Sanguine et ses lectures

19 août 2018

L'échange

echange

J'aime beaucoup les publications de la Bête Noire de Robert Laffont alors j'essaie de me tenir au courant des sorties, parfois je les achète (lorsqu'elles me font très envie) ou la plupart du temps je les emprunte à la médiathèque. Mais là, j'ai eu la chance encore une fois de pouvoir découvrir un titre récent dans le cadre d'un partenariat. Un grand merci donc à la plateforme Netgalley et en particulier à la Bête Noire pour avoir mis un exemplaire numérique de ce thriller à ma disposition. J'en profite pour m'excuser de mon billet tardif mais avec les vacances, je suis un peu débordée (c'est dingue, je sais mais je suis bien plus mal organisée que lorsque je travaille ...).

Francis reçoivent une offre pour échanger leur appartement de Leeds contre une maison en banlieue londonienne, ils sautent sur l’occasion de passer une semaine loin de chez eux, déterminés à recoller les morceaux de leur mariage. Mais une fois sur place, la maison leur paraît étonnamment vide et sinistre. Difficile d’imaginer que quelqu’un puisse y habiter.Peu à peu, Caroline remarque des signes de vie, ou plutôt des signes de savie. Les fleurs dans la salle de bains, la musique dans le lecteur CD, tout cela peut paraître innocent aux yeux de son mari, mais pas aux siens. Manifestement, la personne chez qui ils logent connaît bien Caroline, ainsi que les secrets qu’elle aurait préféré garder enfouis.Et à présent, cette personne se trouve chez elle …

Je ne vais pas le cacher longtemps, cette lecture aura été en demi ton mais si mon avis est mitigé, je dois dire que l'idée de prendre le concept d'échange d'appartement comme point de départ m'a beaucoup plu. C'est très à la mode en ce moment et j'ai l'impression que peu d'auteurs s'en sont emparés pour nous proposer des petites choses à faire peur. Ou bien je suis passée à côté de ces titres, ce qui est possible.

Nous faisons la connaissance de Francis et Caroline, un couple en crise. Ils ont un enfant mais celui-ci va rapidement ne rien peser dans notre histoire, on en parle de temps en temps mais j'ai eu la sensation que ce gamin surgissait au besoin et que ses parents avaient tendance à agir comme si il n'existait pas. Bref, je ne sais pas si il était bien utile de leur coller un môme dans les pattes. Pour tenter de reconstruire leur union, Francis et Caroline décident d'effectuer un échange d'appartement avec une mystérieuse personne qui vit dans une mystérieuse maison.

Je n'ai pas vraiment accroché ma lecture parce que j'ai trouvé qu'elle manquait d'originalité. Tout est cousu de fil blanc et j'ai vu arriver le fameux secret de Caroline gros comme une maison. Ca m'a un peu déçue, je m'attendais à me faire surprendre et malmener par Rebecca Fleet mais l'histoire est bien trop linéaire et convenue pour ça. Je ne dirai pas qu'on s'ennuie parce que le livre est bien écrit, le style de l'auteure est efficace et l'alternance des points de vue et des époques est une technique qui marche très bien pour tenir le lecteur en haleine. Sauf que du suspens, je n'en ai pas vraiment trouvé. Il se passe des choses et les révelations sont faites au bon moment mais j'avais déjà presque tout découvert. C'est dommage, peut-être que les personnes qui lisent moins ce genre de littérature que moi pourront par contre y trouver leur compte. Certaines coïncidences m'ont paru totalement délirantes et bien peu crédibles, je n'ai pas compris pourquoi l'auteure n'a pas tenté de faire quelque chose de plus cohérent parce que là, je n'y ai pas cru et c'est dommage.

Cependant, ce qui sauve le bouquin du naufrage complet, c'est la psychologie des personnages que j'ai trouvé très fine et très bien vue. Même si le pauvre Francis passe la majorité du bouquin a nous être présenté comme le pire des dépressifs, on parvient à comprendre comment il en est arrivé là. Finalement, je l'ai trouvé touchant ce pauvre homme. Alors que Caroline ne m'a tellement plu, j'ai du mal avec ce genre de nana. Mais après ça n'engage que moi parce que je suis persuadée qu'elle saura plaire à de nombreux lecteurs.

La fin, qui se voulait sans doute grandiose et marquante pour le lecteur, m'a laissé assez dubitative. Etait-ce vraiment important de donner ce destin à ce personnage là ? Je n'en suis pas certaine mais je n'en dirai pas plus pour ne rien dévoiler.

