Sanguine et ses lectures

18 juillet 2019

Dites à mon père que je suis célèbre

pierre palmade

Je suis très fan de Pierre Palmade. C'est un gars qui a un humour qui me fait mourir de rire. Je l'ai vu plusieurs fois sur scène et j'en suis revenue à chaque fois complétement enchantée. Je ne me suis jamais vraiment penchée sur sa vie privée parce que, comme pour beaucoup de personnes connues, je m'en fous un peu. Mais là, j'ai eu l'opportunité de découvrir son autobiographie grâce à Babelio et aux Editions Harper et Collins que je remercie chaudement. Inutile de dire que je n'ai pas craché sur cette occasion.

C’est l’histoire d’un homme qui voulait être aimé par tout le monde.
Qui va être happé trop tôt par le show-business. Qui va s’afficher en sourire devant le public pour mieux se cacher dans les ombres de la nuit. Qui va s’y brûler… pour suivre aujourd’hui un chemin plus serein.
C’est l’histoire d’un homme qui a trouvé un moyen infaillible pour attirer l’attention sur lui : faire rire.
Qui en a fait son métier. Avec succès.
Qui a appris l’humour à l’école du théâtre de boulevard et de son idole, Jacqueline Maillan.
Qui a joué au Scrabble pour amuser des salles entières.
Qui a ouvert sa porte à de jeunes humoristes pour les mettre en lumière.
C’est l’histoire de Pierre Palmade ... par lui-même.

Cette autobiographie m'a bien plu, je ne vais pas le cacher. C'est pour le lecteur l'occasion de découvrir Pierre, l'homme fragile qui se cache derrière Palmade l'humoriste. Comme je le disais en introduction, je ne connaissais que très peu la vie privée de l'humoriste (bien entendu, je n'ai pas pu passer à côté de son mariage avec Véronique Sanson tellement la presse nous a matraqué avec ça) et là, je dois bien avouer que je suis tombée des nues face aux épreuves qu'il a traversé. Parfois je me dis que je suis bien naïve mais je n'avais jamais entendu parler de la vie dissolue dont il nous fait part. Pour moi, Pierre Palmade était le prototype du gars "propre sur lui" ... attention, je ne le juge pas mais j'ai été très étonnée par la vie qu'il mène réellement.

J'ai été très sensible au ton intime de ce livre, on sent que Palmade se livre sans concessions et qu'il a vraiment envie de partager ses expériences, ses réussites (sur lesquelles il insiste quand même grandement) mais aussi ses quelques échecs avec ses lecteurs. Je ne sais pas si tout est vraiment sincère (trop de confessions tue la confession) mais en tout cas, j'ai été touchée par ma lecture.

Malgré ça, je dois avouer que ce trop plein de "moi, moi, moi" (oui je sais, c'est une autobiographie et c'est un peu le principe !) a fini par me lasser un peu surtout lorsqu'il commence à verser dans le très intime (vie sexuelle, consommation de drogues etc). En fait, je pense surtout que au-delà de la lassitude, je me suis surtout sentie un peu mal à l'aise en lisant ces passages. Ce ne sont pas des aspects de sa vie que j'avais envie de connaitre, même si ça fait sans doute partie de sa personnalité. J'ai eu aussi un peu de mal avec ce petit côté prétentieux qui se dégage du livre, je n'avais pas imaginé Pierre Palmade avec un genre de melon depuis la fin de son adolescence. Ceci dit, il en est pleinement conscient et ne le cache pas dès les premières pages.

Du coup, si j'ai beaucoup apprécié la première partie du livre dans laquelle il nous fait découvrir son métier et l'entourage qui va avec (non mais Jacqueline Maillan quoi ...!!), je n'ai pas trop aimé la fin du livre. Je suis peut-être trop coincée pour ce genre de confidences mais je n'ai surtout pas trop compris pourquoi Pierre Palmade avait ressenti le besoin de nous faire partager certaines anecdotes très portées sur la fesse. Reste le fait qu'il explique très bien ce que peut ressentir un jeune homme homosexuel totalement incompris au sein de sa famille, si ça pouvait faire un peu bouger les choses ce serait chouette !

Un livre agréable à découvrir, à réserver cependant aux gens qui apprécient Pierre Palmade "au départ".

