Sanguine et ses lectures

20 juin 2018

Je t'aime

je t'aime

J'aime bien Barbara Abel même si je trouve sa production parfois un peu inégale. Autant j'ai adoré Derrière la haine et sa suite, autant j'avais été un peu déçue par Je sais pas. Mais je suis toujours aussi curieuse lorsqu'il s'agit de découvrir son nouveau roman. Un grand merci aux Editions Belfond pour la mise à disposition de l'exemplaire numérique qui a fait mon bonheur.

Après un divorce difficile, Maude rencontre le grand amour en la personne de Simon. Un homme dont la fille, Alice, lui mène hélas une guerre au quotidien. Lorsque Maude découvre l’adolescente en train de fumer du cannabis dans sa chambre, celle-ci la supplie de ne rien dire à son père et jure de ne jamais recommencer. Maude hésite, mais voit là l’occasion de tisser un lien avec elle et d’apaiser les tensions au sein de sa famille recomposée.
Six mois plus tard, Alice fume toujours en cachette et son addiction provoque un accident mortel. Maude devient malgré elle sa complice et fait en sorte que Simon n’apprenne pas qu’elle était au courant. Mais toute à sa crainte de le décevoir, elle est loin d’imaginer les effets destructeurs de son petit mensonge par omission…

Commençons par le côté futile mais je n'aime pas spécialement la couverture du livre. Elle me fait presque peur ! Je ne trouve pas ce gros visage très attrayant et finalement, je suis bien contente de ne pas avoir eu le livre papier comme ça je n'ai pas eu à subir ces yeux flippants (oui, j'avais prévenu pour la futilité hein).

J'ai beaucoup aimé cette histoire qui permet à plusieurs destins féminins essentiellement de se croiser. Bien entendu, tous les personnages ne m'ont pas séduite. J'ai même eu un peu de mal avec Alice qui est typiquement la jeune adulte que je ne supporte pas. Elle cumule tout ce qui m'agace chez l'autre ! A tel point que je n'ai ressenti aucune compassion pour elle lorsque la vie commence à la malmener. J'ai par contre beaucoup aimé Maude, peut-être parce que c'est la mère de famille, celle qui pourrait me ressembler le plus.

L'histoire que Barbara Abel a choisi de nous proposer est tout de même assez violente mais elle pourrait être celle de n'importe qui au final. Ce ne sont pas les familles recomposées qui manquent dans notre société actuelle et les jeunes adultes qui s'adonnent à la fumette doivent être bien plus nombreux qu'on ne le pense. J'ai attaqué ma lecture sans relire la quatrième de couverture et je suis bien contente car le récit a été une totale surprise pour moi. C'était parfait.

Le récit est passionnant, on a envie de savoir comment Alice et sa famille vont arriver à s'en sortir. On aimerait savoir aussi jusqu'où Nicole va bien pouvoir interférer dans l'affaire qui nous préoccupe (mais là je n'en dirai pas plus). J'ai lu ce bouquin assez rapidement et pourtant, j'ai trouvé que certains passages étaient un peu plus pesants que d'autres. Sans réellement m'ennuyer, j'ai un peu patiné par moments, ce sera le bémol de cette lecture et c'est aussi ce qui fait que je n'aurai pas eu un coup de coeur pour ce roman.

Une belle réussite encore une fois pour cette auteure ! A découvrir sans tarder.

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17 juin 2018

Les Feller

feller

Je n'avais jamais entendu parler de cet ouvrage mais je l'ai découvert dans la sélection du premier challenge Netgalley. Le résumé m'a donné envie, ça avait l'air tellement amusant ! Un grand merci donc à la plateforme Netgalley et aux Editions HarperCollins d'avoir mis un exemplaire numérique à ma disposition. J'ai juste un peu honte de rendre mon billet aussi tardivement, mais à ma décharge j'ai eu un pépin d'ordinateur qui semble aujourd'hui n'être qu'un mauvais souvenir ...