Au final, un concept qui aurait pu donner quelque chose de bien mais qui souffre d'un manque cruel d'originalité.

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11 août 2018

Mousseline la sérieuse

moussekine

Je ne suis pas très friande de la période révolutionnaire et pourtant, j'aime énormément Marie-Antoinette. Elle est sans doute ma reine de France préférée. J'avais entendu parler du livre consacrée à Marie-Thérèse-Charlotte, sa fille, lors d'une chronique de Gérard Collard et j'avais donc acheté le bouquin lors de sa sortie en poche mais il est resté très longtemps dans ma PAL avant que je ne me décide enfin à l'en sortir ...

Venise, 1850. La duchesse d’Angoulême, fille de Louis XVI et de Marie-Antoinette, entreprend, au couchant de sa vie, de raconter la singulière histoire qui est la sienne.
Née en 1778, la jeune princesse mène une enfance heureuse au château de Versailles. Mais le 14 juillet 1789, son univers bascule dans les ténèbres de la nuit révolutionnaire. Commence alors pour Marie-Thérèse Charlotte de France un parcours tragique. Son père, sa mère, sa tante sont décapités ; son dernier frère, Louis XVII, meurt peu après. Unique survivante du Temple, son avenir sera ponctué de deuils, d’exils et de trop éphémères bonheurs.

J'avoue que je suis faible et que si j'ai enfin lu ce livre de Sylvie Yvert c'est parce que j'ai vu un numéro de Secrets d'histoire consacré à la duchesse d'Angoulême et j'ai eu envie d'en savoir encore un peu plus à son propos. Et puis je ne lis pas assez de livres historiques à mon goût alors que j'aime ça. Le récit proposé est écrit à la première personne du singulier ce qui permet au lecteur de mieux comprendre la fille de Marie-Antoinette et du roi Louis XVI. Je trouve que ça la rend extrêmement proche et ça rend le récit encore plus touchant.

Comment ne pas être ému devant une jeune fille à qui toute la famille est arrachée au fil des jours, une jeune fille qui n'est absolument pas prête à faire face à un tel déferlement de violence ? Imaginez qu'une foule de foux furieux décide un jour d'aller tuer vos parents, on se sent tout de suite proche et en empathie totale avec Marie-Thérèse. J'ai appris que la famille royale avait subi toutes sortes d'humiliations et d'épreuves dont je n'avais pas connaissance.

En plus, l'auteure a une plume délicate qui colle parfaitement à son propos. C'est très facile à lire, pourtant c'est un livre qui repose sur une réalité historique sérieuse. Malgré tout, je n'ai jamais eu la sensation de lire un récit pénible. Il n'y a absolument rien de scolaire là dedans et je me suis juste régalée en me plongeant dans une période historique qui ne me plait pas plus que ça comme je l'ai déjà dit. J'ai trouvé le livre très plaisant à découvrir, en plus il n'est vraiment pas très épais.

Par contre, je déplore le fait que la majorité du bouquin (les trois quarts environ) se déroule pendant la captivité de Madame Royale et sa famille au Temple. On ne découvre que très peu et très (trop ?) rapidement ce qu'elle devient une fois libérée et partie de France. C'est dommage car c'est une partie de sa vie que je connais absolument pas et que j'aurai aimé pouvoir mieux connaitre. Je me dis qu'on n'a peut-être pas assez de documentation pour pouvoir faire quelque chose de plus étoffé.

Une belle découverte que le récit de cette jeune fille devenue femme que la vie n'aura jamais épargnée ...

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09 août 2018

L'irrésistible histoire du Café Myrtille

café myrtille

Je ne lis pas beaucoup de romance, ce n'est pas un genre que j'apprécie vraiment et pourtant, j'avoue que l'été lorsque le soleil tape, j'aime bien me plonger dans une jolie petite histoire d'amour. Quelque part, je suis une midinette ! Alors lorsque j'ai croisé cette belle couverture et ce résumé sympa, je n'ai pas hésité à poser ma candidature ! Je remercie la plateforme Netgalley et surtout les Editions Nil pour avoir mis un exemplaire numérique  de ce livre de Mary Simses à ma disposition.

