Sanguine et ses lectures

20 février 2019

Calendar girl 2 : Février

calendar girl

Je n'avais pas franchement apprécié le premier tome de cette série d'Audrey Carlan mais il faut croire qu'une mauvaise expérience de lecture ne me suffit pas et j'ai remis le couvert avec cette saga ! Non, pour vous expliquer vraiment le truc (et vous prouver que je ne suis pas masochiste), je devais lire une romance dans le cadre d'un challenge auquel je participe et je n'ai rien trouvé de mieux que de sortir ce bouquin de ma PAL. Voyons le bon côté des choses, au moins je n'aurai plus à revenir sur ce "chef d'oeuvre" !

L’amour sur toile, tel est le titre de l’œuvre du bel artiste avec lequel elle va partager ce mois qui sera riche en émotions. Il faut dire qu’Alec est surprenant dans son travail et qu’il a cette manie si sexy d’utiliser des expressions françaises lorsqu’il s’adresse à Mia.

Je pense que vous l'aurez compris dès l'introduction de ce petit billet (oui, je prévois qu'il sera court car je n'ai pas grand chose à dire), je n'ai pas vraiment aimé ma lecture. Heureusement, l'ouvrage ne contient que 153 pages dans sa version papier alors c'est vite torché. Je l'ai lu en deux ou trois heures et c'est bien suffisant. Si vous aimez les histoires ultra rapides où les personnages se croisent cinq minutes avant de se sauter dessus comme des bêtes, ce livre est fait pour vous !

Je suis bien contente de ne pas l'avoir trainé trop longtemps, il faut dire aussi que j'ai fait l'impasse sur tous les passages de popotin, autant dire un tiers du livre. Oui parce que si je n'avais pas aimé le personnage de Mia dans le tome de janvier, je l'ai trouvé tout autant bécasse dans ce tome là et tout autant facile alors qu'elle est amoureuse du premier type pour lequel elle a joué le rôle d'escort. Je ne me souvenais pas que l'agence pour laquelle elle bosse est tenue par sa tante. Vous ne trouvez pas ça glauque vous qu'un membre de sa famille l'encourage à jouer les accompagnatrices (et plus si affinités, et croyez moi des affinités il semble y en avoir avec tous les mecs qui croisent la route de Mia) ?

Bref, je trouve cette histoire plutôt malsaine au final, ou alors j'ai rien compris au concept (ou bien je suis trop coincée). Et puis alors les personnages, au secours ! Je ne reviendrai pas sur Mia qui est un mélange de cruche finie et de fille ultra facile. Cette fois, elle va partager un mois de l'existence d'un Français exilé à Seattle. C'est un photographe qui semble un peu barré et qui m'a fait mourir de rire tellement c'est un cliché ambulant. Mais c'est pas possible qu'un mec pareil existe ! Apparemment, les fans de la série l'ont beaucoup aimé mais personnellement, il m'a enervé et il m'a fait rire à un point imprévu ! Mais je me dis qu'elle a quand même beaucoup de chance la Mia parce qu'elle tombe toujours sur des bellâtres qui lui font faire pipi dans sa culotte ... Quel manque de réalisme !

Bon ben ... voilà quoi ...

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19 février 2019

[LC] Les enfants de Venise

enfants de venise

Venise ? Vous avez dit Venise ? Comme vous le savez sans doute si vous me suivez un peu, je suis complétement dingue de cette ville et je me fais fort de dévorer tout ce qui la touche de près ou de loin. Et puis, j'ai rencontré Lucas Di Fulvio lors du dernier Saint Maur en Poche, il est adorable et il m'a donné très envie d'arpenter la Sérénissime en compagnie de ses personnages.

