Sanguine et ses lectures

20 septembre 2017

Barbara, roman

barbara

Barbara ... c'est le prénom que mes parents avaient choisi pour moi avant de changer d'avis. Barbara, c'est une chanteuse avec laquelle j'ai grandi puisque ma maman l'aime beaucoup. Barbara, c'est la longue dame brune qui me régale de ses textes et dont j'admirais l'engagement qu'elle avait, discrétement et pudiquement, auprès des prisonniers et des malades du sida. Barbara, c'était une chouette personne. Alors lorsque j'ai vu que le nouveau roman de Julie Bonnie consacré à cette dame était dispo sur Netgalley, je n'ai pas hésité. Un grand merci aux Editions Grasset pour avoir approuvé ma candidature.

"Ma mère écoutait Barbara, le dimanche matin, fenêtres grandes ouvertes, volume à fond. Depuis toute petite, je suis imprégnée de ses mots, de sa voix, de ses mélodies. En grandissant, ses paroles ont pris de nouveaux sens mais ne m'ont jamais quittée, jusqu'à ce que je devienne chanteuse, jusqu'à ce que j’écrive mes propres chansons.
Dans ce roman, inspiré de ses débuts, je voulais percer le mystère de l'énergie exceptionnelle qui habitait Barbara, une alternance de néant sombre et d'explosion de lumière. Je voulais raconter sa quête, sa détermination malgré les failles, malgré les drames."

J'ai un peu coupé dans le résumé parce que je le trouve un poil trop long pour moi. L'auteure décide de nous immerger dans la vie de Barbara alors qu'elle s'appelle encore Monique et qu'elle est une petite fille pendant la Seconde Guerre Mondiale. J'ai apprécié de découvrir cette partie de la vie de la future  longue dame brune. Je ne me suis jamais vraiment penchée sur sa vie privée mais j'appréhendais un peu les moments passés avec son père. Je savais bien qu'à un moment, on aurai droit aux instants terribles qui ont inspirés "L'aigle noir". Heureusement, tout est bien dosé. Julie Bonnie a su rendre ces moments douloureux avec beaucoup de pudeur.

Et puis on découvre aussi comment Monique se métamorphose petit à petit en Barbara, comment elle ne lâche jamais le morceau jusqu'à finir par se produire sur une scène, devant un public. J'ai découvert une femme battante, qui est plus que volontaire pour réussir sa vie. Elle m'a beaucoup impressionnée. C'est là qu'on se rend compte qu'une passion peut nous conduire très loin.

Tout cela est rehaussé par la plume de l'auteure que je découvrais ici. J'ai aimé, terriblement. C'est bien écrit, c'est extrêmement sensible, presque poétique. Ca m'a donné envie de découvrir d'autres écrits de Julie Bonnie.

Un bel hommage qui donne envie de réécouter les chansons de Barbara ...

Lu dans le cadre du Challenge des 100 romans ...

(92/100)

100romans

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19 septembre 2017

[LC] A comme association 7 : Car nos coeurs sont hantés

association

Même si je suis juste hyper en retard dans mes lectures communes, je ne lâche pas l'affaire et j'ai bien l'intention de rattraper tout ce retard accumulé. Alors certes ce ne sont plus vraiment des lectures communes mais comme il s'agissait de livres que j'avais vraiment envie de découvrir, je continue allégrement ! Et puis j'ai espoir que je finirai par être à jour !!

Réveillé en fanfare par Fafnir, son sortilège-espion, Jasper s'apprête à partir sur les traces du dangereux chamane. Lorsque Jean-Lu, venu à la rescousse, tombe sur trois sbires évanouis sur le pas de la porte, il lui faut inventer une nouvelle série de mensonges - un art très prisé par l’Association ces derniers temps. Mais les ennuis ne s’arrêtent pas là. Jasper, devenu ennemi public numéro un, est pourchassé par des Anormaux enragés, par un Mage rancunier et même par mademoiselle Rose, transformée en chef de guerre ! Si notre magicien en herbe découvre les secrets des mondes qui l’entourent, il lui manque encore de nombreuses réponses ; à commencer par le mystère des pouvoirs de Nina ! Heureusement, Ombe est là pour le guider, que ce soit pour affronter un loup-garou ou une jolie fille ...