Vous pensez que votre famille est cinglée ? Bonne nouvelle : vous n’êtes pas seul(e).
Une mère juive envahissante ;
Un père narcissique qui adore faire sentir sa supériorité intellectuelle à son prochain ;
Une sœur délurée au langage SMS ;
Une grand-mère hilarante et jamais à courts de ragots
Une belle-mère chinoise qui ne se prive pas pour donner des conseils pour attirer les hommes…
Les Fellers forment une famille attachante, braillarde, déjantée et absolument imparfaite. Par le biais de lettres joyeuses, intrusives et toujours drôles, ils ne vont cesser de s’immiscer dans la vie de Julie, jeune femme des temps modernes et aspirante écrivain, exact pendant de Lena Dunham dans Girls.

Je m'attendais à rire du début à la fin, mais hélas ça n'a pas été le cas. J'ai trouvé ma lecture légère et plutôt drôle mais pas au point de me rouler par terre. A vrai dire, j'ai souri quelques fois mais ça s'arrête là. En fait, j'aurai pu accrocher à cette histoire de famille un peu beaucoup déjantée mais j'ai eu du mal avec la forme du bouquin.

Ce n'est pas un récit que nous propose Susanna Fogel mais une suite de lettres et de mails reçus par Julie la fille aînée de la famille qui ne répond d'ailleurs jamais à ses interlocuteurs. Disons plutôt que le lecteur ne voit jamais les réponses envoyées. Ca m'a un peu manqué parce que je pense que ça m'aurait permis de mieux suivre le cours des années qui passent. Aucun courrier n'est daté et ça rend l'histoire un peu difficile à suivre par moments.

Du coup, j'ai eu quelques difficultés à m'attacher aux personnages. J'ai eu du mal avec la soeur que j'ai trouvé bien trop déjantée pour être réelle, et avec la mère qui ne fait que pleurnicher sur son sort et qui ne comprend rien à rien en matière de technologie. Le père m'a amusé tellement qu'il est caricatural et improbable au possible. La seule qui a trouvé grâce à mes yeux est la grand mère parce qu'elle est réellement savoureuse. Je n'ai pas aimé l'intervention d'objets totalement disparates parmi lesquels on trouve même le stérilet de Julie (oui oui) !

Heureusement le livre est peu épais, ça se lit très vite. Le vocabulaire est très familier alors on se l'envoie sans mettre s'en rendre compte. En deux heures environ c'est plié. Je n'ai pas été très réceptive au bouquin mais, comme il ne demande pas une concentration extrême, je pense qu'il est parfait pour une lecture estivale sans prise de tête sur un transat par exemple.

C'est léger mais sans doute trop improbable pour moi ...

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16 juin 2018

Le dernier tableau de Sara de Vos

sara vos

Je n'avais jamais entendu parler de ce livre ni même de son auteur mais c'est son résumé qui m'a attiré vers lui. Ca me semblait bien mystérieux tout ça et j'avais envie de découvrir le fin mot de cette histoire. J'ai donc posé ma candidature à la découverte de Sara de Vos et j'ai eu la chance d'être retenue. Un grand merci donc à la plateforme Netgalley et aux Editions Belfond qui m'ont permis d'accéder à un exemplaire numérique du livre.

En ce soir de 1957, le gratin new-yorkais se presse au dîner de charité organisé par Marty De Groot. Ce richissime héritier possède une collection d'art inestimable dont la pièce maîtresse est À l'orée d'un bois, une toile de l'âge d'or hollandais. C'est alors qu'un événement va venir semer le doute dans l'esprit de Marty. Et si son précieux tableau, propriété de sa famille depuis des générations, était un faux ? 
À Sydney, de nos jours, Ellie Shipley, conservatrice réputée, s'apprête à lancer sa plus belle exposition. Le thème ? Les femmes peintres hollandaises. Le clou du spectacle ? À l'orée d'un bois, de Sara De Vos. Mais ce qu'Ellie tait, c'est que son propre destin est intimement lié à celui du tableau ; un passé commun qui va soudain resurgir... 
À Amsterdam, au XVIIe siècle, Sara De Vos a perdu sa fille, emportée par la peste. Folle de chagrin, la peintre va défier la guilde de Saint-Luc qui défend aux femmes d'exercer leur art et se lancer dans la peinture de son chef-d'œuvre, À l'orée d'un bois, une toile qui, au cours de son histoire, suscitera toutes les convoitises...