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13 juillet 2019

Fantômes de papier

fantomes de papier

J'avais bien aimé le premier livre de Julia Heaberlin, aussi lorsque j'ai eu l'opportunité de découvrir son nouveau thriller je ne me suis pas fait prier. J'aime bien suivre les auteures qui me plaisent, ça permet d'avoir une idée de l'évolution de leur plume. Je remercie donc chaleureusement les Editions Presse de la Cité via la plateforme Netgalley pour m'avoir confié un exemplaire numérique du livre.

Depuis des années, elle ne pense qu’à ça. Elle avait douze ans lorsque sa grande soeur a disparu. Pour elle, ça ne fait pas de doute : Rachel a été enlevée, puis assassinée. Grâce à une photo retrouvée sous l’escalier du grenier familial, elle connaît même le coupable : Carl Feldman, un photographe aussi célèbre pour ses clichés que pour les accusations de meurtre dont il est ressorti blanchi. Aujourd’hui sénile, Carl Feldman vit dans un établissement adapté. Mais l’heure de la vengeance a bientôt sonné : la jeune femme est prête à tout pour le forcer à recouvrer la mémoire et faire éclater la vérité. Même à prendre l’identité de sa fi lle illégitime et à entraîner l’homme qui l’a privée de sa soeur dans un road-trip texan sur les traces d’affaires de disparition non résolues. Mais de la jeune femme sans nom au plan millimétré et du vieil homme à la mémoire peut-être pas si morcelée, qui est le plus dangereux ?

J'avais entendu et lu de nombreux avis très élogieux concernant ce livre et je dois dire que j'avais placé de très grands espoirs dans cette lecture. C'est sans doute pour ça qu'au final mon enthousiasme est retombé comme un soufflet. Je me suis lancée avec gourmandise et enthousiasme dans mon livre et ... dès le départ j'ai senti que la relation entre ce bouquin et moi allait être un peu compliquée.

Oui, parce que dès les premières pages j'ai senti que je n'allais pas aimer notre personnage principal féminin. Je l'ai trouvé torturée (normal en même temps vu ce qu'elle a vécu étant gamine) mais surtout, je n'ai pas réussi à suivre ce qu'elle avait dans la tête. Son plan m'a paru super bizarre et j'ai eu du mal à m'interésser à elle. En fait, je n'ai ressenti aucune empathie pour cette nana et je me fichais bien de ce qui pouvait lui arriver. Carl, m'a aussi laissé plus ou moins indifférente. Enfin, il est bien construit et plein de mystères alors j'ai réussi à "me pencher sur son cas" mais pour être tout à fait honnête, il ne restera pas longtemps dans ma mémoire.

C'est bien écrit, les ressorts propres au genre thriller sont bien présents mais je n'ai pas eu de réelle surprise pendant ma lecture et je me suis même ennuyée parfois. Et ça, l'ennui dans ce genre de livre ça ne pardonne pas. C'est bien dommage parce que le résumé me plaisait bien et finalement, je n'ai pas trouvé le frisson et le mystère dont j'avais envie. De même, on me promet un final ébouriffant et je l'ai trouvé très convenu. Le côté bisounours de la fin du livre ne m'a pas plu.

C'est raté pour cette fois mais je découvrirai toujours les livres de l'auteure avec plaisir ...

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09 juillet 2019

Quand l'amour s'en mail

l'amour s'en mail

J'ai honte ! Je devais lire ce bouquin dans le cadre du Deuxième Challenge Netgalley et je l'ai terminé hier. Mauvais score non ? Je m'en excuse auprès des Editions Montalke et j'en profite pour les remercier d'avoir mis à ma disposition un exemplaire de ce livre que j'ai découvert avec grand plaisir.

Quand sa meilleure amie lui demande d’être son témoin de mariage, Solène est aux anges et décide de lui organiser un enterrement de vie de jeune fille dont elle se souviendra ! Pour cela, elle écrit à Léonie, surnommée « Léo », la sœur de la future mariée… Mais à cause d’une erreur de destinataire, c’est Léo, architecte parisien et homonyme de Léonie, qui lui répond !
Débute alors une correspondance qui devient de plus en plus personnelle à mesure que les jeunes gens se découvrent l’un l’autre. Mais quand Léo propose à Solène de se rencontrer enfin, elle refuse catégoriquement. Bien décidé à connaître le visage de sa mystérieuse amie virtuelle, Léo s’obstine… Solène lui cacherait-elle quelque chose ? La complicité qu’ils ont développée derrière leurs écrans résistera-t-elle à l’épreuve du réel ?

