Sanguine et ses lectures

20 avril 2018

Une bonne intention

bonne intention

J'ai découvert les récits de Solène Bakowski très récemment et j'ai été tout de suite conquise. Du coup, j'ai envie de me faire sa bibliographie complète ! Heureusement pour moi, elle est encore toute jeune auteure alors je n'ai pas trop de retard pour le moment. Lorsque j'ai vu que son nouveau roman Une bonne intention était disponible en partenariat, je n'ai pas hésité bien longtemps et j'ai eu la chance de voir ma candidature retenue. Je remercie donc très chaleureusement les éditions Bragelonne et la plateforme Netgalley pour l'envoi du fichier numérique.

Mati a neuf ans. Elle a perdu sa maman. Son père s’enlise dans le deuil et sa grand-mère s’efforce, à sa manière, de recoller les morceaux. Un soir, la petite ne rentre pas de l’école. On imagine le pire, évidemment. Comment croire que tout, pourtant, partait d’une bonne intention ?

Vu l'immense coup de coeur que j'avais eu en lisant Avec elle, je dois dire que j'avais des attentes un peu "high level" pour cet ouvrage. Nous faisons la connaissance de la petite Mathilde qui a perdu sa maman et qui vit seule avec son père. On sent que la vie de Mati est un peu difficile parce que son père ne parvient pas à surmonter ce drame. Il est impossible de ne pas s'attacher très fort à cette petite fille, elle dégage tellement de détresse ! Je l'ai aimé dès les premières pages, j'ai eu envie de la prendre dans mes bras et de la protéger. J'ai éé touchée droit au coeur. La relation qu'elle a avec son père m'a bouleversé et je ne suis pas arrivée à tout comprendre car, contrairement à la petite j'ai eu une enfance heureuse et équilibrée.

Mais par contre, j'ai eu un peu de mal avec l'histoire dans sa globalité. Tellement de noirceur et de tristesse dans environ 380 pages ... pfiout, faut quand même bien s'accrocher parce qu'on se demande jusqu'où cette famille, déjà bien amochée, va descendre. C'est horrible. Mais à vrai dire, l'horreur est addictive parce que j'ai démonté ce bouquin en deux jours à peine. J'avais trop envie de savoir ce qui allait arriver à la petite fille, je tremblais à chaque page à partir du moment où elle rencontre Rémi (mais chut je n'en dirai pas plus).

Ce ne sera donc pas un coup de coeur pour moi parce que certaines situations sont tellement plombantes que j'ai fini par ne plus vraiment y croire. Mais il n'empêche que j'ai retrouvé avec plaisir la plume de l'auteure, elle est vraiment extrêmement agréable. C'est rythmé, c'est concis et c'est d'une fluide à tomber par terre puisque les pages se tournent sans que le lecteur s'en rende compte.

Une belle découverte que je suis très contente d'avoir pu faire !

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15 avril 2018

[LC] Il court, il court, le furet ...

le furet

J'avais beaucoup aimé le premier tome des aventures d'Helen Grace, inspecteur de police à Southampton, qui s'appellait Am stam gram. J'avais hâte de découvrir la suite qui séchait dans ma PAL mais je n'avais jamais l'occasion de sortir mon bouquin. J'ai donc profité d'une lecture commune organisée par ma copinette Lucette pour me lancer enfin ...

Southampton, quartier rouge. Le corps d'un homme est découvert. Atrocement mutilé, le coeur arraché. Peu de temps après, un colis est déposé au domicile de la victime. Sur un écrin de journaux, repose... son coeur. Bientôt, un autre corps est retrouvé. Même mise en scène macabre. La peur s'empare de la ville.
Pain bénit pour les tabloïds, le tueur en série est bientôt comparé à Jack l'Éventreur. Pourtant, ce ne sont pas les prostituées qui sont visées mais leurs clients. Les victimes, des hommes en apparence bien sous tout rapport, fréquentaient tous en secret les bas-fonds de la ville.
Le commandant Helen Grace est chargée de l'enquête. Le tueur est déchaîné. À elle de l'arrêter avant qu'il ne frappe à nouveau.