"Quand Mercurio s’était jeté dans le canal, Giuditta avait eu la tentation de le retenir. Ou de s’y jeter avec lui. Elle ne voulait pas renoncer à la sensation de sa main dans la sienne. Elle ne voulait pas renoncer à lui. Déjà, les nuits précédentes, dans le chariot, elle avait senti une forte attraction pour les yeux de cet étrange garçon. Qui était-il ? Il n’était pas prêtre, il le lui avait avoué. Quels mots avait-il dits en sautant du bateau ? Elle se souvenait à peine. Sa tête se faisait légère. “Je te retrouverai”, voilà ce qu’il avait dit."

Comment parler de ce livre sans me mettre à hurler et à sauter dans tous les sens ? Car oui, j'ai eu un coup de coeur total pour cette brique de presque 1000 pages dans son format poche (celui que j'ai en ma possession donc). C'est bien simple, je l'ai attaqué mardi dernier et vendredi soir c'était plié. Je me suis laissé embarquer complétement dans ce roman historique qui nous propose de retrouver Venise, Mestre et un peu la ville de Rome juste après la bataille de Marignan (c'est à dire 1515).

Nous faisons la connaissance d'un groupe d'orphelins romains d'un côté, d'un père et de sa fille juifs d'un autre. Bien entendu, tout ce petit monde va finir par se retrouver et par vivre des aventures totalement envoûtantes. Luca Di Fulvio n'épargne rien à ses héros, on navigue dans la grande pauvreté, dans la misère la plus totale, la maladie et le manque de nourriture. Mais pourtant, c'est une lecture qui fait du bien. Oui du bien, parce que malgré toutes ces galères, nos personnages principaux débordent d'amour et de bonté. On se demande d'ailleurs comment on peut ressentir d'aussi beaux sentiments lorsqu'on a une existence aussi terrible. Les personnages sont tous hyper attachants et même les "méchants" sont difficiles à détester réellement. C'est quand même fortiche de la part de l'auteur !

On assiste également à la mise en place du ghetto juif de Cannaregio et j'ai adoré cette partie du roman. Cannaregio est un quartier que je connais plutôt bien et j'ai maintenant hâte d'y retourner pour tenter de croiser le fantôme de Giuditta et son père. Ce bouquin déborde de bons sentiments au final, ça a été une lecture presque doudou malgré le thème difficile. Je me suis régalée et je dois dire que j'ai préféré "Les enfants de Venise" au "Gang des rêves" que j'ai lu il y a quelques mois déjà.

J'ai été envoûtée totalement par cette lecture, je ne peux que vous la conseiller très fortement si vous n'avez pas encore mis votre nez dedans. C'est un régal, un vrai bonheur et malgré la taille de la briquette, on ne se rend pas compte des pages qui se tournent. L'auteur a un véritable talent de conteur, j'avais l'impression qu'il me racontait son histoire à l'oreille.

Du bonheur ! Une merveille de roman à découvrir d'urgence !

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15 février 2019

Trouble

Jeroen Olyslaegers - trouble

J'aime beaucoup qu'on me parle de la Seconde Guerre, j'aime lire des livres et voir des films sur ce sujet. C'est une période trouble sur laquelle j'aime avoir le maximum d'informations, peut-être pour tenter de mieux comprendre certains comportements de l'époque. Ce que j'aime aussi, c'est découvrir de nouvelles plumes. Avec ce bouquin, je suis servie : je ne connaissais pas encore Jeroen Olyslaegers et il va m'emmener dans le quotidien d'un jeune homme à Anvers pendant la guerre ! Un grand merci donc aux Editions Stock pour ce partenariat !

Anvers, 1940. Wilfried Wils, 22 ans, a l’âme d’un poète et l’uniforme d’un policier. Tandis qu’Anvers résonne sous les bottes de l’occupant, il fréquente aussi bien Lode, farouche résistant et frère de la belle Yvette, que Barbiche Teigneuse, collaborateur de la première heure. Incapable de choisir un camp, il traverse la guerre mû par une seule ambition : survivre. Soixante ans plus tard, il devra en payer le prix.