Quel plaisir de naviguer entre ces trois époques, ces trois continents et ces trois destins qui vont venir par s'entrechoquer ! J'ai adoré la construction de ce roman qui permet au récit d'être extrêmement vivant. Le lecteur n'a pas le temps de s'ennuyer car il passe de l'un à l'autre des protagonistes sans arrêt. Non seulement ça donne du rythme mais ça permet également d'apporter une touche de suspens qui est bien vue ! Dans les derniers chapitres, j'avais presque la sensation d'être lancée dans un thriller !

Les personnages sont bien travaillés, on les suit au fil de leur vie et on apprend à les connaitre. Les faits de les voir vieillir et évoluer m'a permis de m'attacher à eux et ma petite préférence est allée à Sara de Vos elle-même. Il faut dire que la vie l'a malmenée, elle connait les plus grands malheurs et pourtant, elle se relève. Son histoire est très touchante. Je connais assez peu la peinture féminine hollandaise et j'avoue que ça m'a donné envie de me pencher sur le sujet.

La plume de l'auteur est très agréable à lire, elle est à la fois légère mais très poétique lorsqu'il s'agit de nous emporter dans les drames de Sara. J'ai lu mon livre en un court week-end car il est fort savoureux. On ne s'ennuie pas et en plus, le récit est bien documenté. J'ai appris pas mal de choses sur la peinture flamande mais aussi sur les techniques artistiques. Si bien que j'avais la sensation d'être en compagnie de Sara ou Ellie lors de leurs séances de travail. Je sentais les odeurs des pigments et des dissolvants car l'auteur les décrit à merveille.

Un récit passionnant que je vous invite à découvrir sans tarder !

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14 juin 2018

[LC] Neon dreams 1 : Leaving Amarillo

leaving amarillo

Je ne lis pas beaucoup de romance parce que je suis très souvent déçue. C'est bizarre, c'est un genre littéraire que je connais peu mais avec lequel je suis hyper exigente. Mais cette trilogie est Caisey Quinn me faisait de l'oeil depuis sa parution. J'ai donc profité d'une lecture commune pour enfin me lancer dans la découverte de la vie d'un groupe de musiciens en quête de reconnaissance.

Certaines promesses sont faites pour être brisées
Aussi loin que je m’en souvienne, je n’ai toujours vécu que pour deux choses : la musique et Gavin Garrison. La musique est l’exutoire de mes peines, Gavin, le reflet de mon âme.
Aujourd’hui, je vais devoir choisir : le festival pour lequel a été sélectionné notre groupe, Leaving Amarillo, peut lancer notre carrière, c’est notre chance de vivre notre rêve. Mais je ne sais pas si je suis capable de passer une semaine entière avec Gavin, de dormir chaque nuit dans la même chambre d’hôtel que lui, sans tout détruire. Parce que Gavin n’est pas seulement le batteur de notre groupe, il est aussi le meilleur ami de mon frère, celui qui a promis de ne jamais poser la main sur moi.
Il est le seul homme que je ne peux avoir et le seul que je veux.

Je ne vais pas le cacher plus longtemps mais je n'ai pas vraiment accroché à ce premier tome. Je l'ai lu avec beaucoup de facilité mais j'ai trouvé ça un peu niais. C'est plaisant parce que la plume de l'auteure est fluide, assez rythmée et les chapitres s'enchainent rapidement. Mais ça va s'arrêter là parce que sinon je n'ai pas franchement aimé.