Quel plaisir de retrouver Helen et son équipe de flics ! Je me suis engouffrée dans le livre sans aucun problème. J'avais un peu oublié des détails du premier tome mais heureusement l'auteur fait quelques rappels qui permettent de bien tout se remettre en tête. L'enquête n'est pas complétement folle ou hyper originale mais je l'ai trouvé bien ficelée. Je n'ai pas forcément eu de grosses surprises mais j'ai apprécié ma lecture tout du long.

Comme dans le tome précédent, l'auteur nous emméne dans des coins bien sombres du comportement humain et dans la faune un peu glauque de cette petite ville britannique qui semble pourtant plutôt tranquille. On en apprend un peu plus sur le personnage d'Helen et c'était très plaisant. Sa carapace se craque un peu et elle laisse place à une femme touchante qui est à fleur de peau. Très bien vu de la part de MJ Arlidge ! Je n'avais pas deviné l'identité du coupable, autre bon point !

Le livre se dévore littéralement car la plume de l'auteur est hyper fluide. Le récit est rythmé grâce à des chapitres courts qui se terminent quasiment tous sur une petite touche de suspens qui laissent le lecteur en haleine. C'est pour cette raison que j'ai lu mon bouquin en trois jours, il m'était impossible de le lâcher !

J'ai maintenant hâte de me lancer dans l'acte 3 des aventures d'Helen !

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13 avril 2018

Jeanne

jeanne

J'aime bien les bouquins avec des personnages tordus et des histoires parfois bien sombres. J'aime donc découvrir de nouveaux univers, de nouvelles plumes surtout lorsqu'elles me proposent des choses pleines de suspens et dérangeantes. Lorsque j'ai lu le résumé de ce livre de Carine Roucan, j'ai tout de suite eu envie de savoir de quoi il retournait réellement. Je remercie donc les Editions Elenya et Babelio pour l'envoi de ce livre dans le cadre d'une masse critique ...

Chacun entretient sa folie avec soin. Elle est l’expression d’une démesure qui peut être éphémère, foudroyante, héréditaire ou provoquée. Jeanne est une jeune femme plutôt fragile, qui n’a de cesse de chercher le bonheur. Marquée par son enfance, durant laquelle elle a été maltraitée, elle erre, telle une âme en peine persuadée qu’elle mérite de vivre une vie paisible, sans souffrances. Celui qu’elle pensait être l’homme de sa vie, Daniel, la quitte. Ses pensées deviennent floues et son discours manque parfois de logique. Jeanne perd pied peu à peu et commet l’irréparable en assassinant deux personnes sur une aire d’autoroute.

Ne me dites pas que ce résumé ne vous met pas l'eau à la bouche ? Si vous m'affirmez le contraire, je ne vous croirais pas ! C'est avec beaucoup de confiance et pleine d'espoir que je me suis lancée dans ma lecture. Maheureusement, j'ai déchanté tout de même assez rapidement. Je vous explique tout ça ... Le livre se compose de trois parties et je n'ai vraiment accroché à aucune des trois.

Je pense que le souci principal de ce livre est son personnage central, Jeanne, qui donne son nom au bouquin. Elle est malade, le lecteur s'en apperçoit rapidement et elle est presque impossible à comprendre. Du coup, je dois bien dire que je ne l'ai pas aimé du tout. Elle m'a juste agacée car je ne suis jamais parvenue à la suivre dans ses délires. Parce que Jeanne, elle est totalement parano voire un peu schizo sur les bords. Alors ça, pourquoi pas mais si on part sur ce postulat, le personnage n'est pas assez travaillé à mon goût.

La trame principale du bouquin aurait pu me plaire si le final n'avait pas été aussi délirant. Elle a "tout cassé" cette fin car je n'ai pas réussi à y croire. J'ai eu l'impression de me faire trimballer d'invraisemblances en invraisemblances. Et c'est bien dommage parce que le bouquin est plutôt facile à lire, c'est fluide et Carine Roucan a une plume plaisante.