Je dois dire qu'à la lecture du résumé, j'avais mis la barre très haut. J'avais de nombreuses attentes, je souhaitais découvrir la ville à travers les yeux de Wilfried mais aussi le quotidien des Belges à cette époque : comment certains ont résisté, comment ils ont tenu le coup jusqu'à la résolution du conflit voire même comment certains ont basculé dans la collaboration. Et là ... comment dire ... je n'ai pas trouvé mon compte.

Déjà, j'ai eu du mal avec la plume de l'auteur. J'ai trouvé le style un peu pesant et le récit peu dynamique à mon goût. J'aurai aimé lire quelque chose d'un peu plus enlevé, peut-être avec un côté un peu plus rock n'roll. Là, j'ai eu la sensation que l'auteur voulait rendre Wilfried sympathique et proche des lecteurs à tout prix et que pour y parvenir, il mettait beaucoup de grossièretés dans la bouche du vieil homme.

Car ce bouquin se présente sous la forme des mémoires de Wilfried Wils qui avait donc 22 ans pendant la guerre. C'est une longue lettre qu'il destine à son arrière petit fils dans laquelle il se confie sans fards. Quelques passages m'ont d'ailleurs un peu gênée, je dois être coincée dans mon genre, je crois que je n'aurai pas aimé apprendre de telles choses de la part de mon aïeul par exemple.

Wilfried a un comportement assez ambigu pendant le conflit et j'aurai aimé un peu mieux en comprendre la raison et j'ai trouvé que l'auteur ne poussait pas sa réflexion assez loin pour me permettre de tout bien comprendre. Et puis, sous couvert d'un personnage d'âge canonique, les souvenirs de Wilfried m'ont de temps en temps semblé embrouillés. On passe un peu du coq à l'âne, ça m'a un peu trop déstabilisée, je ne savais parfois plus trop à quelle période je me trouvais.

Reste malgré tout que Jeroen Olyslaegers brosse un portrait de la ville que je pense assez réaliste avec des diamantaires un peu partout, une grosse communauté juive et des collabos qui courent les rues ... J'ai aimé cet aspect là du roman alors que je pense être passée à côté de l'évocation de la vie du personnage principal car elle ne m'a pas particulièrement intéressée.

Sans doute un monologue bien trop long pour arriver à me convaincre et à me tenir en haleine ...

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07 février 2019

Erika Foster 2 : Oiseau de nuit

oiseau de nuit

Ce n'est plus un secret, j'aime beaucoup lire des romans policiers et des thrillers. Mais je commence à me montrer de plus en plus exigeante. J'aime aussi suivre des personnages dans plusieurs enquêtes parce que j'aime les voir évoluer, un peu comme dans une série télé en fait. On s'attache à eux et on est curieux d'en apprendre plus. Du coup, j'étais super contente qu'on me propose de retrouver Erika Foster dans une nouvelle aventure ! Je remercie les Editions Belfond pour ce nouveau partenariat.

Londres, aujourd'hui.
Au cœur d'une nuit caniculaire, l'inspectrice Erika Foster est appelée sur une épouvantable scène de crime : un chirurgien renommé vient d'être retrouvé asphyxié dans son lit, nu, un sac plastique sur la tête, les poignets attachés. Jeu sexuel qui aurait mal tourné ? C'est ce que peut laisser croire la présence d'une revue gay à ses côtés.
Quelques jours plus tard, le corps d'un journaliste de tabloïds est découvert dans des circonstances similaires. Pour Erika Foster et son équipe le doute n'est plus permis : un serial killer rôde. Mais quel est son mobile ? Pourquoi ses victimes sont-elles toutes des hommes brillants, à la vie très secrète ? Comment les choisit-il ?
Alors qu'une vague de chaleur plonge la ville en pleine torpeur, Erika va devoir garder son sang-froid pour débusquer ce tueur noctambule, avant qu'il ne frappe de nouveau. Mais qui sait qui il observe en ce moment même ? Et si Erika n'était pas aussi en sécurité qu'elle le croit ?