C'est le tome 7 de la série et on s'approche tranquillement de la fin. Ca se sent parce que les événements se précipitent un peu, on commence à avoir des réponses à certaines questions. Certaines interrogations n'ont encore pas trouvé leurs réponses mais j'espère les avoir dans le tome prochain qui sera le dernier (larmichette en approche).

On retrouve Jasper et Nina exactement là où on les avait laissé dans le tome précédent. J'aime bien ça dans la série parce que tout s'imbrique parfaitement et on n'a pas de zone d'ombres. On s'apprête à livrer un combat dont je ne vous dirai rien ... mais j'ai beaucoup aimé ces quelques pages de combat.

On en apprend enfin plus sur les adultes de cette série et en particulier sur Mademoiselle Rose qui m'a pas mal étonnée. Je ne m'attendais pas totalement à ça je dois avouer. Mais en tout cas, j'ai beaucoup aimé ce que l'auteur a décidé de faire de ce personnage qui était quand même plutôt effacé jusque là. J'ai également bien apprécié de se retrouver le personnage d'Ombe que j'aime quand même beaucoup. J'ai maintenant hâte de connaitre la toute fin de cette histoire et je pense que je vais être un peu peinée de quitter tous ces personnages qui m'accompagnent au fil des mois depuis le début de cette année.

Encore une fois, c'était chouette !

Lu dans le cadre du Challenge des 100 romans ...

(91/100)

100romans

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18 septembre 2017

Avant le grand jour

le grand jour

J'avais ce livre dans ma PAL depuis ... j'ose même pas l'avouer ici ... Juin 2014 !! Vous n'avez rien lu, vous n'entendez que ma voix ! ... Bref, il me faisait très envie lorsque je l'ai acheté et puis après, j'ai eu moins envie de le lire et il a séché misérablement. Et puis j'ai décidé de le sortir et de l'inclure dans la liste d'un challenge. Je pensais le lire juste avant mon mariage en mai mais mine de rien, ça demande beaucoup de préparation et je n'ai pas eu le temps de le lire. Mais voilà, maintenant c'est chose faite !

Emily est bien décidée à laisser derrière elle les drames qu'elle a vécus. Et elle est sur le point d'accéder au bonheur : elle mène une brillante carrière et s'apprête à se marier à un homme fantastique. Alors que la fête se prépare, elle tombe nez-à-nez avec son ex mari Ryan, producteur de cinéma : il est de passage dans l'hôtel où ont lieu les festivités afin de faire du repérage pour son prochain film. Elle va découvrir qu'il n'est plus l'homme instable qu'elle a connu, et pourrait bien changer d'avis à son sujet ...

J'ai eu un peu de mal avec le début du livre et en particulier avec le personnage d'Emily. Je l'ai trouvé tellement pénible, superficielle et un peu trop délurée à mon goût, je n'aime pas du tout ce genre de nanas et je trouve que la littérature dite romance en est truffée. C'est casse-pieds quand même. Et puis en quelques chapitres, on retrouve une Emily totalement transformée. Fini les délires, c'est devenu une jeune femme rangée (limite coincée du ...) qui est sur le point de se marier.

Le futur marié, Grant, est aussi un mec hyper caricatural. Il est riche, beau, intelligent ... il a vraiment tout pour lui. Mais il a un défaut : son métier de chirurgien (et pas n'importe quelle spécialité ! Le gars pratique des greffes, mais de tous les organes, tous tous tous !!). Et ce métier l'acapare tellement qu'il doit laisser sa fiancée seule à 24 heures du mariage. Et comme une romance sans triangle amoureux, ça ne semble pas exister, voilà que déboule Ryan l'ex-mari d'Emily dans l'hôtel paumé dans le Vermont où la cérémonie doit se dérouler.