Un livre qui aurait pu me conquérir si le personnage principal n'était pas si tordu ...

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10 avril 2018

Rebecca

rebecca

J'ai découvert Daphnée du Maurier au collège parce qu'elle était l'auteure chouchou de ma meilleure copine de l'époque. Son livre de chevet était L'auberge de la Jamaïque et je dois dire que je n'ai pas échappé à la lecture des bouquins que chérissait tant ma keupine. J'étais déjà une grosse moutonne littéraire (oui, aucune volonté est mon deuxième prénom). Bizarrement je n'avais pas beaucoup de souvenirs de Rebecca, je ne me rappellais que de la trame principale ... C'était donc un plaisir de me replonger dedans, surtout que mon édition a bénéficié d'une traduction un peu plus moderne.

Sur Manderley, superbe demeure de l'ouest de l'Angleterre, aux atours victoriens, planent l'angoisse, le doute : la nouvelle épouse de Maximilien de Winter, frêle et innocente jeune femme, réussira-t-elle à se substituer à l'ancienne madame de Winter, morte noyée quelque temps auparavant ?

Manderley ... un nom qui m'a fait tellement rêver lorsque j'étais collégienne ! J'ai retrouvé ces lieux avec plaisir mais je ne me souvenais pas que notre narratrice était aussi mollassonne. A vrai dire, elle m'a un peu agacée par moments. Sans doute parce que j'ai grandi depuis ma première lecture et que maintenant, j'analyse la situation avec des yeux adultes. Le lecteur a parfois envie qu'elle se secoue un peu parce qu'il est difficile de la voir subir la situation des pages durant ...

Que dire de Max de Winter ? C'est aussi un personnage que j'ai eu du mal à cerner. On sent bien qu'il s'est passé quelque chose dans sa vie, sans trop savoir de quoi il s'agit. J'avoue ne pas avoir compris complétement pourquoi il a jeté son dévolu sur la jeune fille qui semble tellement insipe si on la compare à la première Madame de Winter ... Je ne veux pas trop m'étaler pour ne pas trop en dévoiler car ce serait dommage.

Et oui, car l'intêret premier du livre est la fameuse révelation qu'on attend sans savoir quand elle va arriver et quelle en sera la teneur. Je le savais déjà alors je n'ai pas eu la surprise qui m'avait scotchée lors de ma première lecture. Je ne dirai rien car cette surprise doit demeurer intacte.

Je n'ai toujours pas vu le film que Alfred Hitchcock en a tiré mais je suis quand même curieuse de le visionner un jour. Il est peut-être trouvable dans ma médiathèque, il va falloir que je me renseigne.

Un classique sympa que j'ai pris plaisir à redécouvrir ...

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08 avril 2018

Et vous avez eu beau temps ?

et vous avez eu beau temps

Lorsque j'ai découvert Philipp Delerm il y a de nombreuses années maintenant, j'ai eu un véritable coup de foudre pour cette plume toute en légéreté et poèsie. Depuis, j'aime beaucoup me plonger dans les livres de cet auteur lorsque j'ai un petit passage à vide, c'est pour moi une valeur sûre. Je sais que j'y trouverai toujours mon compte (même si cette fois, ma lecture m'a un peu moins plu que je ne l'aurai souhaité).

Est-on sûr de la bienveillance apparente qui entoure la traditionnelle question de fin d'été : " Et ... vous avez eu beau temps ? " Surtout quand notre teint pâlichon trahit sans nul doute quinze jours de pluie à Gérardmer ...
Aux malotrus qui nous prennent de court avec leur " On peut peut-être se tutoyer ? ", qu'est-il permis de répondre vraiment ?
À la ville comme au village, Philippe Delerm écoute et regarde la comédie humaine, pour glaner toutes ces petites phrases faussement ordinaires, et révéler ce qu'elles cachent de perfidie ou d'hypocrisie.