Ellen Branford, ravissante avocate new-yorkaise, se doit d'exaucer le voeu qu'a formulé sa grand-mère avant de mourir : retrouver son amour de jeunesse et lui remettre sa dernière lettre. Ellen part sur la route, pour s'arrêter à Beacon, petite ville côtière du Maine. Alors qu'elle explore les lieux, elle manque de se noyer – une mésaventure qui fait d'elle une célébrité locale et la pousse littéralement dans les bras d'un certain Roy. Et tandis qu'elle lève le voile sur le passé de sa grand-mère et qu'elle poursuit sa quête, Ellen comprend qu'elle n'aura pas assez d'un séjour de vingt-quatre heures ...

Comme je m'y attendais, l'auteure nous propose ici une histoire d'amour un peu simplette mais pleine de fraicheur. Comme je le disais juste en introduction, je lis peu de romance et pourtant, dans ce livre, j'ai découvert toutes les ficelles du récit. En même temps, c'est toujours la même chose. Et pourtant, j'ai dévoré mon bouquin !

Il faut dire aussi qu'il est très facile à lire, l'auteure ne s'embarrasse pas de figures de style et va droit au but. Ca peut déplaire à certaines personnes mais franchement, en ce qui me concerne, j'ai trouvé que ça collait bien avec le récit qui se veut simple. Pourtant, Ellen, notre personnage principal féminin est bien loin de l'être, simple ! Elle est un peu l'archétype de la nana que je ne supporte pas. Celle à qui la vie a sourit et qui se la pète à fond (pardonnez moi l'expression).

Ellen a été pour moi le souci majeur du livre car je ne l'ai pas trouvé crédible. Elle réussit absolument tout ce qu'elle entreprend, elle se lance dans des trucs complétement débiles mais ça marche, elle picole à fond mais reste suffisamment lucide pour que rien ne lui arrive. Et puis, elle prend des décisions que je n'ai pas toujours compris. Mais ce qui m'a le plus agacé c'est son côté borné et très rigide. Mais par contre, mention spéciale pour le geste qu'elle vient entreprendre pour honorer la mémoire de sa grand-mère. J'avoue avoir été très touchée (et d'ailleurs l'histoire de sa grand-mère et de son amoureux qu'on découvre au fil des pages m'a beaucoup plu).

Globalement, même si le livre a quelques défauts qui ne m'auront pas plus dérangée que ça, j'ai vraiment passé un bon moment. Un peu d'évasion dans l'Amérique profonde alors que je n'étais pas encore en vacances. Je suis très contente de cette découverte et je pense me pencher vers les autres récits de l'auteure à l'avenir.

Une jolie petite histoire d'amour et surtout des muffins à la myrtille qu'on aurait envie de dévorer !!

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07 août 2018

Bakhita

bakhita

J'ai beaucoup entendu parler de ce livre lors de sa parution, les critiques étaient plus qu'élogieuses. Alors, comme à mon habitude, je m'en suis détournée et je n'ai pas eu du tout envie de le lire. C'est toujours comme ça, les livres à grand battage me font peur. J'ai attendu que ça se calme et que ma collègue avec qui j'échange souvent sur la lecture (sans doute une des rares de l'agence qui lise !) m'en parle avec beaucoup d'entousiasme et me conseille de m'y mettre enfin. Le livre étant dans ma PAL numérique, je l'ai donc sorti.

Bakhita, née au Darfour au milieu du XIXe siècle, est enlevée par des négriers à l'âge de 7 ans. Revendue sur un marché des esclaves au Soudan, elle passera de maître en maître, et sera rachetée par le consul d'Italie. Placée chez des religieuses, elle demande à y être baptisée puis à devenir soeur.

C'est donc l'histoire vraie de Bakhita qui va nous être racontée dans ce gros bouquin de 455 pages dans sa version papier. On rencontre notre héroïne alors qu'elle est encore enfant et qu'elle vit dans son village en Afrique aux côtés de sa mère et de sa soeur jumelle. J'ai eu du mal à apprécier toute la partie consacrée à sa petite enfance parce que je n'ai pas apprécié le style utilisé par l'auteur. Je pense qu'elle souhaitait se mettre dans la peau d'une enfant de 7 ans mais ça ne l'a pas fait avec moi. L'écriture hachée et répétitive ne m'a pas du tout convaincue.

Heureusement, tout finit par s'arranger pour le style de la narration mais aussi pour Bakhita mais ça, je vous laisserai le découvrir par vous-même. L'auteure n'épargne rien à ses lecteurs des horreurs vécues par les esclaves. Je pense notamment à un passage avec un bébé qui n'arrête pas de pleurer sur le chemin et qui m'a soulevé le coeur. Préparez vous à être confronté à l'homme dans tout ce qu'il a de plus moche !