C'est hyper cliché tout du long ! Je n'ai jamais vraiment cru à ce que je lisais, je savais déjà ce qui allait se passer et très honnêtement, lorsque Ryan se pointe on sait comment le livre va se terminer. Et ça n'a pas manqué ! Après, c'est sympa à lire. J'ai bien aimé l'ambiance un peu Dirty Dancing qui se dégage de l'hôtel du Vermont dont j'ai mangé le nom (mais qui se situe au bord du lac Valentin oh oho cliché quand tu nous tiens).

Comme ça, on a l'impression que je n'ai pas aimé ma lecture et pourtant, je l'ai pliée en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. J'ai apprécié ce livre parce qu'il est très léger. La plume de Beth Kendrick est plutôt agréable même si rien de fifou là dedans. L'histoire est bécasse, comme je le diais les personnages sont clichés mais ça fait passer le temps. C'est une lecture idéale pour la saison estivale en fait. Ca demande pas une concentration de malade et ça se lit tout seul.

C'est pas de la grande littérature mais ça se lit bien !

Lu dans le cadre du Challenge des 100 romans ...

(90/100)

100romans

Lu dans le cadre du Challenge Ces livres que je n'ai toujours pas lu ...

(6/20)

livres pas lu

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14 septembre 2017

La chambre d'ami

la chambre d'ami

Je n'avais jamais entendu parler de ce livre ni même de son auteur. Je l'ai découvert un peu par hasard en trainant à la médiathèque, la couverture m'a donné envie (il faisait encore bien chaud lorsque je l'ai emprunté) et le résumé a fini par me convaincre de le découvrir. Je ne me suis pas fait prier et je l'ai embarqué ...!

Imaginez un cadre de rêve : une luxueuse résidence d’été au milieu des montagnes.
Placez-y un trio de personnages troubles : Charlie, un riche banquier new-yorkais, sa femme Chloe et Matthew, le cousin de Charlie, un cuisinier dont l’existence part un peu à la dérive.
Le décor est posé, les pièces sur l’échiquier. En dire plus serait criminel.
Passion, drame, trahison, adultère, meurtre : rien ne manquera à votre plaisir.

Une belle piscine, une intrigue qui se déroule tout près de New-Yok, un huis clos ... tout semblait réuni pour me plaire. Et pourtant, ça ne l'a pas fait. Je vous l'annonce comme ça de but en blanc parce que du coup, mon billet ne sera pas très long. Je n'ai pas aimé ce livre. Voilà, c'est dit. C'est plié. Je ne me suis absolument pas attachée aux personnages. Charlie est une tête à claques, il boude pour un oui pour un non et il est insupportable. Je n'ai pas non plus aimé Chloe qui m'a gonflé à un point ! C'est une capricieuse à qui on passe tout. J'aurai pu apprécier Matthew qui est le seul personnage qui pourrait ressembler à n'importe lequel d'entre nous. Mais en fait, non.

J'ai trouvé que l'histoire était molle, lente et pas intéressante. Ca décolle très vaguement à la moitié du livre (la moitié quand même, pour un livre qui fait à peine 250 pages !!) mais c'était déjà trop tard pour moi. L'auteur m'avait déjà perdue depuis longtemps. Je me suis forcée à aller au bout parce que le livre n'est pas épais mais j'avais vraiment tendance à lire en diagonale (oui, c'est mal mais je m'en fiche).

C'est mou, la plume de James Lasdun n'est pas fabuleuse non plus. C'est vraiment un livre dans lequel on s'ennuie, pourtant j'aime bien les huis clos. Je trouve que ça donne souvent une autre dimension au livre mais là, c'était juste pas possible ! On nous le vend aussi comme un thriller psychologique. Alors oui, c'est bien un thriller mais pour le côté psychologique, je ne suis pas convaincue. Je suis bien contente de ne pas avoir acheté ce bouquin et de m'être contentée de l'emprunter. Je l'ai rendu sans regrets !

Bref, c'est un ratage !

Lu dans le cadre du Challenge des 100 romans ...