Comme dans quelques autres ouvrages que j'ai lu précédemment, l'auteur nous propose des petites tranches de vie dans lesquelles tout le monde peut se reconnaitre. J'ai souvent coutume de dire "ça sent le vécu" lorsque je lis du Delerm. Et oui parce que l'auteur s'attache à des petits détails de tous les jours, des petits instants précieux qui font le quotidien de tout le monde. C'est en ça que j'aime tellement cet auteur !

Mais cette fois-ci, j'ai moins aimé ce que j'ai lu et je ne parviens pas exactement à comprendre pourquoi. Peut-être parce que cette fois, Philippe Delerm ne s'attarde pas sur des situations mais plutôt sur des expressions de la vie courante. Et ça me parle un peu moins. Déjà parce que je n'utilise pas certaines de ces expressions, mais aussi parce que ça ne me choque pas plus que ça que certaines personnes en fassent usage.

J'ai eu la sensation que l'auteur procédait dans cet ouvrage plus à une critique des personnes qu'il peut, peut-être, juger un peu moins cultivées, un peu plus "popu". Je me trompe peut-être (et à vrai dire je l'espère) mais c'est la sensation que j'ai ressenti et ça m'a mis un peu mal à l'aise pendant ma lecture. Je suis un peu déçue alors que la plume de Delerm est toujours aussi agréable et savoureuse.

Tant pis, ça ne peut pas marcher à chaque fois ...!

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03 avril 2018

Pietra viva

pietra viva

J'ai découvert Léonor de Récondo il y a peu de temps finalement. C'était avec Amours et j'ai eu un véritable coup de foudre pour la plume de cette auteur. Depuis, j'ai envie de découvrir tout ce qu'elle a publié. J'ai continué ma découverte avec ce roman historique parce que je crois que je suis très en manque d'Italie, j'avais donc très envie de partir dans les carrières de Carrare en compagnie de Michelange ...

Michelangelo, en ce printemps 1505, quitte Rome bouleversé. Il vient de découvrir sans vie le corps d’Andrea, le jeune moine dont la beauté lumineuse le fascinait. Il part choisir à Carrare les marbres du tombeau que le pape Jules II lui a commandé. Pendant six mois, cet artiste de trente ans déjà, à qui sa pietà a valu gloire et renommée, va vivre au rythme de la carrière, sélectionnant les meilleurs blocs, les négociant, organisant leur transport. Sa capacité à discerner la moindre veine dans la montagne a tôt fait de lui gagner la confiance des tailleurs de pierre.
Lors de ses soirées solitaires à l’auberge, avec pour seule compagnie le petit livre de Pétrarque que lui a offert Lorenzo de Medici et la bible d’Andrea, il ne cesse d’interroger le mystère de la mort du moine, tout à son désir impétueux de capturer dans la pierre sa beauté terrestre.
Au fil des jours, le sculpteur arrogant et tourmenté, que rien ne doit détourner de son œuvre, se laisse pourtant approcher : par ses compagnons les carriers, par la folie douce de Cavallino, mais aussi par Michele, un enfant de six ans dont la mère vient de mourir.

Comment ai-je pu passer à côté de ce livre lors de sa parution ? Il regroupe tout ce que j'aime : une auteure que je souhaite suivre dans tous ses écrits, un sculpteur génial qui me fascine totalement et la ville de Florence qui exerce sur moi une attirance sans pareille. Alors certes, au final on ne se retrouve que très peu à Florence puisque Michelangelo s'en va très rapidement pour Carrare et ses carrières de marbre. J'ai découvert là un monde que je ne connaissais pas beaucoup.

J'ai eu la sensation de mieux connaitre Michelangelo, d'avoir pu pénétrer dans son esprit et ainsi mieux appréhender ses joies, ses peines et ses tourments. Et je pense que des tourments, il devait en avoir un sacré paquet ! Alors, il reste un mystère pour moi, mais j'aime à me dire que grâce à Léonor de Récondo j'ai pu découvrir tout un pan de la personnalité de ce génie de la Renaissance florentine.