Je me suis attachée à Bakhita, mais seulement lorsqu'elle devient adolescente, je dois sans doute avoir un coeur de pierre, je ne sais pas. Pourtant, son côté toujours très naïf m'a parfois tapé un peu sur les nerfs, je me suis demandé quelquefois si elle apprenait de sa vie, si elle en était capable. Je sais que c'est méchant de porter un tel jugement sur une personne (réelle en plus, pas seulement un personnage de fiction) mais le fait qu'elle n'apprenne pas à parler, lire et écrire assez vite m'a interpellé. J'ai également été un peu ... pas choquée mais presque ... par la façon dont les gens en Italie s'adresse à Bakhita. Ils l'appellent presque tous "négresse" et c'est un terme que je trouve plutôt irrespectueux.

Mais j'ai beaucoup aimé le message que j'ai cru déceler dans ce livre, le fait que malgré un début de vie chaotique et difficile, il est toujours possible de s'en sortir malgré tout. C'est vraiment un récit rempli d'espoir et de foi en l'humanité (et pourtant, comme je le disais j'ai vraiment souffert avec les passages chez les négriers).

Un beau récit de vie qui redonne un peu confiance en l'être humain ...

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02 août 2018

[LC] L'amie prodigieuse 2 : Le nouveau nom

nouveau nom

Comme vous le savez, ou peut-être pas d'ailleurs, je suis absolument totalement amoureuse de l'Italie. On me demande de tout plaquer pour aller y vivre, je signe des deux mains ! Du coup, comme je ne peux pas être en Italie tout au long de l'année, j'essaie de m'y rendre en lecture. J'avais lu le premier tome de cette Amie Prodigieuse il y a quelques temps mais je dois dire que la taille du tome 2 me faisait un peu peur. Il aura suffit d'une lecture commune pour que je me replonge au coeur de Naples.

Naples, années soixante. Au cours de son repas de mariage, Lila découvre que son mari Stefano a offert les chaussures imaginées et dessinées par elle à Marcello Solara, qui règne sur le quartier avec son frère, Michele, deux hommes qu'elle déteste. Pour Lila, née pauvre et devenue riche en épousant l'épicier Carracci, c'est le début d'une période trouble : elle méprise son mari, refuse qu'il la touche, mais finit par céder.
Elle va travailler dans la nouvelle boutique de la famille Carracci, tandis que Stefano ouvre également un magasin de chaussures en partenariat avec les Solara. De son côté, son amie Elena, la narratrice, continue ses études au lycée et est toujours amoureuse de Nino Sarratore, qui fréquente à présent l'université. Quand les vacances d'été arrivent, les deux amies partent pour Ischia en compagnie de Nunzia, la mère de Lila, et de Pinuccia, sa belle-soeur, car l'air de la mer doit aider Lila à prendre des forces pour qu'elle puisse donner un fils à Stefano.
La famille Sarratore aussi est en vacances à Ischia et bientôt Lila et Elena revoient Nino.

Quel plaisir de repartir dans le quartier napolitain qu'on découvre dans le premier opus de cette saga ! J'avais la sensation de retrouver une bande de potes que j'aurai laissé quelques jours plus tôt. Car ils sont tous là pour nous accueillir et nous faire vivre les jours qui suivent le mariage de Lila. Si Lila m'avait parue assez difficile à cerner lorsqu'elle était enfant, je l'ai trouvée beaucoup plus interéssante une fois mariée (j'allais dire adulte mais n'oublions pas qu'elle décide de se marier à l'âge de 17 ans). C'est un personnage très tourmenté qui peut parfois sembler étrange. J'avoue que certaines de ses réactions ont continué à me laisser perplexe mais son histoire d'amour clandestine aura su me toucher et me la rendre bien plus sympathique qu'au départ.

J'ai également beaucoup aimé notre narratrice, Elena, qui s'étoffe elle aussi et prend une belle assurance alors qu'elle devient une femme. J'ai aimé les joutes verbales qu'elle a avec Nino, j'ai pleuré avec elle sur ses peines de coeur. Je l'ai trouvé presque changée par rapport au premier tome et je suis impatiente de la découvrir une fois adulte et lancée dans la vie active.