(89/100)

100romans

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13 septembre 2017

Où cours-tu William ...

william

Quelle couverture intrigante ! C'est ce que je me suis dit lorsque j'ai vu ce livre pour la première fois. Elle me fait terriblement penser à un tableau de Magritte, pas vous ? En plus, il se trouve que j'aime beaucoup la maison d'édition, le résumé m'a plu et il était disponible sur la plateforme Netgalley. Je n'ai pas attendu longtemps avant de le solliciter ! Merci donc à Netgalley et aux Editions Calmann-Levy pour cette découverte !

Dans un Paris plus que jamais miroir aux vanités, l’extrême droite est sur le point de remporter les élections. William Kenfcet, journaliste à l’indépendance farouche, sent que le pire va advenir. Il l’a écrit et fait savoir. Est-ce pour cela qu’un soir il se fait salement agresser devant les grilles du jardin du Luxembourg ? Et que, voulant le sauver, un jeune couple est assassiné ...
Quand William se réveille à l’hôpital, il s’effondre. Écrasé par son histoire familiale, rongé par ses démons et par l’âge qui avance, il décide de partir à New York sur la tombe du jeune homme mort pour le secourir.
Un matin, dans le journal, il découvre l’histoire de Harvey Miller, un homme que le déclassement social a transformé en monstre — il a tué sa femme et ses quatre enfants — et qui vomit la morale de la société américaine. Cette histoire, William s’en empare, et le livre qu’il se met à écrire lui permettra de creuser ses propres zones d’ombre.

Je ne savais pas exactement à quoi m'attendre avec ce livre et je dois dire que je n'ai pas été déçue. Je l'ai lu très rapidement, j'ai profité de mes congés pour engloutir cette histoire qui nous narre la vie de William qui m'a fait penser un peu à certains contestataires qu'on peut rencontrer aujourd'hui dans le monde de la politique. C'est un récit hyper réaliste qui m'a un peu secoué parce que ça rappelle quand même pas mal ce que notre pays connait actuellement ... et la vision que nous propose l'auteur fait un peu froid dans le dos.

Le texte est hyper dynamique et je pense que ça vient du fait que nous avons une alternance de chapitres entre la vie de William (et son voyage aux Etats-Unis pour se reconstruire après une agression qui tourne vraiment très mal) et le livre que William rédige pendant son séjour américain. Je ne sais pas si j'ai préféré suivre le périple de William ou découvrir l'histoire de Harvey qu'il imagine au fil des jours ... Mais du coup, cette alternance est hyper interéssante et hyper bien vu pour rendre le livre rapide. On ne peut que l'avaler sans se rendre compte que les pages défilent.

J'ai aimé la vision assez pessimiste que l'auteur nous propose sur les sociétés françaises et américaines actuelles. Il ne nous épargne aucun de nos travers et il pose un regard acide sur les événements. Il égratigne les partis politiques, il n'hésite pas à nous montrer la société américaine telle qu'elle est finalement, une société qui pousse parfois les gens à péter les pombs jusqu'à tuer leur famille dans la mesure où les armes sont autorisées.

J'ai juste un petit bémol concernant les très (trop ?) nombreuses références à la musique jazz parce que je ne connais pas du tout ce genre musical et ça a fini par me perdre un peu. J'aurai peut-être pu prendre le temps de faire des recherches sur internet mais le jazz ... Chacun ses goûts dirons nous !

Un livre de la rentrée littéraire, à découvrir ...

Lu dans le cadre du Challenge des 100 romans ...

(88/100)

100romans

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12 septembre 2017

La douce empoisonneuse

douce empoisonneuse

Ca faisait très longtemps que je lorgnais sur ce bouquin, j'en ai plusieurs fois entendu parler et j'ai souvent croisé des ouvrages de l'auteur sans oser me lancer ... C'est chose faite depuis que j'ai pu mettre la main sur un exemplaire de cette Douce empoisonneuse à la médiathèque de ma petite ville. J'ai donc pu découvrir la plume de Arto Paasilinna, cet auteur qui nous vient de Finlande et qui restait un mystère pour moi ...