Je lis de moins en moins de romance parce que je trouve que le genre a un peu de mal à se renouveller et je m'ennuie souvent. Je me suis donc lancée dans cette lecture avec un peu d'appréhension et une bonne dose d'a priori je l'avoue. Mais finalement, j'en ressors très contente et ce, pour plusieurs raisons.

Les personnages que Tamara Balliana nous propose sont très sympathiques, j'avais un peu peur de tomber dans le cliché du beau gosse et de la fille un peu bof (ou le contraire) mais non. Solène est une jeune femme pleine de vie à qui la vie n'a pas toujours fait de cadeaux et ça explique les réactions qu'elle peut avoir face à certaines situations. Léo est aussi un écorché vif, il a perdu son frère dans un accident de la route et depuis, c'est un peu le genre de mec Saint Bernard qui ne demande qu'à aider. Ces deux là vont se rencontrer virtuellement suite à une erreur d'adresse mail.

Avouez que le thème est hyper actuel. Je pense même que ce genre de situation a déjà dû arriver. Alors bien entendu, l'histoire est cousue de fil blanc. On voit à peu près tout arriver gros comme une maison (ah non, pas le "secret" de Solène dont il est question dans le résumé ? et bien si un peu quand même ..) et pourtant, c'est hyper agréable à lire.

Il faut dire aussi que le livre est servi par une plume très légère et dynamique. Ca se lit à une vitesse hallucinante, le livre n'est certes pas très épais (300 pages dans sa version papier) mais je n'avais pas envie de le lâcher. J'étais très curieuse de connaitre le devenir de cette relation très jolie et pourtant fragile. Bien sûr, on connait la fin dès le début mais c'est pas grave.

C'est un livre douceur à déguster aux beaux jours. C'est donc le moment idéal pour vous lancer dans cette lecture !

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06 juillet 2019

Les fleurs sauvages

fleurs sauvages

Je trouve la couverture de ce bouquin absolument magnifique (et je ne savais pas encore que chaque en-tête de chapitre était orné d'un superbe dessin de fleur) mais le résumé me tentait moyen. J'ai entendu et lu de nombreux avis fameux et comme je suis un mouton, j'ai eu moi aussi la folle envie de découvrir les aventures d'Alice dans le bush australien. Je remercie donc les Editions Mazarine via la plateforme Netgalley pour avoir mis un exemplaire de ce bouquin à ma disposition.

Lorsqu'une tragédie change à jamais sa vie, la jeune Alice Hart, âgée de neuf ans, part vivre chez sa grand-mère qu'elle ne connaît pas. Quittant le bord de l'océan où elle a grandi, elle trouve refuge dans la ferme horticole de June, où celle-ci cultive des fleurs sauvages d'Australie.
Au fil du temps, Alice oublie les démons du passé et apprend à perpétuer la tradition familiale en utilisant le langage des fleurs pour remplacer les mots lorsqu'ils se font trop douloureux.
Mais l'histoire des Hart est hantée par de nombreux secrets que June cache à sa petite fille. Une sorte de fatalité semble accabler les femmes de leur famille, aussi June préfère-t-elle tenir Alice à l'abri de la vérité, quitte à la tenir à distance de l'amour.

Je ne vais pas y aller par quatre chemins, mon avis sur ce récit est un peu mitigé. J'avais sans doute placé la barre très haut et c'est bien dommage parce que ce livre est tout de même de bonne qualité. Si j'ai adoré la petite Alice, j'ai eu un peu plus de mal avec elle lorsqu'elle devient adulte. Je n'ai pas réussi à la comprendre et j'ai eu du mal à suivre certaines de ses décisions. Quand elle est petite fille, elle est adorable et ultra attachante. On a envie de lui faire des câlins. Mais la vie faisant, elle se retrouve dans une immense ferme ...

Cette ferme m'a fait rêver lorsque je l'ai découvert à travers les yeux de la petite fille. Cet endroit est peuplé de personnages hyper pittoresques que j'ai adoré. En fait, le livre m'aurait convaincue si on était resté dans cet univers. Sauf que non, on finit par changer de décor, Alice change elle aussi et j'ai commencé à trouver un peu le temps long. Les petites romances dont le roman est émaillé m'ont paru sans interet, je n'ai pas bien compris à quoi elles servaient ... avec le recul je me dis que c'était sans doute pour montrer que la vie est un éternel recommencement.