J'ai été fascinée par le récit proposé ici, je l'ai avalé littéralement. Peut-être pas aussi rapidement que je l'aurai souhaité car j'étais bien fatiguée ces derniers temps, mais ça a été une des lectures les plus agréables et enrichissantes que j'ai fait en ce premier trimestre. La plume de l'auteure m'est allée droit au coeur, j'ai trouvé que les mots choisis étaient juste parfaits. C'est beau, c'est doux, c'est poétique, c'est délicat, c'est touchant.

J'ai maintenant très envie de repartir en Italie visiter le tombeau de Jules II !

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28 mars 2018

T'en souviens-tu mon Anaïs ? et autres nouvelles

Couverture T'en souviens-tu mon Anaïs ? et autres nouvelles

J'aime beaucoup Michel Bussi, je trouve sa plume légère et très agréable à lire. Je déplore de le rater à chaque salon où il vient (et où je ne suis pas présente le bon jour), j'ai même réussi à le rater lors de sa venue dans mon Cultura ...! Michel et moi, on ne semble pas faits pour se rencontrer et pourtant, il m'accompagne régulièrement dans mes moments de lecture ...

Voilà treize jours qu’Ariane a posé ses valises dans cette villa de la côte d’Albâtre. Pour elle et sa fille de 3 ans, une nouvelle vie commence. Mais sa fuite, de Paris à Veules-les-Roses, en rappelle une autre, plus d’un siècle plus tôt, lorsqu’une fameuse actrice de la Comédie-Française vint y cacher un lourd secret. Se sentant observée dans sa propre maison, Ariane perd peu à peu le fil de la raison …
Bienvenue au pays de Caux, terres de silences, de pommiers et de cadavres dans les placards …

C'est dans un format que j'ai peu l'habitude de lire que j'ai donc retrouvé Michel Bussi cette fois. C'était très agréable de lire ce format "nouvelle" même si elles sont assez inégales. Le recueil se compose de quatre nouvelles que j'ai aimé à des degrés différents.

La toute première donne son titre à l'ensemble et, bien que ce soit la plus longue, c'est celle qui m'aura le moins convaincue. Ca partait pourtant bien, un mélange de mystère et de nostalgie mais au final, je n'ai pas trouvé l'histoire crédible et je n'ai eu aucun attachement aux personnages. Juste, ça m'a donné envie de découvrir le petit village de Veules-les-Roses.

Les autres récits m'ont particulièrement plu, ils sont simples sans fioritures mais pourtant rudement efficaces. Mention spéciale à "L'armoire normande" que j'ai adoré ! Je m'attendais à plein de trucs mais certainement pas à la fin proposée par l'auteur. C'était un régal ! Le petir détour par l'île de la Réunion m'a également plu et alors, je me suis laissée bercer par la nostalgie que peuvent procurer les vieux objets de notre enfance.

Au final, c'est un ensemble plaisant, toujours aussi bien écrit. Michel Bussi a vraiment un talent et une plume agréable, il a su planter le décor normand avec sensibilité et réalisme. Je n'ai pas vu les pages se tourner.

Un voyage fort sympathique dans une Normandie que je connais mal ...

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24 mars 2018

Petit coeur

petit coeur

C'est cette couverture très étonnante (et pas forcément jolie à mo goût) qui m'a interpellé la première fois que j'ai croisé la route de ce livre. Elle attire l'oeil non ? Le titre très mignon et le résumé très étrange ont fini de me convaincre qu'il fallait que je découvre tout ça. Je remercie donc la plateforme Netgalley et les Editions Calman-Lévy en particulier pour l'envoi de l'exemplaire numérique de ce livre qui a fait mon bonheur le temps d'une journée.