Commençons par la futilité ... je n'aime pas la couverture, elle me fait peur. Mais elle correspond tellement bien au contenu du bouquin qu'elle est bien trouvée (mais quand même, brrr). Nous retrouvons donc Erika et ses équipiers dans la ville de Londres harassée par la canicule. Le début du livre a un rythme assez lent, un peu à l'image de notre comportement lorsqu'on est rompus par le soleil.

Mais rapidement, on découvre un corps et ensuite le livre décolle ! On retrouve une Erika telle qu'on la connais depuis son enquête précédente. Elle est impulsive, très active et on sent qu'elle ne lâchera pas l'affaire avant d'avoir découvert l'identité du coupable. Mais l'auteur nous propose aussi d'en apprendre un peu plus sur elle en nous racontant un peu de sa vie passée. Sa soeur fait même partie de notre histoire et j'ai aimé découvrir une Erika dans sa vie personnelle, ça la rend plus humaine et bien plus touchante (même si déjà, le fait qu'elle soit devenue veuve dans de terribles circonstances me la rend fort sympathique).

L'enquête est menée tambour battant, on ne s'ennuie pas du tout. Il se passe toujours quelque chose et c'est la raison pour laquelle j'ai préféré ce deuxième tome par rapport au premier. L'Oiseau de nuit est un personnage que j'ai trouvé presque terrifiant tellement il parait réel et je me suis régalée à en avoir peur. Robert Bryndza n'a pas hésité à proposer à son lectorat un personnage hyper torturé et complétement cinglé quand on réfléchit bien. J'ai eu la sensation d'avoir dévoré le dernier tiers du livre sous une tension folle et j'ai adoré ça !

Un tome bien meilleur que le précédent, vite la suite !

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05 février 2019

Sunshine 1

sunshine

Je ne sais pas pourquoi mais en ce moment, je n'ai envie de lire que des trucs qui font peur. Peut-être que c'est à cause de la saison un peu tristounette, je n'en sais rien mais j'ai l'impression de ne sortir de ma PAL que des trucs flippants. J'avais ce livre en ma possession depuis très longtemps mais je n'arrivais pas à me décider à m'y mettre. Un challenge sur mon site de lecture favori m'aura "forcée" à découvrir l'univers particulier de Sunshine ...

Peu après son seizième anniversaire, Sunshine déménage avec sa mère à Ridgemont, dans l'État de Washington.
Pour elle, rien n'est plus effrayant que cette ville, pleine de brouillard sous un ciel gris, même en été.
Rien... Sauf peut-être leur nouvelle maison.
Il y fait toujours froid, et il s'y passe des choses franchement bizarres.
Sunshine ne croyait pas aux fantômes.
Jusqu'à maintenant.

Je suis ravie d'avoir pu découvrir ce qu'il se passe dans la petite ville de Ridgemont, un endroit où il fait gris et humide en permanence. La plume de Paige MacKenzie est tellement fluide et agréable que le lecteur se glisse dans cette histoire sans aucun problème ! C'est bien simple, en une seule courte soirée j'avais déjà dévoré la moitié de mon livre ! Il faut dire aussi que Sunshine est une jeune fille très attachante, on découvre ce nouvel univers avec elle et surtout on se rend compte que quelque chose ne tourne pas rond dans cette maison !...

Et on frissonne beaucoup ! J'ai vraiment adoré ce côté horrifique bien mis en valeur par l'auteure. Le livre s'adresse à la base à de grands adolescents et pourtant, elle n'hésite pas à y aller dans l'horreur et j'ai trouvé ça tellement bien vu et tellement original de ne pas ménager les lecteurs. Elle décrit des trucs vraiment moches et fait subir de terribles épreuves à sa jeune héroïne. C'est osé, j'ai aimé.

Malheureusement, lorsqu'on est un peu "rôdé" comme moi à ce genre de roman, on voit quand même rapidement la fin se profiler. Sans me lancer de fleurs, je savais avant même de l'avoir terminé comment tout ça allait se terminer mais j'ai quand même apprécié ma lecture jusqu'au bout et je lirai la suite avec beaucoup de plaisir. Même si j'avoue avoir un peu peur de cette suite car je crains que la série ne prenne un chemin très classique pour ce genre littéraire. Je n'en dirai pas beaucoup plus car je risquerai de dévoiler des choses à propos de la nature de Sunshine et ce serait dommage.

