Sanguine et ses lectures

21 avril 2017

24 jours : La vérité sur la mort d'Ilan Halimi

24jours

Comme tout le monde, j'ai entendu parler aux informations du drame qui a frappé la famille Halimi il y a une dizaine d'années maintenant. Lorsque j'ai découvert l'existence du livre d'Emilie Frèche et Ruth Halimi relatant ce fait divers, j'ai eu envie de m'y pencher pour en savoir plus et pourquoi pas, pour essayer de comprendre comment ce jeune homme a pu tomber dans un tel traquenard ...

Ilan Halimi avait 23 ans. Il travaillait boulevard Voltaire, à Paris, dans une boutique de téléphonie. Le 17 janvier 2006, Yalda, 17 ans, jolie brune juchée sur de hauts talons, est entrée dans son magasin. Elle lui a demandé son numéro. Ilan l'a donné sans savoir qu'elle l'attirait dans un piège. Quelques jours plus tard, ils se sont retrouvés dans un café. Ce fut le début du cauchemar.

Inutile de dire que cette lecture m'aura beaucoup ébranlée même si elle aura été courte dans la mesure où j'ai avalé mon bouquin en une seule soirée, avant de partir en vacances chez mes parents. Il est tout à fait impensable que le lecteur ne soit pas bousculé par ce récit écrit à quatre mains. La maman d'Ilan nous retrace l'histoire du drame jour après jour, elle nous explique comment elle a vécu ces jours horribles ... C'était difficile à lire, je refusais de me mettre à sa place tellement il me semble inconcevable de vivre une telle horreur.

J'ai aimé la pudeur qui se dégage de ce récit, tout est en retenu et c'est appréciable. J'avais un peu peur que le livre nous fasse étalage de tout un tas de détails sordides et autres choses bien racolleuses. Il n'en est rien. Au contraire, les phrases transpirent de sensibilité maternelle, on ne peut pas faire autrement qu'être touché en plein coeur.

Ce témoignange me semble important car il nous remet en tête qu'aujourd'hui encore des jeunes gens se font massacrer tout simplement parce qu'ils appartiennent à une religion. Simplemement parce qu'ils sont juifs. C'est horrible ! Car oui, j'ai appris que Ilan n'avait pas été le seul à être visé par le tristement célèbre Gang des Barbares. Ce n'était pas spécialement ce jeune homme en particulier qui était visé mais simplement un Juif, quel qu'il soit ...

Je suis restée comme deux ronds de flan lorsque j'ai découvert le déroulé des recherches, le manque de réactivité de notre police et notre justice. J'en suis restée effarée. Comme un pays comme le notre peut-il être aussi peu compétent dans la recherche des personnes disparues. J'ai même appris que le plan Alerte Enlèvement qu'on voit de temps en temps a été mis en place depuis le décès d'Ilan. Il aura fallu un drame de cette ampleur pour en éviter d'autres ...

Un témoignage qui m'a touché en plein coeur ...

Lu dans le cadre du Challenge des 100 romans ...

(38/100)

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19 avril 2017

La nuit avec ma femme

la nuit

Je n'avais jamais entendu parler de ce livre jusqu'à il y a quelques mois. Je crois que c'est Pretty Books qui l'a présenté en disant qu'elle avait été touchée en plein coeur par ce récit autobiographique. J'avoue que de prime abord, l'horrible histoire de Marie Trintignant et Bertrand Cantat ne m'intéréssait pas plus que ça (oui, balancez moi tomates et autres légumes pourris) mais je ne sais pas, quelque chose me poussait malgré tout à découvrir ce récit ...

Un homme ouvre son cœur à sa femme disparue sous les coups d'un autre, venue le visiter le temps d'une nuit. Un voyage intérieur poétique, âpre et intime. Le temps d'une nuit, le narrateur est visité par sa femme disparue sous les coups d'un homme. Il lui parle et l'emmène dans une déambulation dans les rues parisiennes. Sur les lieux de leur amour et de leurs déchirures, il s'adresse à elle et convoque, au fil de pages intenses, les blessures et les joies de leur destinée tragique, leurs souvenirs communs, leur fils merveilleux et la difficulté de vivre sans elle. Un voyage intérieur passionné et poétique.