Je me suis un peu ennuyée et je crois que je n'ai pas bien compris où Holly Ringland voulait en venir. Reste une description sublime des paysages australiens, on ressent la chaleur et l'aridité du désert. J'ai presque eu envie de prendre un billet d'avion et d'aller voir ça de mes propres yeux. La plume de l'auteure est franchement agréable, c'est fluide. Malgré des qualités certaines, je suis bien loin du coup de coeur que j'aurai aimé avoir.

Un livre qui ravira les amateurs d'histoire de famille un peu tordues ...

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03 juillet 2019

Martin de la Brochette

brochette

C'est un livre que j'avais envie de lire depuis longtemps et que j'ai reçu dans le cadre d'un swap il y a quelques temps déjà. Comme il est tout fin (140 pages environ), je me le gardais pour lire entre deux gros pavés. Bon, finalement je l'ai lu pour un Challenge et bien loin des gros pavés. Comme quoi ...

On l'appelle " Boulette ". Ou " P'tit Boudin ". Martin de La Brochette est la honte de sa famille. Chez les La Brochette, on est beau, catholique, surdiplômé ; on passe l'été à Carnac et Pâques à Versailles. Et justement, l'Agneau Pascal approche à petits pas... l'occasion ou jamais pour le grassouillet Martin d'aggraver son cas. Cette année, au café, il a une annonce à faire, une vocation à révéler : " Boulette " veut être boucher. Oui, boucher. Vendre de la côte de bœuf et désosser des porcs. Et épouser la charcutière de ses rêves. Lui laisser la main sur le pâté en croûte et le saucisson en vitrine. Adieu bourgeoisie consternée ! Bienvenus veaux, vaches, cochons et couvées !

Commençons par la futilité, j'aime bien la couverture qui me fait vraiment penser aux papiers paraffinés dans lesquels les bouchers emballent la viande. Avouez que ça donne envie de croquer dans le livre à pleines dents non ? Bon par contre, je vais vous calmer tout de suite. Le livre est une petite déception. J'en attendais peut-être trop, je ne sais pas.

A vrai dire, je pensais découvrir une tranche de vie plutôt sympa, drôle et pleine d'esprit. Je me suis retrouvée avec des personnages bien clichés (mon Dieu, Solange est un concentré de clichés à elle toute seule !), une histoire simplette et une grosse dose de vulgarité. Ca peut paraitre rude mais franchement, je me suis demandée ce que je foutais au milieu de ce bazar.

Martin n'est pas sympa, il est même plutôt du genre gros lourdingue. L'auteur propose une explication au fait qu'il semble inadapté, c'est bancal et totalement convenu. Je n'ai jamais été convaincue tout au long du roman (j'étais d'ailleurs contente qu'il ne soit pas plus épais du coup). Les parents sont une caricature, la soeur aînée n'en parlons pas. Comme je le disais, la femme de Martin est une grosse blague et leur fils une grosse tête à claques improbable. Le seul qui tire son épingle du jeu, c'est Pierre le frère curé.

L'histoire est insipide, je me suis ennuyée, je n'ai même pas souri. Par contre, j'ai levé les yeux au ciel un nombre de fois considérable. J'ai été un peu heurtée par la grossierté de Martin lorsqu'il parle de sa femme, de leurs ébats sortis de nulle part au milieu du laboratoire de charcuterie. Je n'ai finalement pas compris où l'auteur voulait en venir ...

Un livre qui va finir dans une boite aux livres proche de chez moi !

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30 juin 2019

Et mes yeux se sont fermés

mes yeux se sont fermés

J'avais ce livre dans ma PAL depuis longtemps, sans doute depuis sa parution. J'avais très envie de le découvrir et comme je n'ai pas plongé dedans tout de suite je l'ai un peu laissé de côté. Rangé dans ma bibliothèque, je dois bien dire que j'avais fini par l'oublier. C'est grâce à un Challenge que j'ai enfin réussi à trouver le temps et l'opportunité de le découvrir.

Tout le monde change durant l'adolescence. Maëlle n'est pas différente des autres filles de seize ans. Cette année-là, elle passe de plus en plus de temps sur facebook, abandonne le sport, modifie sa façon de s'habiller, quitte son petit ami.... Sans hésitation ni compromis, elle prend un virage à 180°. S'il y a une chose qui ne change pas chez Maëlle, c'est son caractère déterminé. C'est pour sauver le monde que, victime d'un rapt mental, elle rejoint les combattants de Daesh.
Maëlle devient Ayat.