La couverture du livre indique qu'il existe une série adaptée à partir de cet univers, je vais sans doute me pencher dessus histoire de voir ce que ça peut donner, je n'en attends pas grand chose mais je suis curieuse.

Une petite série sympathique qui mérite d'être découverte.

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03 février 2019

Geek girl 4

geek girl

Ca faisait longtemps que je n'étais pas allée prendre des nouvelles d'Harriet. J'avais laissé cette série un peu de côté parce que j'avais fini par trouver qu'elle manquait d'originalité. Et puis, comme c'est un peu compliqué au travail ces derniers temps j'avais envie et besoin de retrouver un univers cocon dans lequel je me sens bien et surtout dans lequel je sais que je ne vais pas me prendre la tête. J'ai donc tout naturellement emprunté un tome de cette série de Holly Smale ...

C'est la rentrée, et Harriet est RA-VIE : cette année, c'est sûr, elle va prendre un nouveau départ et se faire plein d'amis. Malheureusement, malgré tous ses efforts, les amis se font rares... Même Nat, sa meilleure amie, l'évite, et Toby, son harceleur personnel, ne veut plus la voir !
C'est pourquoi, quand on lui propose un shooting au Maroc, elle accepte aussitôt. Et peu importe si le photographe s'est trompé et pense travailler avec une autre mannequin (beaucoup plus expérimentée), Harriet est prête à tout ... pour briller !

Je n'ai pas été déçue par ma lecture, j'ai eu la dose de ce que j'attendais. Alors encore une fois, j'ai trouvé que le livre était écrit sur le schéma habituel mais ça ne m'a pas gênée puisque je venais chercher une histoire légère et totalement loufoque. Harriet rentre au lycée et on pourrait supposer qu'elle soit un peu mieux dans ses baskets mais pas du tout, elle est encore complétement bizarre. C'est une jeune fille très originale et un peu à part, elle n'est pas comprise par la majorité des autres jeunes. Heureusement, il lui reste sa pire pote Nat et son harceleur personnel Toby ... Mais Harriet est surtout très attachante, j'avoue que certains passages m'ont fait mal au coeur pour elle.

Après, ça reste une histoire dingue et assez peu crédible, mais c'est le cas dans tous les tomes de cette série. Ca m'a bien détendue, j'ai ricané et je me suis interrogée. Harriet est face à une épreuve inédite pour elle et j'ai trouvé qu'elle en ressortait grandie et c'était agréable de la voir changer un peu. Ca colle plus avec la réalité des ados qui se construisent à cet âge. De même, l'auteure insiste un peu plus sur les relations que la jeune fille noue avec sa belle-mère et j'ai beaucoup aimé ce côté là de l'histoire qui ressemble au quotidien de pas mal de jeunes aujourd'hui. Tout le pan de la vie de mannequin reste assez peu abordé et ça ne m'a pas particulièrement dérangée.

Comme toujours, le livre est une grosse brique de 480 pages mais ça se lit vite et bien. Je crois que je n'ai mis que deux petits jours pour en venir à bout, c'est une lecture détente qui fait du bien au moral de temps en temps. Le livre tient ses promesses et j'ai maintenant hâte de lire la suite des aventures d'Harriet. Je pense me garder le tome suivant pour un moment où j'aurai besoin de réconfort auprès d'une lecture doudou.

Si vous avez besoin d'humour et de légereté, l'univers d'Harriet Manners est fait pour vous !

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01 février 2019

L'Amie prodigieuse 3 : Celle qui fuit et celle qui reste

celle qui fuit

J'ai craqué ! En fait, je voulais garder les deux tomes de l'Amie prodigieuse que je n'avais encore pas lu pour les beaux jours mais je n'ai pas réussi à attendre. J'étais très impatiente de retrouver Lila et Lenu alors je n'ai pas réussi à résister. Quelle grosse faiblarde je fais ! Mais ce n'est pas ma faute puisque la saga d'Elena Ferrante est sans doute ma saga préférée de ces derniers mois ...