Nous sommes en présence d'un récit autobiographique que j'ai trouvé bien perché. J'ai été perturbée par la plume de Samuel Benchétrit que je n'avais jamais lu auparavant. L'écriture est très hachée, les phrases sont courtes et décousues (il ne s'agit parfois même plus de phrases mais d'une simple suite de mots) et je n'ai pas vraiment apprécié ce style. J'ai eu beaucoup de mal à me plonger dans le livre à cause de ça.

Comme le livre est tout de même bien court, j'ai décidé de m'accrocher un peu. Après quelques envolées lyriques et quelques passages poétiques, j'ai trouvé un peu d'intêret au livre. J'ai ressenti beaucoup de peine et de compassion pour Samuel et son petit garçon, c'est un récit touchant par moments mais j'ai eu aussi la sensation parfois de ne pas être à ma place, d'être un peu voyeuse. Quelque part, j'étais gênée ...

Au final, je ne comprends pas bien la finalité de ce témoignage. Je me plais à penser que ce petit livre a servi d'exutoire à son auteur. Je serai ennuyée que ce soit juste histoire de reparler un peu du drame ... C'est laid ce que je dis mais c'est souvent ce que je ressens lorsque des ouvrages consacrés à des drames "publics" paraissent.

Un moment de poésie mais un style auquel je n'ai pas accroché ...

Lu dans le cadre du Challenge des 100 romans ...

(37/100)

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17 avril 2017

Dolfi et Marilyn

dolfi

J'avais ce livre dans ma PAL depuis des années, je n'exagère pas du tout. Il me faisait très envie et puis au fil du temps, je n'ai plus été autant attirée par cette histoire ce qui explique que j'ai eu du mal à le sortir ... Heureusement, un challenge sur Livraddict m'a forcé à le lire. Je peux dire maintenant que j'en suis débarassée parce que ma lecture n'aura pas été aussi plaisante que je l'aurai aimé ...

Paris, 2060. Après le clonage des êtres vivants, la loi autorise celui des personnes mortes depuis au moins soixante-dix ans. Et si l'un des clones d'Adolf Hitler avait été gagné à la tombola, par un gamin et son père, spécialiste de l'Histoire du XXe siècle ? Et si ce Dolfi paisible s'était échappé ? Et si le passé revenait ? Et si un homme seul pouvait empêcher le pire ?

J'aime beaucoup la science-fiction lorsqu'elle est bien developpée, je suis fan de Philip K. Dick par exemple parce qu'il embarque toujours son lecteur dans des univers de folie. J'attendais donc beaucoup de cette histoire de clones parce que c'est un thème qui m'intrigue autant qu'il me fait peur. Surtout que là, l'auteur nous propose quand même le clone d'un des pires monstres de l'Histoire contemporaine. Mais après tout pourquoi pas ? Que se passerait-il si une série d'Adolf Hitler était produite et mise sur le marché. Des Adolf qui n'auraient que l'aspect du dictateur, rien d'autre ...

Malheureusement, si le début du livre a su me plaire, j'ai eu beaucoup de mal avec le reste. L'histoire s'essouffle assez rapidement, la vie quotidienne en compagnie de deux clones ça va bien sur quelques pages mais ensuite on s'ennuie un peu. Et puis hop, un événement fait repartir un peu tout ça jusqu'au dernier tiers du récit auquel je n'ai absolument pas adhéré. Bien trop farfelu pour moi, ce dernier passage dans une Germania un peu revisistée m'a juste gonflé à fond ! J'ai eu la sensation que c'était l'occasion pour François Saintonge de nous montrer toute son érudition au sujet de la Deuxième Guerre. C'est long, c'est ronflant, c'est chiant !

