui m'a semblé être un peu l'alter ego de Kurt Vonnegut.

Ca vous parait confus ? A moi aussi ! En fait, je me dis que je n'ai peut-être rien compris au récit finalement. Je me rends compte que j'ai du mal à en parler, que tout est assez embrumé dans ma tête et c'est un peu ce que j'ai ressenti tout au long de ma lecture. Certains passages m'ont fait sourire, assez peu m'ont captivé et je me suis assez souvent ennuyée. Le récit n'est pas suffisamment rythmé à mon goût.

Je pense en fait qu'il s'agit là d'un récit expérimental et totalement dingue ... et que je ne suis pas le genre de public qui apprécie ce type de livre. Du coup, il m'est difficile d'en parler car ce n'est pas un mauvais livre mais il ne correspond juste pas à ce que j'aime. Je ne vous dirai donc pas de ne pas tenter cette expérience de lecture car il pourra plaire à beaucoup de lecteurs. Je vous mettrai juste un peu en garde car c'est un livre très atypique.

A tenter donc ... ou pas ...

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02 novembre 2018

Hex

hex

J'avais repéré ce livre à sa sortie, la couverture est tout à fait à mon goût et la petite accroche signée Stephen King a terminé de me convaincre. J'ai donc acheté mon petit exemplaire numérique de la chose lors de la Grosse Opé Bragelonne et le bouquin a un peu dormi dans ma liseuse. Je l'ai croisé lors d'une visite à la médiathèque et ça m'a donné envie de découvrir enfin ce que cette histoire a dans le ventre !

Quiconque né en ce lieu est condamné à y rester jusqu'à la mort. Quiconque y vient n'en repart jamais. Bienvenue à Black Spring, charmante petite ville de la Hudson Valley. Du moins en apparence : Black Spring est hantée par une sorcière, dont les yeux et la bouche sont cousus. Aveugle et réduite au silence, elle rôde dans les rues et entre chez les gens comme bon lui semble, restant parfois au chevet des enfants des nuits entières. Les habitants s'y sont tellement habitués qu'il leur arrive d'oublier sa présence. Ou la menace qu'elle représente. En effet, si la vérité échappe de ses murs, la ville tout entière disparaîtra. Pour empêcher la malédiction de se propager, les anciens de Black Spring ont utilisé des techniques de pointe pour isoler les lieux. Frustrés par ce confinement permanent, les adolescents locaux décident de braver les règles strictes qu'on leur impose. Ils vont alors plonger leur ville dans un épouvantable cauchemar ...

J'ai mis environ un mois avant de venir à bout de ce livre, je ne comprends pas pourquoi j'ai eu autant de mal à me plonger dans cette histoire. L'auteur nous propulse dans un univers très sympa : une sorcière hante une petite ville dans laquelle les habitants sont forcés de vivre sans jamais parler de la sorcière en dehors de Black Spring, et sans jamais pouvoir quitter cette charmante petite bourgade. C'est alléchant non ?

Et pourtant, j'ai pataugé parmi les (trop) nombreux personnages que l'auteur nous propose. Je ne savais plus exactement qui était qui et qui faisait quoi. Du coup, ça m'a gonflé de me sentir perdue et comme les premiers chapitres sont hyper lents, j'ai fini par mettre mon livre de côté pour aller découvrir d'autres univers ...

Et puis quand même, cette pauvre femme qui se retrouve privée de repos éternel est restée dans un coin de ma tête et j'ai décidé de reprendre ma lecture. Petit à petit, j'ai commencé à m'y retrouver parmi les personnages. Malheureusement, je ne me suis pas vraiment attachés à eux malgré la tournure que l'histoire va prendre quelques chapitres plus loin. Je me suis laissée bercer par le récit et la plume de Thomas Olde Heuvelt et j'ai plutôt apprécié l'atmosphère malsaine et un poil étrange qui s'instaure peu à peu.

Je n'ai jamais frissonné pendant ma lecture mais j'ai fini par apprécié ce que je lisais alors que c'était mal barré au début de ma découverte. L'histoire dans sa globalité est au final très sympa, elle a un petit côté Stephen King dans les personnages qui sont tous un peu cinglés. J'ai eu un peu de mal à croire à tout ça par contre, c'est parfois tordu et ça manque un peu de crédibilité.

Une lecture en demie-teinte, peut-être que j'avais trop d'attentes par rapport à cet ouvrage ...

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