Pour Elena, comme pour l'Italie, une période de grands bouleversements s'ouvre. Nous sommes à la fin des années soixante, les événements de 1968 s'annoncent, les mouvements féministes et protestataires s'organisent, et Elena, diplômée de l'École normale de Pise et entourée d'universitaires, est au premier rang. Même si les choix de Lila sont radicalement différents, les deux jeunes femmes sont toujours aussi proches, une relation faite d'amour et de haine, telles deux sœurs qui se ressembleraient trop. Et, une nouvelle fois, les circonstances vont les rapprocher, puis les éloigner, au cours de cette tumultueuse traversée des années soixante-dix.

Quel plaisir d'arpenter à nouveau les rues du quartier napolitain qui a vu naitre et grandir mes deux héroïnes chéries. Mais il n'y a pas que Naples qui est à l'honneur dans ce tome, on va suivre nos personnages principaux dans différentes villes d'Italie, dont certaines que je connais, et je me suis régalée. L'évocation du pays en pleine évolution politique m'a peut-être un peu perdue par moments, je ne suis pas italienne et je n'en connais pas très bien l'histoire. J'ai eu un peu de mal à certains passages mais j'ai réussi à bien tout remettre en ordre.

Je me suis régalée à découvrir le destin de Lila et Lenu, je dois dire que je n'ai pas toujours été en accord avec les décisions de l'auteure. Je n'avais pas toujours imaginé cette vie pour les deux jeunes femmes et j'ai de temps en temps été bousculée. Mais, après réflexion, je trouve que leurs parcours est finalement assez cohérent. J'ai aimé que l'auteure nous propose de retrouver de nombreux personnages qui ont émaillé les deux premiers tomes, j'avais presque oublié certains et j'ai pris de leurs nouvelles avec plus ou moins de plaisir (en fonction des personnages bien entendu, tous ne sont pas forcément sympa ...).

C'est super bien écrit, c'est vrai que le livre est une petite briquette (je le possède en version poche) mais il se dévore en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire ! Je n'ai pas vu les pages se tourner et je suis arrivée à la fin bien trop vite à mon goût. En plus, l'auteure nous propose une sacrée fin ! Je brûle maintenant de découvrir la suite. J'avais prévu d'attendre un peu mais je ne suis pas certaine d'y parvenir tant ma curiosité est titillée !...

Fonçez découvrir cette série si ce n'est pas déjà fait, c'est un pur bonheur !

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30 janvier 2019

Venise, sur les traces de Brunetti : 12 promenades au fil des romans de Donna Leon

venise traces brunetti

Ah Venise, ses canaux et ses ponts ... Je suis totalement sous le charme de cette ville dans laquelle nous passons quelques jours chaque année. Je ne peux pas m'empêcher de dévorer tout ce qui la concerne et qui me passe sous le nez. Du coup, lorsque j'ai croisé cet étrange livre à la médiathèque, je n'ai pas résisté et je l'ai embarqué.

On ne peut vraiment voir Venise qu'à travers les yeux du commissaire Brunetti. Le héros des romans de Donna Leon est natif de la Sérénissime. Il a mené des dizaines d'enquêtes dans une ville aux décors minutieusement décrits, parfaitement authentiques. Les douze itinéraires que compte ce livre suivent ses pas dans les méandres d'une cité au passé royal, à la recherche de sa grandeur perdue ...

Ce bouquin est un étrange hybride qui oscille entre roman policier et guide touristique. C'était très sympa. Je pense qu'il faut connaitre un peu l'univers crée par Donna Leon pour apprécier complétement cette lecture. En effet, le livre se découpe en 12 promenades distinctes parmi les canaux et les rues de la Sérénissime et chaque promenage est illustrée par un ou plusieurs extraits des aventures du commissaire Brunetti. Heureusement, il n'y a pas de spoils. Ca m'aurait beaucoup embêté dans la mesure où je n'ai pas lu la totalité des romans qui sont bien nombreux quand même.