Commençons par les personnages principaux qui sont au nombre de trois. Celle qui nous raconte son histoire est Dixie et je n'ai pas toujours compris ses réactions. Elle est certes très jeune mais son côté midinette très, très fleur bleue a fini par me gonfler. Et puis, comme dans la plupart des romances on sait déjà comment ça va se terminer. Les deux garçons de l'histoire ne m'ont pas non particulièrement séduite car je les ai trouvé très caricaturaux. J'aurai apprécié un peu plus de subtilité. Par contre, j'ai beaucoup aimé l'univers dans lequel notre histoire se déroule : la musique. On retrouve bien l'ambiance des concerts telle que je l'imagine, ça c'était bien réussi !

Gros bémol aussi pour les passages de fesses ! Déjà à la base, je n'aime pas ça. Mais là en plus, c'est non seulement pas très bien écrit et ça tient des pages et des pages mais en plus, j'ai eu la sensation que ça arrivait comme un cheveu sur la soupe. Je m'en serai bien volontiers passé mais ce ne serait pas une romance new adult sans ces passages obligés pendant lesquels nos héros se transforment en star du porno, c'est tellement peu réaliste tout ça ...

Je ne sais pas encore si je lirai la suite ou pas mais je suis tout de même curieuse du passé de Gavin, il cache un secret et j'aimerai bien savoir de quoi il retourne.

Une lecture à faire au bord de la piscine ...!

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11 juin 2018

Jours d'inceste

jours d'inceste

Ca faisait très longtemps que je n'avais pas lu de témoignage, j'ai des périodes comme ça où je m'en gave et d'autres où je m'en détourne complétement. Ce témoignage là m'a interpellé par son titre, l'inceste est pour moi un sujet difficile et je ne comprends pas bien ce qui peut pousser un parent à abuser de son enfant par exemple ... Du coup, quand j'ai croisé ce bouquin je l'ai emprunté à la médiathèque.

Elle revient de l’enfer, elle est descendue si loin dans l’horreur, elle a survécu, elle témoigne. Parce qu’elle a tenu à rester anonyme, l’auteure de Jours d’inceste porte la parole de celles ou ceux qui ne peuvent ou n’osent encore parler. Ce qu’elle décrit de l’intérieur avec sa voix unique, radicale, et qu’elle a enduré de la petite enfance jusqu’à l’âge de vingt et un ans, pourra choquer ceux qui refusent de savoir. Les autres, tous les autres, reconnaîtront dans ces pages la vérité sur une emprise absolue, la vérité sur le tabou des tabous.

Difficile et dérangeant. Ce sont les deux mots qui me reviennent en tête lorsque je pense à cette lecture que j'ai achevé il y a quelques jours déjà. Je ne m'attendais pas vraiment à lire ce que j'ai trouvé dans ces pages. Je pensais lire le témoignage d'une jeune fille devenue femme abusée par son père dans ses jeunes années. C'est un peu ça mais pas que ça. En effet, l'auteure nous raconte sa vie, son enfance auprès de ses parents et de son frère. Jusque là, tout va bien ...

Mais tout s'est gâté pour moi quand j'ai été confrontée au vocabulaire utilisé par notre auteure. Il est hyper vulgaire, c'est peut-être voulu afin de rendre le récit encore plus choc et poignant qu'il ne l'est déjà mais personnellement, ça m'a beaucoup perturbée et surtout beaucoup gênée. Je vais sans doute passer pour une fille coincée mais j'ai du mal à lire des textes de cette trempe.

Après, le déroulé de l'histoire est malheureusement très classique : un père qui rentre dans la chambre de sa petite fille et qui commet des actes innomables. L'auteure ne tente aucune analyse, elle nous livre les faits tels qu'ils se sont déroulés. C'est froid et elle prend une certaine distance avec sa propre histoire, sans doute une façon de se réparer. Les réflexions qu'elle fait tout au long du récit m'ont aussi filé des coups de poings dans le ventre. Je crois vraiment que j'ai été secouée par une réalité dont je suis très éloignée.