Si toute une partie du récit a tout de même réussi à me convaincre, je n'ai pas aimé ma lecture. L'auteur se gargarise de mots et de tournures de phrases hyper recherchés et compliqués. Au final, il perd son lecteur. La lecture n'est absolument pas fluide et malgré la petite taille de l'ouvrage (310 pages au format poche), c'était très long à lire. En plus, les personnages "non clones" ne sont pas travaillés, je n'ai rien ressenti à leur endroit, je suis restée simple spectatrice tout du long. Je suis déçue. La seule qui aura réussi à m'émouvoir un peu est la Marilyn de Basompierre qui semble ressentir des choses alors qu'elle n'est pas réellement humaine. Mais ce seul argument n'est pas suffisant pour m'avoir fait apprécier ce livre.

Une déception pour moi, je devais sans doute en attendre beaucoup trop.

Sorti de ma PAL par Emeline DZ ...

ChoisirlaprochainelecturedesaPAL

Lu dans le cadre du Challenge des 100 romans ...

(36/100)

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15 avril 2017

One 2 : Te respirer

one

J'avais eu la chance de pouvoir découvrir le premier tome de cette série et je l'avais énormément aimé. J'avais vibré en compagnie de Charlie et Sacha, les deux héros de cette histoire. Aussi lorsque j'ai vu que la suite était disponible, je mourrai d'envie de la lire. Chose que j'ai pu faire grâce aux Editions Hachette (via la plateforme Netgalley) que je remercie très, très fort.

Depuis l’enfance, Charlie et Sacha ont toujours été unis contre le reste du monde. Un duo à part, pour une relation hors du commun… Alors que les deux jeunes adultes ont emménagé dans le même appartement pour leurs études supérieures, ils continuent de faire face aux aléas de la vie, côte à côte. Ensemble, ils gèrent au mieux leur amitié particulière, ce lien qui les rend incapables de vivre l’un sans l’autre et qui écrase toutes les relations amoureuses qu’ils tentent de construire. Ils essayent en vain d’ignorer que tout a changé depuis le jour des dix-huit ans de Charlie ...

J'ai volontairement censuré la fin du résumé du livre parce que je trouvais qu'il en disait bien trop pour les personnes qui n'ont pas encore lu le premier tome. Nous retrouvons cette fois nos deux personnages principaux quelques années plus tard, il s'est passé quelques évenements que je vous laisserai découvrir et qui ont été plutôt à mon goût. J'ai adhéré à tous les choix que l'auteure a fait pour ses personnages.

J'avais beaucoup aimé Sacha dans le premier opus mais dans ce tome, je l'ai tout simplement adoré. Il m'a beaucoup touché. Je l'ai trouvé à fleur de peau, il a su trouver le chemin de mon coeur dès les premières pages. Ce qui s'est passé le soir des dix-huit ans de Charlie l'a changé à jamais et l'a rendu plus mûr. J'ai eu la sensation de retrouver un Sacha grandi, je l'ai vraiment adoré et j'ai vibré avec lui tout au long des pages. Sa détresse face au drame qui va arriver m'a aussi beaucoup touché. C'est un garçon très craquant !

Etonnement, alors que je gardais un super souvenir de Charlie, elle m'a un peu agacé dans ce deuxième tome. J'ai eu la sensation qu'elle ne savait pas ce qu'elle voulait, qu'elle faisait un pas en avant un pas en arrière. Jamais satisfaite, elle a eu raison de mes nerfs. Certaines de ses décisions m'ont gonflé, je n'ai pas toujours compris ce qu'elle avait en tête. Et je trouve ça bien vu de la part de Jacinthe Nitouche car elle n'hésite pas à malmener son lecteur.

J'ai bien aimé l'alternance des époques qui donne un petit côté suspens à la lecture, je voulais absolument savoir ce qui s'était passé afin de recoller chaque morceau de l'histoire, du coup j'ai littéralement avalé les pages. J'étais presque déçue d'arriver à la fin. Et puis reste U2 dont on parle à presque chaque moment de la vie de nos héros, c'est un de mes groupes favoris alors je ne pouvais qu'approuver !

Pas un coup de coeur mais ça n'est vraiment pas passé loin !

Lu dans le cadre du Challenge des 100 romans ...