Le quartier quitte sa place prépondérante dans notre histoire et nous découvrons d'autres coins d'Italie, jamais très éloignés de Naples cependant. Je me suis régalée et j'ai maintenant très envie de mettre mes pas dans ceux de Lila et Lenù (chose qui sera faite en octobre puisque nous avons programmé quelques jours à Naples !). Le contexte politique difficile est également longuement évoqué, l'Italie du Duche se dessine et fait peur. Les tranches de vie napolitaine que l'auteure nous propose sont toujours pleines d'intêret et souvent pleines de fraicheur. On pourrait croire qu'il ne se passe pas grand chose entre une épicerie et un magasin de chaussures et pourtant, Elena Ferrante nous propose toujours plus d'histoires. Le quartier fourmille littéralement et les pages se tournent à une vitesse fulgurente.

J'ai tellement hâte de lire la suite maintenant !

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31 juillet 2018

Promets-moi d'être heureux

promets_moi

Je n'avais jamais entendu parler de ce livre, ni même de son auteur mais j'ai eu l'opportunité de pouvoir le lire grâce à la plateforme Netgalley et les Editions Solar qui avaient mis un exemplaire numérique du bouquin en libre accès. J'en ai profité parce que le résumé m'a donné envie de découvrir cette histoire qui me semblait bien prenante ... Merci beaucoup Solar !

Désabusé par la vie, Gabriel a renoncé à ses rêves de changer le monde. À 27 ans, il est enlisé dans sa routine parisienne et partage son quotidien avec son cousin Noé, un rêveur asocial. La vie de Gabriel bascule lorsqu'il se retrouve sans préavis tuteur d'Aziliz, sa nièce de dix ans. Avec une sagesse déconcertante, Aziliz remet en cause le simulacre de vie qu'il mène avec Noé et le pousse à écouter ses désirs enfouis. Gabriel se rappelle alors la promesse qu'il a faite à sa sœur, Clara, lors d'un rêve étrange. Poussé par cet engagement, il décide de tout plaquer. Sans projet ni point de chute, il part avec Aziliz et Noé direction la Bretagne, avec un seul rêve : trouver un lieu où ils pourront vivre en symbiose avec la nature. Pour Gabriel, c'est le début d'un cheminement personnel. Au contact de l'essence vibratoire de la forêt, il se reconnecte à sa propre nature et apprend à cultiver les bonheurs simples de la vie.

Je dois bien avouer que j'avais un peu peur de tomber sur un bouquin qui s'apparente à un livre de développement personnel, je n'aime pas spécialement ce genre de lecture. Mais non, heureusement, Célestin Robaglia nous propose un vrai livre qui nous raconte certes un chemin de vie mais surtout une histoire. On n'a pas de leçon ou de conseil sur comment réussir sa vie ou sa reconversion. J'étais rassurée et je me suis donc lancée ...

J'ai découvert une galerie de personnages sympa mais qui ne m'ont pas touché autant que je l'aurai aimé. Je ne parviens pas à cerner réellement pourquoi (et ça m'agace d'ailleurs !), seule Aziliz aura réussi à me faire un peu battre le coeur car elle a un destin tragique cette pauvre petite. J'ai également bien aimé le voisin dont j'ai mangé le nom mais qui permet aux jeunes de se construire une nouvelle vie.

Car oui, nous allons suivre trois jeunes en quête d'une vie meilleure et pour y parvenir, ils vont prendre la route dans un vieux camion déglingué tout en suivant les signes que le destin place sur leur chemin. Oui, ça a un côté babacool qui ne me ressemble pas du tout et j'avoue avoir parfois levé les yeux au cie en ricanant un peu.

Mais la plume de l'auteur est vraiment fluide et sympathique, le bouquin est franchement très agréable à lire et je l'ai terminé en un week-end (faut dire aussi qu'il n'est pas très long mais c'est suffisant pour avoir un récit bien abouti). J'ai suivi les aventures des cousins en Bretagne profonde avec plaisir, j'avais très envie que la chance leur sourit enfin. Je n'ai pas forcément cru à tous les passages du livre, certains m'ont paru un peu improbables mais j'ai beaucoup apprécié ce moment en compagnie de Gabriel et sa clique.

Un bon moment, un peu feel good qui saura conquérir le lecteur. Parfait pour les beaux jours !