Je regrette cependant qu'aucun début d'analyse ne soit proposé au lecteur. J'aurai aimé savoir comment elle a malgré tout réussi à se construire, comment elle s'arrange du quotidien après un tel traumatisme. Ca manque un peu ...

Un récit qui vous mettra un bon pain dans la tête !

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09 juin 2018

Les contes d'Aucelaire 1 : Au sorbier des oiseleurs

sorbier

Je n'avais jamais entendu parler de ce livre ni de son auteure mais lorsque j'ai découvert le résumé, j'ai eu envie de me plonger dans cette histoire. Je suis donc très contente d'avoir pu la découvrir grâce aux éditions MxM Bookmark et la plateforme Netgalley.

Mesdames, mesdemoiselles, messieurs...
Venez déguster un thé et des pâtisseries au Sorbier des Oiseleurs, l'endroit le plus prisé, et sûrement le plus magique, de tout Aucelaire...
Vous y ferez la connaissance de Ginie, une jeune femme brimée par les convictions religieuses d'une mère abusive et qui n'a connu l'amour qu'à travers les romans qu'elle lit en cachette au cœur de la forêt.
Vous y rencontrerez Tito, un bel Andalou mystérieux, de passage, même s'il semble être un habitué de la cité.
Vous assisterez à leur rencontre et à la naissance de leur amour... un amour rendu impossible par bien plus que la distance qui les sépare.

C'est une histoire toute mignone que Jo Ann Von Haff nous livre dans ce premier tome des Contes d'Aucelaire. Même si je dois bien dire que j'ai tout vu arriver à quinze kilomètres, j'ai tout de même apprécié ma lecture qui ne m'a pas duré bien longtemps. Ca se lit très vite et pourtant, ce n'est pas un texte très dynamique. Oui j'ai parfois trouvé quelques longueurs alors que l'histoire entre Ginnie et Tito va à toute vitesse.

J'ai bien aimé le personnage de Ginnie même si je l'ai trouvé un peu trop naïve par moments. C'est quand même une jeune fille sympa et pleine de qualité que j'ai trouvé plutôt touchante. J'ai eu un peu plus de mal avec sa mère parce que pour moi, elle est juste un copié collé de la mère de Carrie dans le roman de Stephen Kking. Ca m'a un peu embêtée parce que du coup, Le Sorbier des Oiseleurs a perdu de sa saveur et de son originalité.

J'avais plus ou moins découvert la véritable nature des habitantes du Couvent et aussi de Tito, je n'ai donc pas eu de grande surprise. L'atmosphère du bouquin est plaisante, on baigne dans le fantastique et le surnaturel mais malheureusement trop peu à mon goût. J'en aurai aimé encore plus, que ça aille un peu plus loin et que ce soit un peu moins de la romance que je qualifie souvent de molle.

Une découverte sympa mais pas un coup de coeur ...

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07 juin 2018

Point cardinal

point cardinal

Je crois que Léonor de Récondo est en passe de devenir une de mes auteurs favorites. A chaque fois que je découvre un nouvel ouvrage, je suis totalement conquise. J'aime tellement cette plume et cette sensibilité que je ne suis pas prête de m'en lasser. Bref, j'ai emprunté son dernier livre en date à la médiathèque et je l'ai lu dans la foulée. En une soirée, c'était plié !

Laurent rejoint femme et enfants pour le dîner. Avec Solange, rencontrée au lycée, la complicité a été immédiate. Il s'est longtemps abandonné à leur bonheur calme. Mais sa vie bascule quand, à la faveur d'un week-end solitaire, il se travestit pour la première fois. A son retour, Solange comprend que Laurent est un transsexuel qui s'ignore. Elle va convaincre ceux qui l'aiment de l'accepter.