(35/100)

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10 avril 2017

[LC] A comme association 3 : L'Etoffe fragile du monde

association3

On continue dans notre lancée et on lit un tome de la saga A comme Association par mois. Théoriquement, j'aurai dû lire ce bouquin aux alentours du 15 mars mais je suis très en retard dans mes lectures alors j'ai un peu décalé la date. Mais ça y est, ce troisième tome est lu et le suivant est même déjà chargé dans ma liseuse !

Persuadé qu’Ombe est en danger, Jasper part à sa recherche avec son compagnon Erglug, un troll à l’humour décapant. Catapultés au Moyen Âge par un sort du mage Siyah, les deux amis devront conjuguer leurs talents pour sortir de cette mauvaise farce !

Encore une fois, c'est une lecture que j'ai beaucoup aimé et je me rends compte que je préfère suivre les aventures de Jasper que celles de Ombe. Je ne sais pas pourquoi mais Jasper est un personnage que j'aime bien, je le trouve très sympa et plein d'humour (peut-être même un peu trop parfois). Il est finalement assez attachant et j'ai beaucoup aimé suivre ses aventures aux côtés de Erglug.

Ce tome est parsemé d'un petit grain de folie qui me plait particulièrement dans cette série. C'est loufoque mais ça fonctionne très bien, en tout cas sur moi. Jasper se mêle un peu de ce qui ne le regarde pas et il enfreint certains principes de l'Association pour partir au secours d'Ombe. Je n'en dirai pas plus parce que le tome est quand même assez court et je risquerai de vous spoiler pas mal.

C'est trépidant, il se passe des tas d'évènements et le lecteur n'a pas le temps de souffler. C'est un tome que j'ai beaucoup aimé justement parce que je n'ai pas eu le temps de m'ennuyer. C'est très bien écrit, très fluide et ça passe tout seul. Il faut dire aussi que c'est très court (moins de 200 pages pour le grand format). Le seul petit bémol que j'apporterai c'est l'humour. Jasper est un personnage qui a un sens de l'humour très developpé et je dois dire que parfois il m'a un peu tapé sur les nerfs parce qu'il y en a un peu trop pour moi.

Mais c'est une super lecture, une valeur sûre !

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(34/100)

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09 avril 2017

Ne m'appelez pas Blanche-Neige

Blanche neige

Je suis fan absolue des ré-écritures de conte. J'adore ça et je lis tout ce qui me passe sous la main. Du coup, lorsque mon regard s'est posé sur cette très jolie couverture, j'ai forcément eu envie de découvrir le livre. La jolie pomme rouge de Blanche-Neige ne pouvait que me tenter. J'ai eu la chance de pouvoir lire ce bouquin grâce aux Editions Hachette via la plateforme Netgalley. Je les en remercie grandement.

Qui a dit que la vie était un conte de fées? Lorsqu’on est trahie par sa meilleure amie, difficile d’y croire. Sous le choc, Blanche, 18 ans, préfère s’enfuir dans la nuit parisienne, entraînée par de mystérieux fêtards rencontrés sur le réseau social le plus populaire du moment. Si la magie devient virale, une princesse peut-elle s’en sortir avec pour seules armes : sa répartie et son téléphone? Oserez-vous croquer cette pomme d’amour et découvrir le cœur des princes de votre entourage?

Je me suis laissée glisser entre les pages de ce roman comme dans un cocon. J'ai retrouvé des personnages familiers dans un contexte tout à fait moderne et très original. L'auteure nous propose une Blanche-Neige hyper actuelle qui évolue en plein Paris, une Blanche-Neige qui utilise une application de site de rencontres et qui rencontre de biens étranges personnages.

Alors, il ne faut pas se leurrer, c'est une histoire d'amour un peu bêbête. Si on en reste au niveau de la romance, ça ne casse pas trois pattes à un canard et tout est très attendu. Pas vraiment d'originalité sur ce plan là mais par contre, j'ai trouvé que la transposition de l'univers du conte à notre société moderne est très réussie. Je m'y suis plongée avec grand bonheur. J'ai apprécié le petit zeste de magie qui parsème le bouquin tout au long des pages ...

