Sanguine et ses lectures

17 janvier 2018

Girlhood

girlhood

J'aime bien Cat Clarke même si je suis encore loin d'avoir lu toute sa bibliographie. C'est une auteur dont j'apprécie la plume que je trouve simple et agréable, pas de prise de tête. Aussi lorsque j'ai vu qu'elle avait un nouveau titre à son actif, j'ai eu très envie de le découvrir. Je remercie donc la Collection R et la plateforme Netgalley pour l'exemplaire numérique mis à ma disposition.

L'amitié, c'est comme une allumette...... il suffit d'une étincelle pour se brûler les doigts.
J'ai sombré quand ma soeur jumelle est morte, et mes amies m'ont reconstruite, morceau par morceau.
Depuis, je pensais que jamais rien ne pourrait nous séparer.
Jusqu'à ce que débarque cette nouvelle fille...

Encore une fois, la plume de l'auteure a su me séduire. Je me suis retrouvée embarquée très rapidement dans cette histoire d'amitié entre quatre filles alors qu'une cinquième rejoint leur groupe un peu par hasard. Même si je n'ai jamais été pensionnaire, ça m'a quand même rappelé certains évenements de mon adolescence. J'ai beaucoup aimé le personnage principal, notre narratrice, Harper. Impossible de ne pas s'attacher à elle avec ce qu'elle a vécu. Certes, elle a parfois des réactions un peu étranges mais malgré ça, je l'ai particulièrement apprécié.

L'atmosphère est bien travaillée, on sent que quelque chose se resserre autour de Harper et on a envie de lui crier de se secouer un peu et d'arrêter d'être aussi naïve. Quelques passages m'ont mis mal à l'aise, j'avais hâte qu'ils se terminent. J'avais plus ou moins découvert le mystère entourant Kirsty mais ça ne m'a pas gâché mon plaisir de lecture. Je me dis juste qu'un lecteur un peu aguerri peut tout deviner avant la fin. Mais est ce que c'est bien grave ? Après tout, nous ne sommes pas dans un thriller !

Ce que j'ai moins aimé, c'est que finalement, Cat Clarke ne se renouvelle pas souvent. Elle est quasiment toujours dans la même thématique : l'adolescence, les conflits entre ados, la disparition d'un être cher ... Je dois dire que j'avais envie d'un petit de nouveauté en me plongeant dans cette histoire et je ne l'ai pas trouvée. Dommage, j'aimerai bien que l'auteure se penche un peu sur autre chose car je n'ai pas envie de me lasser d'elle ...

Et puis, je dois aussi bien dire que je suis déçue par la fin. Je ne la trouve pas à la hauteur du reste du livre. Je m'attendais à quelque chose de plus glaçant et là on se retrouve avec une fin bien lisse et bien trop gentille à mon goût. Tant pis ! Ca reste malgré tout un roman que je vous conseille de découvrir si vous aimez les histoires de jeunes filles bien comme il faut.

Un bon livre qui se dévore en quelques heures ...

Lu dans le cadre du Challenge des 100 romans ...

(4/100)

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15 janvier 2018

Les émeraudes de Satan

 Je ne suis pas vraiment versée dans la religion. Je ne suis pas croyante, je me contente de respecter les opinions des autres. Mais très étrangement, je suis attirée par les récits mettant en scène des prêtres ou des religieuses. Ce sont souvent des histoires pleines de mystères et ça j'adore ! Aussi lorsque j'ai lu le résumé du roman de Mathieu Bertrand, je n'ai eu qu'une envie : le lire ! Merci donc à la maison d'édition pour m'avoir permis cette découverte ...