Inutile de tourner autour du pot, je crois que grâce à l'introduction de ce petit billet vous l'aurez compris : j'ai encore une fois adoré ma lecture. Peut-être un poil moins que Amours qui est juste grandiose mais à peine. Cette fois, nous faisons la connaissance de Laurent qui est plutôt mal dans sa peau d'homme. Et pour cause ! Le livre va nous proposer de suivre le cheminement de cet homme jusqu'à sa transformation en femme ...

Laurent est un personnage très touchant car il vit très mal sa condition de transsexuel, on se rend compte qu'il lutte depuis des années contre sa véritable nature mais qu'il est arrivé à un point où il ne peut plus se cacher. L'auteure nous permet de mieux comprendre ce qui se passe dans sa tête même si j'aurai aimé que ce soit encore plus developpé. Le livre n'est pas très épais et donc, la psychologie des personnages n'est que trop rapidement abordée.

Mais Laurent est aussi un gars que j'ai trouvé hyper égoïste, il pense beaucoup à sa pomme et pas assez à l'impact que sa décision de changement va avoir sur l'ensemble de sa famille. Son fils, dont j'ai oublié le prénom, vit très mal les transformations de son père. Sur le coup, il m'a bien agacé mais au final, après réflexion je me dis que sa réaction doit être tout de même bien proche de celle qu'on peut avoir face à une telle situation. Comment réagit-on lorsque son père ou son mari nous annonce qu'il va devenir une femme ?

Encore une fois, la plume de Léonor de Récondo m'a conquise, je la trouve très légère et tellement belle. Certains passages sont presque poétiques et se prêtent bien au récit et aux sentiments qu'elle veut faire passer. C'est vraiment très réussi. Une fois lancé, il est difficile de s'arrêter tant on a envie de savoir comment cette histoire va se terminer, si Laurent va aller au bout de sa transformation, si sa famille va l'accepter ...

Un récit subtil sur un sujet de société plutôt actuel, un beau moment de littérature ...

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03 juin 2018

Un manoir en Cornouailles

un manoir en cornouailles

Je ne connaissais absolument pas ce bouquin mais je dois dire que j'ai été attirée par sa jolie couverture bleue lorsque je l'ai vue dans la sélection du Challenge Netgalley. Et puis, j'ai lu le résumé et là je me suis dit que j'allais le lire parce qu'il correspond totalement à ce que j'aime lire. On me promet du secret de famille et ça, j'adore ! Un grand merci aux Editions Nil et à la plateforme Netgalley pour avoir mis cet exemplaire numérique à ma disposition.

Cornouailles, 1968. Pencraw, un grandiose manoir en ruine dans lequel les Alton élisent domicile l’été. Le temps semble s’y être arrêté et défile sans encombre. Jusqu’au drame qui vient bouleverser leurs vies et arrêter le temps à jamais.
Cinquante ans plus tard, avec son fiancé Jon, Lorna roule à la recherche du manoir des Lapins noirs, cette maison où elle a séjourné enfant. Elle rêve d’y célébrer son mariage. Tout dans cette vieille demeure l’appelle et l’attire. Mais faut-il vraiment déterrer les sombres mystères de ce manoir en Cornouailles ?

J'ai vraiment bien fait de me lancer dans cette lecture parce que j'en ressors complétement sous le charme. J'ai tellement aimé cette alternance de point de vue et d'époque, je me suis vraiment régalée. Nous faisons la connaissance de Lorna, à l'époque actuelle, qui est sur le point de se marier. Elle est actuellement à la recherche du lieu idéal pour célébrer son union. De l'autre côté, nous rencontrons Amber et sa fratrie à la fin des années 60.