J'attendais de savoir quel personnage du roman serait tel personnage du conte et je n'ai pas été déçue. Blanche est un personnage attachant et qui dégage une grande fraicheur, au final elle est très proche de la Blanche-Neige qu'on connait déjà. Elle a certes de nombreux côtés cucul mais je l'ai tout de même beaucoup aimé. J'étais très curieuse de savoir comment Gally Lauteur allait s'en sortir avec tout ce petit monde. Alors bien sûr, ce n'est pas un livre d'une profondeur absolue mais ce n'est pas la prétention de l'auteure j'imagine. Oui, les personnages manquent parfois d'un peu d'épaisseur mais ça ne m'a pas plus dérangée que ça.

L'écriture est très fluide, ça se lit très rapidement et facilement. Je l'ai lu en trois soirées, dont une où je n'ai pas beaucoup lu. En quelques heures, vous venez à bout de votre lecture et je trouve ça agréable de ne pas se prendre la tête sur un livre. Une vraie lecture ludique ! Un livre destiné à vous mettre de bonne humeur, il est parfait pour les beaux jours qui arrivent enfin.

Et vous ? Quel est le voeu de votre coeur ?

Lu dans le cadre du Challenge des 100 romans ...

(33/100)

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04 avril 2017

Hématome

hematome

Ca faisait longtemps que j'avais "Hématome" dans ma PAL, je l'ai même fait dédicacer par Maud Mayeras lors d'un Saint Maur en poche. J'aime bien papoter avec elle, je la trouve très sympa. J'avais donc hyper envie de découvrir ce livre mais je ne sais pas pourquoi, je reculais sans arrêt cette lecture. Mais maintenant, j'ai sauté le pas et je sais ce que renferme ce petit ouvrage (300 pages environ en format poche).

Dans une chambre d'hôpital, une jeune femme se réveille péniblement. Elle ne sait ni qui elle est, ni pourquoi son corps la fait autant souffrir : sa mémoire est comme effacée. A son chevet, Karter, son compagnon, effondré, lui apprend qu'on l'a agressée, puis violée. Dès sa sortie, Emma, assaillie par des flashs terrifiants, tente de reconstituer le puzzle de sa vie. Qui l'a agressée alors qu'elle attendait un enfant ? Quel grand malheur a mis un terme à sa carrière ? Et pourquoi le silence la sépare-t-il de son père depuis toutes ces années ? Bribe par bribe, les souvenirs ressurgissent, sans apporter compréhension ni réconfort. Emma croise des personnages de plus en plus inquiétants et la mort semble peu à peu tout recouvrir autour d'elle ...

Que dire ? Je viens tout juste de tourner la dernière page et je n'ai pas pu attendre pour rédiger ce billet. J'ai trop peur d'oublier des choses et de ne pas pouvoir donner mon ressenti correctement. Je me suis retrouvée totalement immergée dans l'histoire d'Emma au bout de quelques pages à peine. Car Maud (oui je l'appelle par son prénom) a le don de créer une atmophère particulière et envoûtante. On ne peut pas faire autrement que d'engloutir les pages pour savoir jusqu'où tout ça va nous mener. C'est hyper addictif !

C'est une histoire diabolique hyper bien construite, Maud Mayeras maitrise son sujet sur le bout des doigts. Elle sait où elle veut aller et elle mène son lecteur par le bout du nez. C'est horrible, je me suis laissée trimballer sans me rendre compte de rien et je suis restée comme deux ronds de flan. Je dois bien avouer que certains passages m'ont juste soulevé le coeur, peut-être parce que je suis une femme. Mais franchement, certaines scènes sont à la limite du soutenable et je me suis demandée comment une femme telle que Maud peut écrire des trucs pareils. Je suis impressionnée par ces auteures qui osent aller au-delà de ce à quoi on peut s'attendre.