J'avais quand même un peu d'appréhension avant de me lancer dans ma lecture. Le sujet est tout de même sensible et plutôt casse gueule (si je peux me permettre). J'avais peur que l'auteur en fasse trop, ou porte un jugement ... mais il n'en est rien. Au fil des pages, nous allons découvrir l'histoire de Maëlle devenue Ayat après sa conversion à l'Islam. Même si l'auteur s'attache à nous faire entrer dans la tête de la jeune fille, je dois dire que je n'ai quand même toujours pas réussi à comprendre vraiment les motivations de ces jeunes qui épousent la cause du terrorisme.

Le récit alterne les points de vue et les témoignages des différents personnages. On passe de Maëlle-Ayat elle-même, à sa mère, sa soeur, son amie etc ... J'ai bien aimé parce que ça permet d'avoir une sorte de vue d'ensemble de la vie avant et après un départ en Syrie. Certes, ce livre est une fiction mais elle est très documentée et je suis convaincue que ça doit se passer quasiment de la façon décrite par Patrick Bard.

J'ai aimé aussi que l'auteur reste neutre, il se contente de raconter les évenements qui ont conduits Maëlle a rejoindre les rangs de Daesh, à épouser un type rencontré rapidement sur internet et à se retrouver enceinte à 16 ans. Il est difficile de lire ce livre sans se mettre à la place d'un des protagonistes, en fonction de l'âge du lecteur il sera Maëlle ou sa mère par exemple. On tremble pour la jeune fille et on découvre tout un pan de la vie en Syrie qu'on ne connait pas forcément.

Le seul petit bémol pour moi, c'est la fin que j'ai trouvé un peu trop bisounours à mon goût. Je me dis que c'est sans doute parce que le livre est, à la base, destiné à un public adolescent et qu'il faut quand même leur montrer qu'il est possible de se reconstruire après avoir vécu une telle expérience.

Une découverte sympathique, un roman à conseiller aux adolescents.

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27 juin 2019

C'était en mai, un samedi

en mai un samedi

J'avais repéré ce bouquin depuis longtemps, c'est sans doute la photo de Dalida sur cette couverture qui avait attiré mon oeil. Je ne suis pas une fan absolue mais j'ai grandi avec une maman qui aimait bien la chanteuse alors j'ai beaucoup d'affection pour elle. Je pense d'ailleurs que je vais le prêter à ma mère parce qu'elle devrait apprécier. Je suis fière de moi parce que j'ai acheté ce livre à SMEP cette année et je l'ai lu dans la foulée !

C'est un mois de mai comme tous les autres, entre les derniers froids et les premiers soleils. Comme tous les autres ? Sans doute pas. Pour Sophie, réfugiée dans sa maison de Sologne après la découverte de l'infidélité de son mari, c'est le premier d'une nouvelle ère. Car Sophie a décidé de vivre. Soudain, la sonnerie du téléphone retentit. " Bonjour... Je m'appelle Iolanda. Je vais mourir. " La voix est chaude, orientale ; le numéro, composé au hasard. Les deux femmes se confieront le temps d'une nuit qui sera sans doute la dernière pour l'une d'entre elles... une étoile... Dalida.

A vrai dire, je n'avais jamais vraiment lu la quatrième de couverture et je pensais dur comme fer que j'allais mettre mon nez dans une biographie de la chanteuse. Mais pas du tout ... enfin, pas vraiment. David Lelait-Helo a eu l'idée géniale d'imaginer le dernier dialogue que Dalida aura eu avant d'accomplir le geste qui lui a ôté la vie. J'ai trouvé ça très émouvant en fait.

J'ai vraiment eu la sensation d'être dans la peau de Sophie (on partage le même prénom de toute façon !) et d'entendre la voix de Dalida me raconter sa vie, ses douleurs et ses espoirs perdus. L'auteur, avec la plume délicate et poétique qui le caractérise, parvient à toucher ses lecteurs en plein coeur. Les confessions (imaginaires je le précise) de la chanteuse m'ont bouleversé. J'ai eu la sensation de m'être encore plus attachée à Iolanda depuis que j'ai lu ce livre. C'est super fort !