On se doute bien qu'à un moment, ces deux destins vont finir par se rencontrer. La question, c'était comment et pourquoi. Et je dois dire que j'ai été transportée. J'ai dévoré mon livre pendant le vol qui m'emmenait dans ma ville de coeur, Venise. Je n'ai pas vu le temps passer en compagnie de Lorna et Amber. J'ai été presque fascinée par la construction du bouquin. Eva Chase sait parfaitement mener son histoire et dévoile les secrets au fur et à mesure.

Les personnages sont bien travaillés, on reste sur le qui vive tout au fil des pages. J'avais deviné quelques petits points mais je ne m'attendais absolument à la grosse révelation du bouquin. Je suis restée un peu scotchée et ça m'a beaucoup plu. En plus, c'est super bien écrit et c'est très agréable à lire. Ce ne sera pas un coup de coeur parce que j'ai eu un petit peu de mal à réellement entrer dans l'histoire mais une fois vraiment lancée, je n'ai plus pu abandonner Amber.

Je parle surtout d'Amber car elle est le personnage qui m'a le plus séduite dans cette histoire. Je l'ai trouvée tellement forte et volontaire ! Et puis elle est aussi très fragile, il faut dire que la vie ne l'épargne pas vraiment et ça la rend d'autant plus touchante et attachante. Un régal ...! A la fin de la lecture, on a très envie d'aller faire un petit tour dans les Cornouailles.

Une belle découverte que je vous conseille.

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01 juin 2018

Spring girls

spring girls

Vous connaissez sans doute Les quatre filles du Docteur March ? C'est un des livres que j'ai lu un nombre incalculable de fois (presque autant que Le journal d'Anne Frank je pense) et qui reste un très joli souvenir de lecture pour moi. Du coup, lorsqu'on me promet une adaptation moderne de ce roman, je me jète dessus.

Une adaptation moderne des Quatre filles du docteur March ...
Les 4 filles de l’officier Spring vivent avec leur mère, Mérédith, sur la base militaire de Fort Cyprus, près de la Nouvelle-Orléans.
L’histoire débute pendant les fêtes de Noël, alors que leur père, Franck, est en mission près de Mossoul, en Irak. Entre premiers émois amoureux, trahisons entre amis et difficultés financières, le quotidien de cette famille américaine est jalonné de problèmes auxquellles 4 adolescentes font face chacune à leur manière.

Je suis partie très confiante dans cette lecture, je connaissais déjà la trame en fait et je m'attendais à vraiment apprécier ce que j'allais lire. En plus, j'avais plutôt bien aimé les tomes de After que j'ai lu (oui, la honte mais bon c'est la vérité). Tout était donc réuni pour un super moment de lecture. Hélas, ça ne l'a pas fait avec moi.

Pour commencer, je n'ai pas retrouvé la plume d'Anna Todd. Si je l'avais trouvé très légère et très agréable dans sa série la plus connue, ici je me suis retrouvée confrontée à une plume lourdingue et maladroite. On est bien loin de mes attentes ! En plus, mention mauvais pour la maison d'édition puisque j'ai trouvé plusieurs fautes d'orthographe ou de grammaire pendant ma lecture. C'est peut-être crétin mais ça m'agace fortement !

Je n'ai pas non plus adhéré à l'histoire et à l'adaptation que l'auteure nous propose du classique de la littérature anglophone. Une copine m'a conseillé de me plonger dans l'histoire en faisant abstraction du fait que c'était une pseudo adaptation du roman de Louisa May Alcott. Mais malgré tout, je n'ai pas apprécié ma lecture, je crois que j'avais toujours cette notion d'écriture moderne du roman classique quelque part dans un coin de ma tête.

Je n'ai pas reconnu les filles, elles ont pourtant des prénoms identiques (genre le prénom fait tout !) mais j'ai detesté les caractères qu'elle leur colle. Je reste assez reservée en ce qui concerne Amy et Beth mais j'ai vraiment pas aimé Meg que je trouve absolument tête à claques.