L'écriture est nerveuse, précise et hyper rythmée. C'est très agréable à lire, ça se bouffe littéralement. J'ai été éprouvée par les derniers chapitres, l'auteure nous propose une double révélation et je me suis dit qu'il fallait qu'elle arrête parce que je n'allais pas en supporter plus pendant bien longtemps encore (j'exagère bien sûr, mais à peine). Je reste quand même une petite nature. Mention spéciale au choix du nom du policier : Manzarek ! Forcément, j'ai pensé aux Doors et ça m'a donné envie d'aimer encore plus fort ce thriller !

J'étais déjà conquise par la plume et l'imagination de Maud Mayeras mais à présent, je suis fan et je vais la suivre de très, très près ...

Lu dans le cadre du Challenge des 100 romans ...

(32/100)

100romans

Lu dans le cadre du Challenge Ces livres que je n'ai toujours pas lus ...

(3/20)

livres pas lu

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02 avril 2017

Quand je serai partie

quand je serai partie

J'ai tout de suite adoré la couverture de ce livre ! Je la  trouve extrêmement jolie. J'aime beaucoup ces teintes toutes douces qui rappellent vraiment le contenu du livre. Du coup, j'étais impatiente de découvrir l'histoire de ce roman et j'ai eu la chance de pouvoir le faire grâce à la plateforme Netgalley et les Editions Amazon Crossing. Un grand merci pour ce moment de lecture !

Alors qu’il rentre chez lui après avoir enterré Natalie, la femme de sa vie et la mère de ses trois enfants, Luke Richardson trouve sur le sol de l’entrée une enveloppe bleue sur laquelle son nom est inscrit, d’une écriture qu’il connaît bien : celle de son épouse disparue. Bouleversé, il découvre une lettre de Natalie, rédigée le jour de sa première séance de chimiothérapie près d’un an auparavant. C’est le début d’une longue correspondance unilatérale, qui conduit progressivement Luke à découvrir des secrets trop longtemps enfouis. Tourmenté par les lettres de son épouse, obsédé par le besoin de découvrir qui les envoie, Luke en vient progressivement à remettre en question son mariage et sa famille.Parviendra-t-il, au-delà de la peine et de la souffrance, à envisager un avenir où l’amour subsiste envers et contre tout ? Est-il trop tard pour tenir ses promesses quand la personne qu’on aime a disparu ?

C'est un long roman qui nous attend lorsqu'on se plonge dans cette lecture. On est lancé directement puisque le récit débute alors que la famille rentre de l'enterrement de Nathalie, la mère de famille, décédée des suites d'un sarcome d'Ewing. Tout de suite, j'ai été assez touchée par les personnages et en particulier par le petit garçon, Clayton. J'ai refusé de me mettre à leur place (la mort d'un de mes proches est le truc qui me fait le plus peur) et pourtant, j'ai tout de même réussi à ressentir beaucoup d'empathie et de tendresse pour cette famille.

Le livre m'a fait penser un peu à "PS : I love you" car Luke commence à recevoir des lettres (dans une enveloppe bleu pastel ... ça vous parle si on pense à la couverture ?) de sa défunte épouse. L'idée me plaisait bien sauf que je ne m'attendais pas exactement au contenu des lettres, je ne pensais pas que le ton de Nathalie me déplairait autant. Je l'ai trouvé bien trop directive et je me suis demandée comment ces lettres pourraient bien aider Luke à surmonter son chagrin. On finit par découvrir que Nathalie cache un secret et à partir de là, je n'ai plus aimé lire les lettres destinées à Luke. C'était trop long, trop tarabiscoté et là, l'auteure m'a perdue.

J'ai trouvé le temps un peu long sur certains passages, heureusement la fin m'a totalement réconciliée avec le bouquin ! Je ne m'attendais pas à ça (même si au final, on se rend compte qu'on le voit venir) et j'en ai même eu les larmes aux yeux. Je le souligne car ça ne m'arrive pas souvent. J'ai apprécié les thèmes abordés par Emily Bleeker : la mort, la perte de l'être cher, l'amour, les relations conjugales, l'éducation des enfants ... un peu tout ce qui constitue le quotidien de monsieur et madame tout le monde.

Malgré des passages qui ne m'ont pas plu, j'ai globalement apprécié ma lecture ...

Lu dans le cadre du Challenge des 100 romans ...