J'ai beaucoup aimé le personnage de Sophie, celle qui reçoit le coup de fil totalement inattendu et les confessions de la star. Elle aussi a une histoire personnelle assez peu commune. On la découvre peu à peu et je dois dire qu'elle est aussi très attachante. Quelque part, on l'envie d'avoir pu partager un instant aussi émouvant avec une autre femme.

Une très belle histoire de femmes avec les jolis mots d'un homme ...

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26 juin 2019

Il venait d'avoir dix-sept ans

17 ans

Je ne lis pas beaucoup d'essais parce que, pour moi, la lecture est avant tout un moyen de me détendre. Mais de temps en temps, je suis quand même intriguée par l'un d'entre eux et ça a été le cas pour le livre de Sylvie Bommel. C'est la couverture sobre et le titre du livre qui ont attiré mon oeil en premier lieu. Il n'est pas bien difficile de comprendre de qui l'auteur va nous parler alors même que la photo ne montre aucun visage ... Un grand merci aux Editions JC Lattès pour l'exemplaire numérique mis à ma disposition.

Elle est professeur de théâtre, il est son élève.
Elle a un mari, trois enfants adolescents, une vie apparemment rangée de bourgeoise de province.
Elle aime les grands auteurs, il veut devenir écrivain.
Elle aime les mini-jupes, il aime ses jambes.
Elle le trouve brillant, il veut l’épouser.
Elle s’appelle Brigitte et lui Emmanuel

Je ne savais pas trop à quoi m'attendre en entamant cette lecture. Je ne suis pas tout branchée politique, je n'aime pas spécialement les trucs people alors je dois dire que j'ai attaqué mon livre assez frilleusement. Heureusement, l'auteure nous propose un bouquin très bien fichu ! Tellement bien tourné qu'à un moment, j'avais presque oublié qu'il s'agissait là de "vraies personnes" et pas seulement de personnages issus de l'imagination d'un auteur.

C'est surtout sur Brigitte que le livre va se concentrer, Sylvie Bommel en fait une véritable héroïne et je me suis régalée à suivre son enfance, son adolescence puis sa vie de femme adulte. Je ne connaissais pas bien le passé de notre Première Dame, j'ai appris quelques trucs. Le livre semble plutôt bien documenté et c'est très plaisant à lire. Je dois même dire que Brigitte m'a été très sympathique alors que jusque là, elle me laissait quand même un peu de marbre.

Puis arrive Emmanuel ... bien entendu, on l'attend cette arrivée parce qu'on sait que de toute façon, viendra un moment où ils vont se rencontrer. Je pense que l'auteure n'a pas fait de cadeaux à notre Président, il est rendu tel qu'il est vraiment et je dois dire que par moments, j'avais bien envie de lui coller des claques. Globalement, je l'ai bien reconnu tel qu'on l'imagine.

Au final, ce bouquin est une sorte d'enquête mais qui est saupoudrée de romance. Je dois même avouer que j'ai parfois ri à certains passages, je me suis bien amusée pendant cette lecture (je ne m'y attendais pas quand on connait le sujet du livre). C'est rapide à lire, ça permet de mieux connaitre notre couple présidentiel. Ca permet peut-être aussi de remettre les choses à leur place : Brigitte est une femme qui a écouté son coeur. En fait, c'est une femme extrêmement libre et courageuse car il n'est pas évident de tout larguer pour se mettre en couple avec un jeune homme qui a l'âge de ses propres enfants ...

Une découverte fort sympathique que je ne regrette pas d'avoir fait !

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24 juin 2019

Venise n'est pas en Italie

venise italie

Si vous me suivez un peu, vous vous doutez bien que je ne pouvais pas passer à côté de ce livre ! Forcément, Venise et moi c'est une grande histoire d'amour et j'étais donc très curieuse de découvrir ce road trip Montargis-Venise en compagnie d'une famille qu'on me promet totalement farfelue. J'ai profité de quelques heures de tranquillité pour enfin y mettre mon nez.

Emile a quinze ans. Il vit à Montargis, entre un père doux-dingue et une mère qui lui teint les cheveux en blond depuis toujours, parce que, paraît-il, il est plus beau comme ça. Quand la fille qui lui plaît plus que tout l’invite à Venise pour les vacances, il est fou de joie. Seul problème, ses parents décident de l’accompagner… C’est l’histoire d’un adolescent né dans une famille inclassable, l’histoire d’un premier amour, miraculeux et fragile. C’est l’histoire d’un voyage initiatique et rocambolesque où la vie prend souvent au dépourvu, mais où Venise, elle, sera au rendez-vous.