Une maisonnette rouge flanquée d'un petit sauna en bois gris, non loin d'Helsinki. Linnea, la douce veuve du colonnel Ravaska, mène une existence paisible à soigner ses violettes et son chat. Pourtant chaque mois, le jour où elle touche sa pension, un trio maudit, conduit par son neveu, s'invite sous son toit pour la détrousser. Lorsque ses visiteurs ne se contentent plus de sa maigre retraite et exigent un testament à leur avantage, c'en est trop. Elle est résolue à en finir. Comprenez: à se suicider. Mais, surprise, concocter un poison mortel se révèle une activité beaucoup plus passionnante que tricoter. Et les noirs desseins de Linnea, par une suite précipitée d'événements cocasses, se retournent en sa faveur, tandis que ses ennemis ...

Nous faisons donc la connaissance de Linnea qui est une vieille dame, veuve, qui vit dans la banlieue lointaine de Helsinki et qui se fait maltraiter par son neveu, un peu malfrat sur les bords. Elle est plutôt attachante cette petite mamie mais à la longue, j'ai eu du mal avec elle. Et avec la totalité du livre à vrai dire. Je pense que j'avais un peu trop d'attentes concernant cette Douce empoisonneuse.

J'ai trouvé que les situations étaient assez peu vraisemblables, alors j'ai essayé de voir le livre comme un conte mais malgré ça, je n'ai pas accroché à ma lecture. C'était beaucoup trop gros, trop incohérent, trop tout en fait. Linnea passe d'une faible grand mère à une empoisonneuse qui se trimballe avec tout un attirail dans ses poches. Et le neveu dont j'ai oublié le prénom ne m'a pas plu, ce personnage est bien trop caricatural pour me convenir. Bref, l'histoire est trop ... trop.

Mais je n'ai pas non plus accroché à la plume de l'auteur. Le récit ne m'a pas paru fluide, j'avais parfois du mal à avancer. J'ai trouvé que c'était lent, parfois ennuyeux. Je n'ai pas non plus accroché avec l'humour qui est censé se dégager du bouquin. Ca me l'a déjà fait avec Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire. Je ne suis peut-être pas sensible à l'humour nordique.

Un peu déçue pour le coup mais laissez vous tenter si le coeur vous en dit ...

Lu dans le cadre du Challenge des 100 romans ...

(87/100)

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11 septembre 2017

La maison des reflets

maison reflets

Lorsque j'ai découvert le résumé de ce livre, je savais que je finirai par le lire parce que ça me donnait extrêmement envie d'en apprendre plus. Et puis ensuite, j'ai vu la couverture et là ... j'ai craqué ! Ce livre est tellement beau que je ne pouvais pas passer à côté, c'était purement impossible. En plus, j'ai appris plus tard que Camille Brissot, l'auteure, est née dans la même ville que moi !

Depuis 2022, les Maisons de départ ressuscitent les morts grâce à des reflets en quatre dimensions qui reproduisent à la perfection le physique, le caractère, et le petit je-ne-sais-quoi qui appartient à chacun. Les visiteurs affluent dans les salons et le parc du manoir Edelweiss, la plus célèbre des Maisons de départ, pour passer du temps avec ceux qu’ils aimaient. Daniel a grandi entre ces murs, ses meilleurs amis sont des reflets. Jusqu’à ce qu’il rencontre Violette, une fille imprévisible et lumineuse … Bien vivante.

Un samedi, j'ai décidé de me lancer dans cette lecture qui m'avait été choisie dans le cadre d'un challenge. Le bouquin était dans ma PAL, il me faisait une envie folle mais je n'arrivais pas à me décider à le découvrir enfin. Il aura donc fallu un challenge pour que je me lance enfin. Entre temps, j'avais vu et lu certains avis qui étaient un peu mitigés alors j'avais un peu peur ... Au final, ça a parfaitement fonctionné avec moi puisque le livre ne m'a duré que quelques heures au final.