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27 juillet 2018

L'aile des vierges

aile des vierges

C'est la couverture de ce roman qui m'a séduite en tout premier lieu, je la trouve tellement jolie et épurée que j'ai eu envie de voir ce qui se cachait derrière. Et puis, j'avais déjà eu l'expérience de la plume de Laurence Peyrin avec son Zelda Zonk. Tout semblait réuni pour un bon moment de lecture. Je remercie la plateforme Netgalley et en particulier les Editions Calmann-Lévy pour la mise à disposition du fichier numérique me permettant de me propulser dans le Kent aux côtés de Maggie ...

Angleterre, avril 1946. La jeune femme qui remonte l’allée de Sheperd House, majestueux manoir du Kent, a le cœur lourd. Car aujourd’hui, Maggie O’Neill, un fort caractère, petite-fille d’une des premières suffragettes, fille d’une féministe active, va entrer comme bonne au service des très riches Lyon-Thorpe. Et la seule consolation de Maggie est que personne ne soit là pour assister à sa déchéance, elle qui rêvait de partir en Amérique et d’y devenir médecin. Qui en rêve toujours, d’ailleurs. L’intégration parmi la dizaine de domestiques vivant comme au siècle précédent est difficile pour Maggie. Elle trouve ridicules les préoccupations et exigences de Madame, surnommée par ses employés "Pippa-ma-chère", car c’est ainsi que ses amies l’appellent à grand renfort de voix haut perchées. Le maître de maison, lointain, l’indiffère. Seul trouve grâce à ses yeux le vieux lord, âgé de près de cent ans, qui perd la tête et la confond avec une mystérieuse Clemmie à qui il déclare son amour.

Je ne vais pas le cacher longtemps, après un début un peu difficile, j'ai dévoré mon bouquin ! On fait donc la connaissance de Maggie qui vient de perdre son mari et qui débute un poste de femme de chambre dans un manoir du Kent. On découvre alors avec elle une série de personnages plus ou moins hauts en couleurs. Même le personnage de Maggie ne peut pas laisser indifférent, on sent qu'on a affaire à une femme forte dont le destin sera hors du commun.

Ce bouquin est une véritable fresque qui va nous mener de l'Angleterre à l'Afrique en passant par les Etats-Unis, une ode à la vie d'une femme pas comme les autres. Une femme déterminée et libre pour l'époque dans laquelle elle vit. Maggie mène sa barque comme elle l'entend et on se demande bien où tout ça va la mener. Elle a un côté rebelle qui m'a un peu inquietée par moments, je craignais qu'il ne lui arrive des bricoles. Et puis, vient la rencontre avec John Lyon-Thorpe, l'homme qui semble être une caricature pour moi. Mais là, je n'ai pas compris la réaction de Maggie en fait. En effet, elle ressemble à une midinette lorsqu'elle est à ses côtés alors qu'on nous la présente au fil des pages comme une femme à qui il ne faut pas la faire. Ce petit manque de cohérence m'a un peu déroutée. Et puis, je dois dire aussi que je n'ai pas toujours compris ses choix et ses réactions.

Mais j'ai trouvé l'histoire entre Maggie et John follement romantique, j'ai vraiment apprécié. L'auteure m'a surprise quelques fois, je pensais que l'histoire irait dans un sens et pourtant non, elle prend un tout autre chemin. Cette belle histoire est servie par une plume que j'ai grandement aimé. Certains passages sont extrêmement bien écrits, presque poétiques. Du coup, on n'a plus envie de lâcher le livre !

Mention spéciale aussi pour les personnages secondaires que l'auteure nous présente, je les ai beaucoup aimé. Surtout pendant la période où Maggie vit à Sheperd House, je pense là à Kitty, la petite bonne diabétique, et à Sir Albert qui perd un peu la boule et qui est juste hyper attachant. Le livre foisonne des personnages, ce qui nous permet de découvrir plusieurs facettes de notre personnage principal qui doit composer avec toutes les personnalités diverses qu'elle rencontre au fil des pages.

Une belle histoire d'amour doublée d'une belle histoire de vie ...

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25 juillet 2018

Est-ce ainsi que les hommes jugent ?

les hommes jugent

J'ai une passion pour les livres de Mathieu Menegaux depuis que j'ai découvert et dévoré son premier opus. J'ai eu la chance de pouvoir partager quelques minutes à ses côtés à SMEP de cette année et encore une fois, j'ai eu l'air totalement abruti. Je ne sais pas pourquoi mais je suis toujours impressionnée auprès des personnes dont j'aime les bouquins ... Mathieu est adorable, abordable et je ne regrette pas ma rencontre avec lui.