(31/100)

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31 mars 2017

[LC] Treize raisons

treize raisons

J'avais ce livre depuis très longtemps dans ma PAL, il trottait toujours dans un coin de ma tête mais je n'avais jamais l'occasion de le sortir. Jamais le bon moment ou l'envie n'était pas présente, toujours quelque chose de plus urgent à dévorer. Et puis voilà, j'ai appris que le livre allait être adapté en série et bientôt diffusé sur Netflix, il était hors de question pour moi de regarder la série sans avoir lu le livre auparavant. J'ai donc profité d'une lecture commune pour l'atomiser en deux soirées.

Clay Jensen reçoit sept cassettes enregistrées par Hannah Baker avant qu'elle ne se suicide. Elle y parle de treize personnes qui ont, de près ou de loin, influé sur son geste. Et Clay en fait partie. D'abord effrayé, Clay écoute la jeune fille en se promenant au son de sa voix dans la ville endormie. Puis il découvre une Hannah inattendue qui lui dit à l'oreille que la vie est dans les détails. Une phrase, un sourire, une méchanceté ou un baiser et tout peut basculer ...

C'est donc un livre que j'ai très rapidement lu et ce pour plusieurs raisons (non, il n'y en a pas treize héhé). Déjà, même si nous sommes en présence d'un drame, on parle tout de même du suicide d'une adolescente, le style littéraire est clairement jeunesse alors ça se lit très rapidement. Pas de fioritures ou de figures de style pour venir embêter le lecteur ! Et puis, il s'agit plus ou moins de la retranscription de cassettes audio ... ça va donc très vite et certaines pages sont très aérées ...

Nous faisons donc la connaissance de Clay qui reçoit un colis contenant des cassettes qui ont été enregistrées par Hannah avant qu'elle ne se suicide. On apprend rapidement que Clay était amoureux de la jeune fille et je me suis demandée pourquoi il faisait partie de la liste des treize personnes qui auraient poussé Hannah à passer à l'acte. Ce mec a l'air d'être une crème et je ne l'imaginais pas faire du mal à la jeune adolescente.

Le récit fait la part belle aux paroles d'Hannah mais il est entrecoupé de passages nous expliquant où se trouve Clay, ce qu'il fait et ce qu'il ressent à l'écoute des cassettes. Franchement, j'ai trouvé que ça ressemblait plus à du remplissage qu'à autre chose car l'intérêt de ces passages est vraiment très limité, ça n'apporte absolument rien à l'histoire d'Hannah.

J'ai déjà parlé un peu de Clay, penchons nous maintenant sur le cas d'Hannah. Bien qu'elle se soit suicidé, je n'ai eu aucune compassion pour elle. Pire, j'ai même trouvé qu'elle poussait parfois le bouchon un peu loin et qu'elle avait souvent tendance à se poser en victime "oh mais personne ne m'aime, ils sont tous méchants avec moi". Bref, elle est un poil agaçante. J'ai trouvé dommage qu'elle ne trouve comme issue que le suicide plutôt que d'essayer de se battre un peu. Surtout que les arguments que l'auteur nous propose pour expliquer ce geste sont un peu légers et fumeux. Je n'ai pas été convaincue.

Mais ce qui m'a le plus ennuyé dans cette histoire qui pourtant commençait sur les chapeaux de roue (dès les premières pages, j'étais en haleine et je voulais absolument tout découvrir de la vie d'Hannah), ce sont justement ces cassettes accusatrices que Hannah décide de faire circuler parmi les treize personnes qu'elle a choisi pour expliquer ce qui l'a conduite au geste ultime. Elle choisit de se suicider mais aussi de bien pourrir la vie des autres en leur laissant sous-entendre qu'ils sont responsables de son geste. C'est une idée qui ne me plait pas.

Une lecture en demie-teinte qui n'aura pas su me convaincre totalement ...

Lu dans le cadre du Challenge des 100 romans ...