J'ai adoré découvrir ce concept de Maison de départ, qu'est ce que j'aimerai que ça existe ! Ce n'est pas glauque du tout même si ça peut le paraitre pour certain(e)s. Il s'agit de maisons dans lesquelles des hologrammes, appelés "reflets", de personnes décédées sont visibles par leur famille. C'est compliqué à expliquer mais j'ai accroché à fond ! Daniel vit donc dans une de ces maisons, la plus réputée en fait, depuis qu'il est né et il n'en sort jamais. Jusqu'au jour où il décide d'aller voir ce qui se passe dans la vraie vie.

C'est un livre qui a un rythme très lent, il ne se passe pas grand chose au final mais j'ai beaucoup aimé la poèsie qui ressort de ce récit. J'ai aimé la plume de Camille Brissot qui est très belle, très agréable à lire. L'auteure nous propose une réflexion sur la mort, sur son acceptation et sur la douleur qu'on peut ressentir à la perte d'un proche. J'ai été fort touchée par ce récit et je n'avais pas envie de quitter cet univers que j'ai trouvé très douillet.

Daniel est un jeune homme qui m'a beaucoup touché, je l'ai trouvé très attachant. Son père et sa gouvernante sont aussi très sympathiques, même si parfois j'avais du mal à comprendre les réactions du père. J'avais un peu découvert le fin mot de l'histoire avec Violette (car oui, il s'agit quand même d'une lecture pour adolescents) mais ça n'a pas gâché mon plaisir pour autant.

Une belle histoire un peu onirique que je vous encourage à découvrir ...

Lu dans le cadre du Challenge des 100 romans ...

(86/100)

100romans

Sorti de ma PAL par Gilsayan ...

ChoisirlaprochainelecturedesaPAL

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10 septembre 2017

Lotto girl

lotto girl

J'aime découvrir de nouveaux univers, de nouveaux personnages et de nouvelles plumes. Aussi, lorsque Babelio m'a proposé cette masse critique, je ne pouvais pas ne pas poser ma candidature. C'est avec une grande joie que j'ai appris que j'avais été retenue et que j'allais donc pouvoir découvrir le quotidien de Fern. Je remercie donc Babelio et les Editions Casterman pour l'envoi de ce livre (en plus, je l'ai reçu avec un marque-page assorti à la couverture du livre, j'adore !).

"Ils se servent de nous. Parfois pour combler une lacune, parfois pour tester un nouveau profil. Ils se servent de nous pour les réglages, pour affiner un modèle. Nous ne sommes que des prototypes de travail. Ils encouragent nos parents, ou les soudoient. Les miens se sont entendus dire que je serais belle s’ils choisissaient l’option préconisée par BioPerfect.
Je l’ai dévisagée. Je n’avais jamais pensé qu’on puisse être autre chose qu’une Lotto girl. C’est-à-dire une fille particulièrement douée, au patrimoine génétique exceptionnel. Une fille unique en son genre … "

Le résumé m'avait mis l'eau à la bouche d'une façon assez spectaculaire. Je mourrais d'envie d'en apprendre plus sur les lotto girls et leur vie. L'auteure nous plonge au coeur d'une société très différente de la notre dans laquelle nous pouvons, moyennant finance, décider des gênes de notre futur enfant. Du coup, seuls les plus fortunés peuvent se permettre ce genre de naissances. Heureusement, tous les 7 ans, l'entreprise qui permet aux parents d'avoir ces bébés parfaits procède à un tirage au sort pour que les familles pauvres puissent accèder elles aussi à ce '"bonheur". Les lotto girls et les lotto boys sont ensuite envoyés dans des institutions où ils sont éduqués. Voilà grosso modo l'univers qui va être celui de Fern et ses copines.

Mais au final, bien que ce récit semblait très prometteur, je me suis ennuyée quasiment tout du long. La narration est très molle, les événements ne s'enchaînent pas de façon fluide. Parfois, j'étais presque paumée. Beaucoup de passages m'ont ennuyé ... Je ne voulais pas lire en diagonale parce que je souhaitais rendre un billet le plus sincère possible mais j'ai dû me faire violence. L'auteure nous propose de bonnes idées mais j'ai trouvé qu'elle restait trop en surface et qu'elle n'allait pas au bout des choses comme je l'aurai souhaité.