Mais le pire du pire, c'est Jo ! Pourtant c'est ma petite chouchou dans le roman original, elle incarne pour moi l'héroïne absolue avec un côté tellement badass pour l'époque. Seulement dans cette version, Jo se retrouve être vulgaire au possible. Je ne l'ai pas reconnue à vrai dire, elle est hyper grossière et je ne vois pas à quoi ça sert.

Un ratage total que je ne vous conseille pas !

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31 mai 2018

[LC] The curse

the curse

Difficile de ne pas avoir entendu parler de ce premier tome tant il a fait de bruit à sa parution. Du coup, je n'avais pas du tout envie de découvrir ce bouquin. J'ai donc attendu que le battage se calme avant de me lancer enfin, j'ai profité d'une lecture commune pour me lancer à mon tour. Je crois bien que sans cette lecture commune, je n'aurai pas encore sauté le pas.

Fille du plus célèbre général d'un empire conquérant, Kestrel n'a que deux choix devant elle : s'enrôler dans l'armée ou se marier. Mais à dix-sept ans à peine, elle n'est pas prête à se fermer ainsi tous les horizons. Un jour, au marché, elle cède à une impulsion et acquiert pour une petite fortune un esclave rebelle à qui elle espère éviter la mort. Bientôt, toute la ville ne parle plus que de son coup de folie. Kestrel vient de succomber à la " malédiction du vainqueur " : celui qui remporte une enchère achète forcément pour un prix trop élevé l'objet de sa convoitise.

Inutile de faire trainer les choses, j'ai été déçue par cette lecture. Je n'avais pourtant pas mis la barre très haut puisque je n'attendais pour ainsi dire rien de ce livre. J'avais juste envie de découvrir le phénomène et pourquoi pas me laisser embarquer à mon tour. Mais maintenant, je ne suis même pas certaine de lire la suite.

On m'avait promis de la fantasy, un genre que je lis assez peu souvent alors c'était le genre idéal pour combler un peu ce manque. Sauf que je me suis retrouvée dans un univers dystopique un peu "classique" et surtout dans une romance horrible que j'ai trouvé juste gonflante au possible ! L'univers dans lequel les personnages évoluent m'a plutôt convaincue, on se retrouve dans une sorte de fausse Rome antique et c'est quelque chose que j'aime assez.

Non, le souci que j'ai rencontré c'est surtout les personnages principaux. Je n'ai pas spécialement été conquise par Kestrel, la fille du grand chef de la cité. On nous la présente comme une jeune fille forte qui semble savoir se battre comme un bonhomme et qui semble être bien éloignée de tout ce qui tourne autour des affaires de coeur. Total, elle n'a pas l'air très douée avec des armes (puisqu'elle participe à un duel au cours du roman) et surtout, elle se comporte juste comme une midinette. J'ai trouvé ce personnage complétement incohérent et ça ne m'a pas plu.

Je n'ai pas non plus apprécié le personnage de Arin, l'esclave que Kestrel achète à une vente aux enchères. Je l'ai trouvé sans charisme, même le mystère qui semble l'entourer est trop vite révélé et ça gâche un peu. Il est moins pire que Kestrel mais franchement, il ne fera pas partie de mes personnages de roman favoris.

L'histoire est un peu simplette, je ne suis même pas curieuse de savoir ce qui va advenir de ces deux personnages. On baigne dans la romance jusqu'au cou alors que j'aurai aimé qu'on me parle d'intrigues politiques, de complots et tout ce genre de trucs. Là j'ai eu la sensation de me retrouver avec deux adolescents maladroits qui découvrent leurs premiers émois. Je suis déçue.

Heureusement, la plume de Marie Rutkoski est fort plaisante. C'est assez fluide alors les pages se tournent rapidement mais malheureusement, ça ne fait pas tout et c'est surtout l'histoire qu'on me raconte qui est essentielle et non pas la simple forme. C'est dommage parce que j'aurai bien aimé moi aussi devenir accro à cette série.

Pas sûre encore de lire la suite ... je suis tellement loin du coup de coeur pour ce premier tome !

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