Si je connais déjà bien la ville, j'ai aussi découvert des pépites. Des endroits un peu reculés où je n'ai jamais mis les pieds (voire même dont je n'avais jamais entendu parler) et que j'ai scrupuleusement noté dans mon petit carnet pour aller les visiter très rapidement. Les balades proposées m'ont mis l'eau à la bouche, j'ai très envie de redécouvrir Venise en mettant mes pas dans ceux de son commissaire le plus célèbre. J'ai déjà aprenté certains quartiers de la même façon que celle qui est abordée dans le livre, c'était drôle à lire ...

Le seul bémol que je pourrai apporter à ce livre, c'est qu'il ne comporte pas d'illustrations. Alors oui, ça reste un livre au format poche imprimé en noir et blanc mais j'aurai bien aimé quelques photos ça et là pour apporter un peu plus de concret au lecteur n'ayant encore jamais goûté au bonheur de respirer Venise. Ceci dit, ça ne nuit pas du tout au plaisir de découvrir ces promenades ...

Une découverte surprenante, une autre façon de concevoir le guide touristique ...

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27 janvier 2019

Anna Caritas 1 : Le sacrilège

anna caritas

J'aime bien les trucs qui font peur, que ce soit au cinéma ou en littérature. Je suis donc toujours à l'affût de nouveautés et je dois bien dire que la couverture de ce premier tome d'Anna Caritas a retenu toute mon attention. Cette planche Ouija avait tout pour m'attirer ! Je remercie la plateforme Netgalley et les Editions Kennes pour la mise à disposition du fichier numérique de ce livre (et je m'excuse pour avoir traîné à rendre ma copie, ordinateur capricieux et fêtes de fin d'année obligent !)

Le retour de Marianne Roberts au prestigieux collège Anna Caritas semble avoir enclenché une série d'événements bizarres dans la petite ville de Saint-Hector. William Walker n'a jamais cru à ce genre de phénomènes. Pourtant, lorsque lui et ses amis décident d'interroger l'au-delà, ils réveillent quelque chose d'étrange dans la maison de Sabrina Viau, et bientôt, cette force surnaturelle semble s'attaque à eux sans répit. Forcé d'admettre son impuissance face à l'ennemi invisible, William, accompagné de ses fidèles complices Anthony et Gabrielle, n'aura pas d'autre choix que de se tourner vers celle qu'il essayait d'éviter à tout prix : Marianne.

Quelle belle découverte que cette histoire qui se déroule dans une petite ville bien tranquille, Saint-Hector. Je n'attendais pas grand chose de ma lecture je dois bien l'avouer mais en quelques pages, j'ai été totalement embarquée et je n'ai plus pu lâcher mon livre ! Dès le départ, l'auteur parvient à nous mettre dans une ambiance qui m'a beaucoup plu. Les événements arrivent quand même assez rapidement, on n'a pas le temps de s'ennuyer.

Alors bien sûr, ce livre est destiné principalement à des lecteurs adolescents ce qui explique que certains passages m'ont parus un peu "gentils". J'aurai sans doute voulu un peu plus d'horreur et que l'auteur aille plus loin parfois mais j'ai complétement accroché à cette histoire. Pour être totalement honnête, j'ai même eu quelques petits frissons parfois et j'ai éprouvé beaucoup de compassion pour ce groupe de jeunes mis à rude épreuve par une entité (mais je ne dirai pas grand chose sur le phénomène paranormal puisque tout l'interêt du livre réside là dedans).