Ne faites pas comme moi. N'allez pas voir le film avant d'avoir lu le bouquin d'Ivan Calbérac. J'ai fait cette boulette et du coup, je pense que j'ai perdu une partie de la saveur du livre. Je n'ai pas pu de m'empêcher de faire des comparaisons et au final, c'est l'histoire qu'on m'a raconté en premier que j'ai préféré. Et je n'ai pas eu le plaisir d'imaginer les personnages ...

Nous faisons donc la connaissance d'Emile à travers son carnet intime. On sent bien que ce jeune homme est intelligent et qu'il détone un peu dans sa famille un brin barée. Son père est un VRP qui ne réussit pas spécialement, sa mère semble être un peu foldingue aussi ... L'auteur a voulu nous présenter une famille sans doute drôle mais vraiment atypique et parfois, j'ai quand même eu du mal à y croire. J'ai été un peu embêtée qu'Emile soit souvent honteux de sa famille.

L'histoire est sympa, inattendue et j'ai aimé les suivre dans leur périple. Le côté farfelu est amusant, sans être trop pesant. Mais c'est surtout leur arrivée dans la Sérenissime qui m'a séduite (je suis originale, je sais) parce qu'elle est décrite telle que nous l'avons vécu nous aussi la première fois. J'ai aimé les voir découvrir Venise et ses recoins.

Un moment de détente qui ne sera pas inoubliable ...

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23 juin 2019

Le garçon et l'univers

garcon univers

Quelle jolie couverture que celle-ci ! Je la trouve super attirante avec ses belles couleurs. Le résumé m'a mis aussi en appétit et j'étais impatiente de découvrir tout ça. Je remercie grandement les Editions Harper Collins et la plateforme Netgalley pour m'avoir permis d'obtenir un exemplaire numérique de ce bouquin.

Darra, banlieue de Brisbane, 1985. Eli, bientôt 13 ans, grandit entre une mère toxico, un grand frère mutique et, en guise de baby-sitter, l’un des anciens prisonniers les plus célèbres d’Australie : Arthur "Slim" Halliday. Mais Eli ne connaît rien d’autre et, en l’absence de son père biologique, peut compter sur les "good bad men" qui l’entourent : son beau-père Lyle, qui a plongé sa mère dans la drogue mais tente maintenant de l’en sortir ; Slim, que sa longue expérience en cellule d’isolement a rendu philosophe ; Gus, son frère, qui communique en écrivant dans l’air et semble avoir des talents de devin. Un jour, Eli découvre dans le pavillon familial une pièce secrète qui contient de la drogue et un mystérieux téléphone rouge : il suit Lyle et comprend que celui-ci travaille pour un gang de trafiquants local. Furieux et fasciné à la fois, Eli demande à travailler pour lui …

Je suis très embêtée parce que je suis passée complétement à côté de cette lecture. J'avais quelques attentes quand même mais dès les premières pages, j'ai senti que ça n'allait pas le faire entre nous. Déjà, j'ai eu du mal avec le style de Trent Dalton. Je n'ai pas aimé, j'ai trouvé que c'était pesant et a ne me donnait pas envie de continuer ma lecture. J'avoue que c'était difficile pour moi de reprendre mon livre après chaque pause. C'est dommage parce qu'une histoire se déroulant en Australie me tentait à fond !

J'avais lu de nombreux avis positifs et même ultra enthousiastes concernant ce livre alors j'avais moi aussi très envie de vibrer et de voir le changement s'opérer chez les personnages mais ... ça m'a plus donné envie de lâcher le livre qu'autre chose. Il faut croire que cette histoire et les personnages qui l'habitent n'étaient vraiment pas fait pour moi. J'ai trouvé le livre long, ennuyeux et finalement, je n'ai pas du tout trouvé mon compte au fil de ces 544 pages (oui, en plus il est réellement épais).

La drogue, le deal, les meurtres ... tout ça était sans doute bien trop sordide pour moi et je n'ai pas réussi à passer au-dessus de mon impression première et j'en suis désolée. Je suis d'autant plus navrée que Harper Collins m'avait fait confiance et que je rends une chronique qui n'est pas très positive. Peut-être que ce n'était pas le bon moment pour moi de me plonger dans l'univers d'Eli.

Un raté pour moi mais je pense qu'il saura séduire d'autres lecteurs ...

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