La mère de Puck lui réserve une sacrée surprise pour ses 5 ans : un changement radical de vie. Après avoir réuni quelques affaires, les deux se retrouvent en bas de leur immeuble miteux de Rotterdam quand une voiture de luxe approche. En sort un « très vieux monsieur » aux grandes oreilles, vêtu d’un costume gris : c’est le nouveau futur beau-père de Puck, surnommé "Bistouquet" par la mère, bimbo blonde exubérante d’au moins trente-cinq ans sa cadette.
Peu de temps après, ils atteignent un "château", la nouvelle maison de Puck, où de nombreux cadeaux l’attendent déjà. La mère de Puck est aux anges, enfin la vie rêvée qu’elle mérite avec lustres au plafond et accès illimité à la carte bancaire de Monsieur. Inutile donc de se priver : fourrures en tous genres, bottes vernies à talon et coiffures de star. Éberluée, Puck observe sa mère se pavaner, plus aguicheuse chaque jour, devant son nouvel amoureux.

J'ai volontairement tranché dans le vif du résumé car je trouve qu'il en dévoile un peu trop sur l'histoire que Kim Van Kooten va nous raconter dans ce livre. Comme je le disais, je n'ai mis qu'une seule journée pour le lire. Certes, il n'est pas forcément très épais mais c'est surtout qu'une fois lancée, je n'ai plus réussi à m'arrêter et je voulais absolument savoir comment l'histoire de Puck allait se conclure.

Puck, on la rencontre petite fille le jour de son anniversaire. En guise de cadeau, sa mère lui offre une nouvelle maison et un nouveau papa qui semble avoir un compte en banque bien rempli et de nombreuses années de moins que sa mère. Le lecteur va suivre la vie de cette petite fille jusqu'à la fin de son adolescence et je peux vous dire que cette vie n'est pas de tout repos. Puck a un destin que je pourrai qualifier de tragique.

Certains passages du livre mettant en scène Puck et son beau-père m'ont fait froid dans le dos. Difficile de ne pas se dire que c'est malheureusement la réalité quotidienne de nombreux enfants de nos jours dans nos beaux pays civilisés. J'avais peur que l'auteure se lance dans une sorte de déballage un peu voyeuriste sur les bords et pas du tout. C'est très bien écrit, ça reste évoqué (comme le récit est à la première personne et qu'on vit les événements à travers les yeux de Puck, c'est plus facile de rester vague) et j'ai trouvé le récit tout en sensibilité et en finesse.

Alors bien sûr par moment, j'ai eu l'impression d'être dans du Zola. On se dit que Puck et sa mère ne peuvent pas tomber plus bas et bien si si ... Certains passages m'mont moins plu que d'autres, je n'ai pas toujours compris les réactions de la mère de la gamine par exemple, elle doit sans doute être trop perchée pour moi. Le personnage qui a ravi mon coeur est Puck, il est à mon sens impossible de ne pas s'attacher à cette môme avec les difficiles épreuves que la vie lui impose.

Un presque coup de coeur mais un peu trop de misère humaine pour moi dans le dernier tiers ...

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21 mars 2018

[LC] A comme association 8 : Le regard brûlant des étoiles

a comme association

Bon, j'ai honte ! Je devais lire ce livre en lecture commune il y a genre un an. Oui oui vous avez bien lu ! Je ne sais pas ce qui s'est passé mais j'ai complétement laissé ce bouquin de côté et c'est en passant en revue mes lectures communes que je me suis rendue compte de mon oubli. Super ! On peut vachement compter sur moi ... Du coup, je n'ai pas plus attendu et j'ai sorti mon exemplaire numérique !

C’est encore une fois l’heure des adieux, et, alors que Jasper assiste à l’enterrement du Sphinx, il fait la rencontre de Fulgence, le directeur de l’Association. Leur première confrontation ne laisse rien présager de bon : Fulgence semble déterminé à écraser le bureau de Paris pour de mystérieuses raisons que Jasper va s’employer à découvrir. Pour cela, il lui faudra réincarner son précieux Fafnir en corbeau, suivre les conseils d’Ombe, mais surtout compter sur d’improbables alliés alors qu’il affronte vampires, démons et anciens camarades de classe.
Parviendra-t-il à sauver l’Association et à découvrir le secret de ses origines ?