Une journée particulière. Gustavo, père de famille, directeur financier, doit effectuer une présentation importante devant l'état-major de sa multinationale. Des mois de préparation, un tournant pour sa carrière. Au lieu de l'heure de gloire espérée, la police faire irruption à son domicile, à l'aube. Perquisition, accusation d'homicide volontaire, indices concordants, Gustavo va être placé en garde à vue et traité sans ménagement. Heures sombres, qui vont déstabiliser un cadre supérieur sans histoires et le conduire à redouter le pire pour son avenir. Son épouse Sophie va mobiliser son réseau et son énergie pour démontrer l'innocence de son mari et préserver leurs deux garçons des conséquences dévastatrices de cette mise en cause. Mais comment rétablir la balance de la justice dans un univers gouverné par l'émotion et la recherche immédiate d'un coupable ?

Aussitôt acheté, aussitôt lu ! Le truc qui n'arrive presque jamais mais là, je ne pouvais pas attendre avant de découvrir la nouvelle tranche de vie proposée par l'auteur. Dans ce troisième livre, nous faisons la connaissance de Claire et son père, et en parallèle de Gustavo et sa famille. Bien sous tous rapports, la vie paisible de Gustavo va se retrouver totalement chamboulée par un horrible évenement.

Encore une fois, j'ai adoré ma lecture. Peut-être un peu moins que Je me suis tue qui reste pour moi la baffe absolue ... mais je ne pense que ça tient au fait que le héros de notre histoire est cette fois-ci un homme. Je me suis sentie un peu moins proche de ce personnage que celui de Claire dans le premier roman de l'auteur. Mais ce récit fait tout de même froid dans le dos car on se dit qu'une histoire aussi terrible pourrait arriver à tout le monde. C'est ça la force de Mathieu Menegaux, il nous met dans des situations ultra plausibles, la raison pour laquelle on se sent si mal à l'aise à la lecture.

Je pense qu'il a dû beaucoup se renseigner sur les pratiques policières et les procédures judiciaires car tout ce qui est relaté dans le bouquin parait extrêmement vrai, rien d'étrange ou d'extravagant qui pourrait faire penser au lecteur que l'auteur part dans des délires. C'est ce qui fait peur au final car on se retrouve dans un récit qui ressemble à de la non fiction (même si bien entendu, l'histoire de Gustavo sort de l'imagination de l'auteur).

C'est un roman court mais qui se dévore, pour ma part en un dimanche j'en étais venue à bout, car il est très addictif. On se demande vraiment comment Gustavo va bien pouvoir se tirer de cette histoire. L'intervention de l'omniprésence des réseaux sociaux et des émissions de télévision ancre le récit dans notre époque et permet de le rendre encore plus réel. Le poids et les réactions des internautes m'ont vraiment interpellés et mise mal à l'aise.

Une réussite ! Vivement le prochain !

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24 juillet 2018

Meg Corbyn 2 : Volée noire

meg2

Je ne lis pas beaucoup de bit-lit, je n'aime pas vraiment ça. C'est trop plein de passages de cucul, je n'en vois pas l'intêret et du coup je lis en diagonale. Mais j'ai découvert Meg Corbyn il y a peut-être un an (un an avant de lire le tome 2, je suis pas fière) et là ... révélation totale ! J'ai adoré, l'univers et les personnages et surtout, personne ne fricote avec personne et le livre n'est en rien vulgaire, contrairement à d'autres sagas ...

Meg Corbyn rêve de plumes noires ensanglantées dans la neige, sans savoir s'il s'agit d'une prophétie passée ou à venir. Lorsque les ennuis commencent, les Autres et quelques humains doivent s'allier pour protéger leur prophétesse et stopper le danger qui menace de tous les détruire.

J'étais très contente de retourner dans l'Enclos de Lakeside et d'y retrouver tous les personnages qui m'ont séduit dans le premier tome. Je ne comprends pas d'ailleurs pourquoi j'ai autant trainé pour lire cette suite. Ce nouveau tome débute quasiment là où le premier se termine, pas de temps mort. J'avais des souvenirs plutôt bons et clairs alors je ne me suis pas sentie perdue du tout.

Ce tome là est palpitant même si il reste quelques longueurs par moments, un peu comme dans le tome précédent en fait. J'étais ravie d'apprendre ce qui se passe dans le monde, en dehors de l'Enclos. On trouve ici une dimension politique qui manquait un premier tome. L'univers crée par Anne Bishop s'étoffe vraiment et offre au lecteur des intrigues passionnantes. J'ai littéralement dévoré mon bouquin ! Encore une fois, il est plutôt épais et pourtant en un week-end c'était plié. Impossible de s'arrêter, ça se dévore et je suis maintenant très curieuse de connaitre la suite.