Le récit est une alternance entre la Fern qui vit dans sa prestigieuse école et celle qui se retrouve dans une usine de tri de déchets (mais je n'ai pas bien compris le concept de cette usine ni celui de "données" qui permettent de manger et de boire, j'avoue). Autant les souvenirs de la jeune fille m'ont plutôt plu et j'avais envie d'en savoir plus, autant le présent dans l'usine m'a pas mal barbé. Cette pseudo-romance aussi, je n'ai pas bien compris ce que ça venait faire là au milieu. Heureusement, ça ne dure pas trop longtemps et on se débarasse du bêllatre assez rapidement.

Je n'ai malheureusement ressenti aucun attachement pour les personnages. Peut-être pour Fern pendant quelques pages mais c'est resté très fugace. Les autres m'ont laissé assez indifférente. Et c'est dommage car le thème de la manipulation génétique avait vraiment du potentiel et j'avais vraiment très envie d'être séduite mais ça ne peut pas le faire avec chaque livre.

Si vous aimez les livres au rythme lent, il pourrait peut-être vous plaire ...

Lu dans le cadre du Challenge des 100 romans ...

(85/100)

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09 septembre 2017

Ne dis rien à papa

ne dis rien à papa

J'avais entendu parler de ce livre lors de sa parution il y a quelques mois (semaines ?) et ça m'a donné envie d'en apprendre un peu plus sur cette histoire qui paraissait bien bizarre. Et puis, j'aime bien la couverture que je trouve assez étrange et intrigante. J'ai eu la chance de pouvoir finalement découvrir ce livre grâce à la plateforme Netgalley et aux Editions Belfond que je remercie très vivement (d'autant que j'ai un peu cafouillé pour le téléchargement du fichier ...)

L'instinct maternel est l'arme la plus puissante au monde. Surtout quand on la retourne contre ses propres enfants.
Quatre jours et quatre nuits se sont écoulés avant que la police ne retrouve la victime dans cette ferme isolée. Quatre jours et quatre nuits de cauchemars, de douleurs et de souffrances, peuplés de cris et de visons imaginaires en face de ce jardin dans lequel elle a été enterrée vivante.
Sur un autre continent, loin de cet enfer, Fanny vit avec son mari et leurs jumeaux Victor et Arno. Leur existence bien réglée serait parfaite si elle ne percevait pas, au travers des affrontements qui éclatent sans cesse entre ses enfants, chez l'un, une propension à la mélancolie et, chez l'autre un véritable penchant pour le mal. Chaque jour elle se dit qu'elle ne pourra plus supporter une nouvelle crise de violence, ces cris qui la replongent au coeur d'images qu'elle voudrait tant oublier ...

J'ai un peu découpé la quatrième de couverture car je trouve qu'elle en révèle beaucoup trop sur l'histoire qui nous attend lorsqu'on se plonge dans le roman de François-Xavier Dillard. Je pense que le mieux, finalement, est de ne même pas lire le résumé et de se lancer comme ça, à l'aveugle. Nous faisons la connaissance de Fanny qui est une fleuriste à qui tout semble réussir. Elle a fait un bon mariage et a deux petits garçons. Déjà, les jumeaux sont un peu dérangeants, surtout Victor qui semble prendre un malin plaisir à torturer son frère que ce soit physiquement ou psychologiquement. Franchement, Victor m'a mis mal à l'aise parce que j'ai du mal avec les enfants "méchants" dans les livres. Mais c'est un parti pris hyper interéssant de la part de l'auteur.