Je suis contente d'avoir enfin lu ce tome car il s'agit du tout dernier de la série. Une série de terminée, c'est toujours bon à prendre ! Celle-ci était de bonne qualité, j'étais assez attachée aux personnages et c'est avec une petite pointe de tristesse au coeur que j'ai tourné la dernière page.

On retrouve ici la plupart des personnages qui ont émaillé les tomes précédents et j'ai trouvé ça très plaisant. Même si le destin qui leur est reservé m'a parfois surpris, parfois déçu. En fait, c'est surtout la révélation de la "véritable" nature de Jasper qui m'a laissé un peu bête. Je n'aurai pas imaginé ça pour lui, ni pour Ombe ceci dit mais après réflexion c'est super bien vu.

On retrouve avec plaisir la plume d'Erik l'Homme, j'aime décidement beaucoup cet auteur. Je pense que je vais me pencher un peu plus sur sa bibliographie et découvrir d'autres univers. Pour en revenir à Jasper et ses amis, c'est un livre que j'ai dévoré. Il est tellement facile à lire qu'il se dévore et on se retrouve à la fin sans même avoir compris comment.

Un final qui correspond bien à mes attentes, un univers que je n'avais pas envie de quitter ...

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20 mars 2018

La légende des quatre 1 : Le clan des loups

legende des 4

Je dois bien avouer que tout ce qui est loup-garou et tout et tout ne m'interésse pas du tout ... ça me laisse totalement de glace et je n'ai jamais vraiment compris l'engouement pour tous ces trucs là. Mais lorsque j'ai eu l'opportunité de découvrir ce premier tome mettant en scène de metamorphe, j'ai tout de même été très curieuse, surtout lorsqu'on voit le nom de l'auteur ... Bref, je remercie beaucoup les Editions Flammarion jeunesse et le site Babelio pour leur confiance et l'envoi rapide de l'ouvrage.

Ils sont quatre
Quatre héritiers de leurs clans
Ils doivent s'unir pour survivre ...
Loups, tigres, aigles et serpents
Quatre clans ennemis ...
Les yokaïs , créatures tantôt humaines tantôt animales vivent dans une harmonie fragile ...
Sur les terres humaines, la tension est palpable ...
Maya, l'héritière du clan des loups et Bregan, des tigres sont les garants de la paix ...mais pourront-ils résister à leurs instincts profonds pour sauver leurs tribus?

Je n'ai eu aucun mal à me glisser dans l'histoire et pourtant, je lis très peu ce genre de littérature. Peut-être est ce parce que le livre s'adresse surtout à un public adolescent ? Ou peut-être est ce tout bêtement parce que l'auteur a su planter son décor et maintenir mon attention. Car le livre est très bien ficelé, on se laisse embarquer très vite aux côtés de Maya que j'ai particulièrement apprécié.

L'auteure nous propose une galerie de personnages extrêmement sympathiques. Je les ai tous aimé, à des degrés différents peut-être, et je les ai trouvé tous très bien construits. On sent que l'auteure sait où elle veut aller et elle distille quelques pistes sur les caractères et sur le futur qui semble attendre nos héros. Car ils vont tous avoir un destin qu'on sent déjà hors du commun. L'univers dépeint est très riche, même si il manque un peu d'originalité peut-être. J'ai beaucoup aimé découvrir le quotidien de ces jeunes qui sont bien loin du commun des mortels.

Le scénario sur lequel s'appuie le récit est riche, bien ficelé pour que le lecteur ne s'ennuie jamais. J'ai eu peut-être du mal pendant quelques pages où l'intrigue me plaisait moins mais globalement, c'est un livre qui m'aura bien diverti et surtout, qui aura su attiser ma curiosité tout du long.C'est un tome assez introductif et c'est necessaire pour que le lecteur sache dans quoi il s'immerge.

En plus, c'est super bien écrit. Je découvrais là la plume de Cassandra O'Donnell et je dois bien avouer que ça m'a donné envie de me mettre à ses autres sagas, surtout Rebecca Kean dont j'ai entendu pas mal parler, et en bien.

Un début prometteur pour une saga dont je découvrirai la suite avec plaisir et grande curiosité.

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