(30/100)

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30 mars 2017

La balade des enfants meurtriers : L'affaire James Bulger

balade des enfants

Je n'avais jusque là jamais entendu parler de ce livre ni même de l'affaire James Bulger qu'il relate. Il s'agit d'une affaire de meurtre survenue en Angleterre en 1993. Mais le plus horrible dans cette histoire est que la victime est un petit garçon de deux ans à peine, et que ses meurtriers n'en ont que dix ... Un enfant tué par d'autres enfants, ça m'a interpellée et j'ai eu envie d'en savoir plus. Je remercie donc les Editions Plein Jour pour l'envoi de ce livre que j'ai avalé en quelques heures ...

1993. Liverpool. Le petit James Bulger, deux ans, échappe à la surveillance de sa mère. Les caméras du centre commercial capturent sa silhouette alors qu'il s'éloigne en compagnie de deux garçons. On retrouvera son corps deux jours plus tard, affreusement mutilé.
L'horreur qu'inspire au monde la violence barbare de ce meurtre atteint son paroxysme lorsqu'on découvre l'âge des deux criminels : Jonathan Venables et Robert Thompson ont dix ans, des visages charmants, des voix innocentes. Comment un enfant se transforme-t-il en monstre ? Gitta Sereny, que cette question obsède depuis des décennies, assiste à leur procès, rencontre leurs proches.
Elle ne peut renoncer à comprendre l'inacceptable, et se lance dans une enquête sur les racines du mal dont ni elle ni son lecteur, entraîné avec elle dans cet abîme de terreur et de pitié, ne sortira indemne.

Je ne savais pas trop à quoi m'attendre en ouvrant ce bouquin, nous sommes en fait en présence d'un essai rédigé par Gitta Sereny qui avait déjà mené l'enquête sur une petite fille meurtrière. Je n'avais pas lu ce premier ouvrage même si j'en avais entendu parler. De même, si j'étais déjà adolescente en 1993, je ne me souviens pas du tout avoir entendu parler de ce fait divers dans les médias.

J'étais donc curieuse d'en apprendre plus sur les deux assassins du petit garçon car je ne parviens pas à comprendre comment un enfant peut arriver à un geste aussi extrême sur un autre enfant. L'auteure tente donc de nous expliquer comment les deux garçons, Jon et Robert, ont grandi et comment ils en sont arrivés à adopter un tel comportement qui les a mené à tuer un tout petit garçon qu'ils appelleront pendant leurs interrogatoires "le bébé".

On commence par une brève description des faits, c'est bien suffisant pour nous faire prendre conscience de l'horreur du drame. Il était inutile de développer plus cette partie. Puis on apprend à connaitre un peu les parents, leurs comportements avec leurs enfants, l'éducation qu'ils leur donnent ... et j'ai par moments eu froid dans le dos. 1993 n'est pas si loin que ça et j'ai eu parfois l'impression d'un sacré retour en arrière. Ca n'explique sans doute pas tout dans ce drame, je ne cherche pas à donner des circonstances atténuantes aux deux délinquants mais ça peut nous donner des clés pour comprendre un peu mieux ce qui a pu leur passer par la tête.

J'ai aimé ce récit car il n'est pas trop intrusif, Gitta Sereny se contente de nous donner les informations necéssaires à la compréhension du fait divers sans trop en faire ni trop en dévoiler. Tout le récit est dans la retenue, j'ai ressenti une certaine pudeur dans la rédaction dans ce document, il faut dire que le sujet du récit reste assez délicat malgré les années passées.

Ce récit m'a aussi permis de découvrir un peu comment se déroule le système judiciaire britannique même si certaines choses ont changées depuis ce meurtre. C'était vraiment très intéressant, d'autant que tout est condensé en environ 130 pages, on va droit à l'essentiel et on n'a pas le temps de s'ennuyer. Après ma lecture, je dois bien avouer que le petit James a hanté mes pensées quelques temps durant, difficile d'oublier ce petit garçon qui a péri sous les coups d'autres enfants.

Effrayant ! Mais instructif ...

Lu dans le cadre du Challenge des 100 romans ...

(29/100)

100romans

Posté par Miss Purple à 19:03 - - Commentaires [1] - Permalien [#]