En parallèle à la vie plus ou moins paisible de la famille de Fanny, on découvre un fait divers qui se déroule en Australie. Sur le coup, je ne comprenais pas trop ce que ça venait faire là mais au fil des pages, tout s'imbrique correctement et on découvre petit à petit toute l'histoire qui se révèle plutôt flippante. J'avais par contre deviné l'identité et l'histoire de certains personnages, ça m'a un peu embêtée mais j'ai tout de même beaucoup aimé cette lecture. Les personnages sont bien travaillés surtout au niveau de leur psychologie, on sent que l'auteur maitrise son sujet.

Cependant, je n'ai pas eu de coup de coeur pour ce livre mais j'ai bien apprécié la plume de l'auteur. C'est très plaisant à lire, les chapitres sont courts alors le bouquin est très rythmé. Je l'ai lu en deux jours et je n'ai pas vu passer les pages. L'alternance des chapitres permet aussi au récit d'être haletant et de passer à la vitesse de l'éclair ...

Une belle découverte !...

Lu dans le cadre du Challenge des 100 romans ...

(84/100)

100romans

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08 septembre 2017

Chaman

chaman

J'avais découvert la plume de Maxence Fermine avec son livre "Neige" et j'avais été totalement envoûtée par l'histoire et par l'écriture de l'auteur. Depuis j'avais très envie de relire quelque chose de lui mais je n'en avais pas eu l'occasion jusque là. Et puis, je me suis rendue compte que son dernier bébé, Chaman, était proposé sur la plateforme Netgalley alors j'ai proposé ma candidature et elle a été retenue. Un grand merci donc à Netgalley mais surtout aux Editions Michel Lafon qui m'ont retenue pour découvrir cette singulière histoire ...

"Le jour où Richard Adam comprit qu’il n’avait qu’une vie, il n’avait jamais été si proche du ciel. Et pour cause. Il se tenait en équilibre sur une poutrelle d’acier, à près de soixante mètres de hauteur. Parvenu au bout de son perchoir, il s’arrêta, retint son souffle, et contempla une dernière fois le paysage qui s’offrait à lui, telle une flaque d’or blanc. Il pensa que la vue était sublime, et la vie, terriblement fragile. Un souffle de vent, un faux pas, et il disparaîtrait à jamais. Il s’envolerait tel un oiseau dans les nuées.
Il n’avait jamais été vraiment sujet au vertige. Jusqu’à aujourd’hui."

N'est-elle pas hyper intriguante cette quatrième de couverture ? Ca m'a donné l'eau à la bouche ! En plus, la couverture est superbe avec cet attrape-rêve alors je ne pouvais pas passer à côté. Pourtant, je lis très peu (voire même jamais) de bouquin consacré aux Indiens d'Amérique, que ce soit "avant" ou de nos jours. Ce n'est pas un truc qui me botte vraiment mais là, j'ai décidé de faire confiance à Maxence Fermine. Et j'ai eu raison.

Nous partons à la découverte de la vie de Richard Adam dont la maman vient de mourir et qui décide de ramener ses cendres dans la réserve indienne d'où elle est originaire. Bien entendu, s'ensuit toute une série de portraits et d'histoires d'hommes et de femmes qui vivent dans cette réserve. Personnellement, le terme "réserve" me choque un peu car on a la sensation que ces personnes sont parquées. Bref ...

Ce livre est une véritable quête initiatique que je n'ai pas toujours réussi à suivre réellement. Certains passages m'ont parus un peu longs, d'autres un peu obscurs. Peut-être est ce parce que je ne connais absolument pas la culture amérindienne ou peut-être est ce parce que c'est parfois perché, un peu trop onirique pour moi. Toujours est-il que le lecteur ne peut pas faire autrement que de s'attacher au personnage principal parce qu'il est vraiment très touchant.

J'ai retrouvé avec plaisir la plume de l'auteur qui est vraiment toujours aussi belle et poétique. Ca se lit tellement bien que le livre ne vous durera pas très longtemps. C'est vraiment plaisant de suivre les aventures de Richard Adam. J'ai bien aimé l'idée d'inclure des citations un peu philosophiques de grands chefs indiens en début de chapitre.

Une belle découverte disponible dès le 12 octobre ...

Lu dans le cadre du Challenge des 100 romans ...

(83/100)

100romans

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