J'ai beaucoup aimé l'impression bien pesante que l'auteur parvient à faire plâner sur cette petite ville (je ne sais pas si elle existe réellement ou pas mais je ne pense pas, il faudrait que je me renseigne). De même, j'ai beaucoup aimé les personnages à commencer par Marianne qui fait peur à tout le monde à cause de son passé trouble. J'ai eu un peu de mal avec Anthony par contre parce que je n'ai pas vraiment compris ses réactions ni les choix qu'il fait par moment. Mais c'est juste un bémol.

J'ai apprécié la plume de Patrick Isabelle que je lisais pour la première fois, je la trouve très facile à lire. Sans fioritures certes mais totalement adaptée à l'histoire qu'il nous raconte et au public à qui elle est destinée. De temps en temps, c'est même une plume que je pourrai qualifier de cinématographique tant il est facile de visualiser les passages qu'il nous explique. La fin m'a laissé sur ma faim et je ne vais sans doute pas trop tarder à me procurer la suite car j'ai très envie de connaitre le dénouement de tout ça.

Une très belle découverte ! Une série à suivre !

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26 janvier 2019

[LC] Certaines n'avaient jamais vu la mer

jamais vu la mer

Je suis extrêmement en retard en ce qui concerne les lectures communes. J'ai été très gourmande dans les inscriptions et puis j'ai manqué de temps. Mais je me rattrape petit à petit car ça reste des livres qui me tentent beaucoup alors seule ou accompagnée, j'ai décidé de les découvrir malgré tout. Ce livre de Julie Otsuka était dans ma liste d'envie depuis des années et je dois dire que je suis bien contente de l'avoir enfin lu.

Nous sommes en 1919. Un bateau quitte l'Empire du Levant avec à son bord plusieurs dizaines de jeunes femmes promises à des Japonais travaillant aux États-Unis, toutes mariées par procuration.
C'est après une éprouvante traversée de l'Océan pacifique qu'elles rencontrent pour la première fois à San Francisco leurs futurs maris. Celui pour lequel elles ont tout abandonné. Celui auquel elles ont tant rêvé. Celui qui va tant les décevoir.
À la façon d'un chœur antique, leurs voix se lèvent et racontent leurs misérables vies d'exilées ... leurs nuits de noces, souvent brutales, leurs rudes journées de travail dans les champs, leurs combats pour apprivoiser une langue inconnue, la naissance de leurs enfants, l'humiliation des Blancs ...

N'y allons pas par quatre chemins, mon avis est assez mitigé. Le réel intêret de ce récit réside dans le fait qu'il s'appuie sur une histoire vraie, un réel fait historique dont je n'avais jamais entendu parler. Il faut dire que l'histoire japonaise (et tout ce qui touche à ce pays en général) ne m'intéresse absolument pas. J'ai fait un peu d'histoire américaine à la fac mais nous n'avons jamais abordé ce sujet là. Donc, j'ai découvert tout un pan d'histoire commune à ces deux pays. C'était sympa.

Ce que je n'ai pas trop aimé, c'est le parti pris de l'auteure de faire de son bouquin un roman chorale. Elle nous parle de ces femmes en général, sans avoir un personnage principal à nous proposer (et à qui s'attacher par la même occasion). Mais ce qui m'a le plus dérangée, c'est l'utilisation du "nous" pour creuser encore plus cette généralité. Moi, je suis un peu la lectrice de base et j'aime pouvoir me raccrocher à un personnage et là, je dois dire que j'ai un peu survolé le récit.

On apprend des tas de choses qui font parfois froid dans le dos mais je n'ai rien ressenti de spécial. Un peu comme si je lisais un article dans un livre d'histoire, des événements ont eu lieu j'en prends connaissance et ça s'arrête là. L'utilisation de ce "nous" conduit le lecteur à rester purement spectateur, il y a comme une distance qui s'installe et c'est bien dommage parce que la même histoire avec un peu plus de sentiments m'aurait réellement convaincue. Là, je suis restée trop en surface et je dois dire que je suis bien contente que le livre ne soit pas plus épais parce que je pense qu'à la longue, je m'en serai désintéressé.

Une lecture qui aurait pu être plaisante mais que j'ai trouvé gâchée par la narration.

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