Nos personnages favoris, Meg et Simon, voient leur relation évoluer et j'ai trouvé ça très mignon. J'espère qu'une réelle complicité (voire même peut-être plus) va finir par s'établir dans les tomes qui restent car là, je n'en ai pas eu assez à mon goût. Meg reste bien entendu ma chouchou, j'ai tellement peur qu'il lui arrive malheur. A chaque coupure, je tremble pour elle. J'étais ravie de découvrir un peu de son passé dans son instituion de Cassandra Sangue même si l'horreur dépasse ce que j'avais imaginé. J'ai trouvé très bien vu de la part de l'auteure d'introduire aussi de nouveaux personnages, ça rend le lecteur encore plus accro !

Je n'attendrai sans doute pas aussi longtemps pour découvrir la suite qui est déjà dans ma PAL !

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22 juillet 2018

Bleu blanc sang 1 : Bleu

bleu blanc sang

Impossible d'être passé à côté de cette trilogie lors de sa parution, on en a parlé partout et du coup, je n'ai pas eu envie de me lancer dedans. Je dois être à contre courant mais quand on me bassine trop avec des bouquins ou des films, je m'en détourne totalement. Maintenant que ça s'est calmé (et oui, les livres commencent à dater un peu ... 2016), j'étais contente de trouver le premier tome dans les rayons de ma médiathèque.

5 juin 2018. Tandis que l’on célèbre à Notre-Dame l’enterrement du Président de la République mort tragiquement quelques jours auparavant, un convoi transportant une toile d’une artiste du XVIIIe siècle inconnue, Justine Latour-Maupaz, est pulvérisé au lance-roquette sur une autoroute du centre de la France. Au même instant, à New York, une œuvre de la même artiste est adjugée pour la somme inouïe de 53 millions de dollars. Pour quelles raisons des forces obscures cherchent-elles à détruire précipitamment, ou à s’approprier soudainement, les travaux de cette peintre ignorée ? À qui profite ce regain d’intérêt ? Eva Brunante, dont le père, seul exégète de la peintre, a disparu, va se lancer dans une enquête aux ramifications politico-financières vertigineuses. Bienvenue dans la république Bleu Blanc Sang !

Je suis contente de me lancer maintenant dans cette série parce qu'elle est terminée (oui c'est important pour moi car je n'aime pas toujours attendre pour avoir le fin mot des histoires) et parce que je peux me faire ma propre opinion sans me laisser influencer. Ce premier tome n'est pas très épais, je ne sais pas encore quelle est la taille des tomes suivants, mais il a le format idéal pour bien rentrer dans cette histoire.

Sur le coup, je pensais me plonger dans une uchronie mais en fait pas du tout. J'avais rien compris ! Le postulat de départ est totalement réaliste alors je me suis retrouvée engloutie dans cette histoire très facilement. Je n'ai pas forcément accroché vraiment aux personnages, ils ne sont peut-être pas assez creusés pour moi (on reste dans de la littérature pour adolescents à vrai dire) mais ils sont assez sympathiques.J'espère par contre en apprendre un peu plus sur certains dans les tomes à venir.

Par contre, j'ai beaucoup aimé le mystère qui tourne autour des peintures de cette artiste de la Révolution que personne ne semble connaitre plus que ça. Mais ce que j'ai le plus apprécié là dedans, c'est l'histoire de la famille Tourre. Un mystère plane également sur cette riche famille qui aura donné deux présidents de la République à la France, on a envie de savoir ce qui va se passer et quel va être le destin de certains personnages.

C'est plutôt bien écrit, j'ai lu mon bouquin très rapidement, en un week-end c'était plié. C'est fluide et on ne voit pas particulièrement les pages se tourner. La fin m'a laissé sur ma faim et je pense lire la suite le plus vite possible. J'ai très envie d'en apprendre un peu plus et de voir comment tout va tourner. J'ai une petite idée de ce qui pourrait advenir et du coup, j'espère bien être surprise par les choix de l'auteur.

Une découverte fort sympathique que je suis contente d'avoir fait ... un peu en retard !

Posté par Miss Purple à 09:58 - - Commentaires [0] - Permalien [#]