1306, Poitiers : Le dernier Grand Maître Jacques de Molay, sentant la fin de l'Ordre des Templiers approcher, informe le Pape Clément V qu'il est en possession d'une couronne ayant appartenu à Satan lui-même. Par peur de ne plus pouvoir en assurer la protection, il la confie au Saint-Père. Ce dernier lui promet de la faire enterrer dans les ruines du Temple de Salomon, seul endroit sur Terre en mesure de limiter ses pouvoirs démoniaques. 2013, Rome : Le Père Paul Kaminsky, agent du service des enquêtes spéciales du Vatican, est sollicité par le Pape qui vient de découvrir d'étranges courriers hérités de ses prédécesseurs. Le prêtre a pour mission de se rendre en France et de retrouver sept émeraudes, ornement d'une couronne ramenée de Terre Sainte au onzième siècle par un chevalier Croisé. Durant cette quête, le prêtre sera épaulé par Elaheh, une mystérieuse Iranienne, membre de la secte des Assassiyine, faction criminelle censée avoir disparu depuis près de mille ans. Des châteaux d'Aquitaine aux remparts de Carcassonne, d'un couvent dans les montagnes corses aux chapelles du Vatican, l'aventure du prêtre catholique et de la jeune musulmane va se transformer en une union sacrée qui leur permettra de se confronter aux forces du Mal tout en essayant d'échapper aux tueurs du mystérieux Ordre Epsilon.

Voici un roman que j'ai littéralement dévoré ! Il m'aura duré le temps d'un week-end et encore, parce que je n'avais pas trop de temps pour moi. Car une fois lancée dans cette quête en compagnie du Père Kaminsky et de la mystérieuse Elaheh, il est très difficile de s'arrêter ! En plus, le livre n'est pas très épais alors tous les évenements s'enchainent rapidement.

Peut-être un peu trop rapidement à mon goût d'ailleurs. Tout va vite, l'auteur ne creuse pas vraiment les situations auxquelles ses personnages sont confrontés. J'ai trouvé que leur chemin n'était pas trop semé d'embûches et c'est tout de même étonnant vu la mission dans laquelle ils sont embringués. Il y a trop de facilité et ça m'a un peu gâché le plaisir. Le summum a été la découverte de la dernière émeraude que j'ai trouvé un peu tarte à la crème.

J'ai beaucoup apprécié les personnages même si au final, on ne sait pas grand chose d'eux. L'auteur préfère les mettre en situation plutôt que nous les présenter longuement mais ça ne m'a pas dérangé du tout. J'ai particulièrement été attachée au Père Kaminsky car il est la représentation exacte que je me fais d'un prêtre. Il est tout en retenue et en tolérance. Il est génial ! Quant à Elaheh, c'est aussi un personnage très sympa mais peut-être un poil trop parfaite, enfin là c'est pour jouer les chipoteuses !

C'est bien écrit, on ne s'ennuie pas et puis on visite pas mal d'endroits (Carcassonne, la Corse, la Charente mais aussi le Vatican et Rome). La seule chose que je n'ai pas bien compris, c'est l'Ordre Epsilon. Ca arrive dans l'histoire comme un cheveu sur la soupe. On nous les présente comme des gros pas gentils mais au final, ils sont mis de côté dans l'histoire très facilement ... Bof pour ce point là.

Je me suis prise à avoir envie de lire une suite des aventures de Paul Kaminsky et Elaheh !

Lu dans le cadre du Challenge des 100 romans ...

(3/100)

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13 janvier 2018

Les Rougon-Macquart 1 : La fortune des Rougon

fortune des rougon

Je ne lis pas beaucoup de classiques et je le déplore. J'aime énormément Zola que j'avais lu comme tout le monde je pense pour la première fois au lycée. C'était Une page d'amour et j'étais tombée sous le charme de la plume de l'auteur. Pendant ma période d'études, j'ai lu plusieurs volumes de sa fresque familliale et puis petit à petit j'ai oublié de m'y plonger ... Grâce à un challenge, me voilà repartie à lire les Rougn-Macquart dans leur ordre de parution !

Issus de la paysannerie enrichie, les Rougon portent en eux l'avidité du pouvoir et de l'argent. Une des branches de la famille, les Macquart, sera marquée par l'hérédité de l'alcoolisme, du vice et de la folie. Le coup d'Etat du 2 décembre 1851 entraîne les Rougon dans la conquête de Plassans, la capitale provençale du roman. La haine de l'empereur pousse Silvère, petit-fils de la matriarche, et Miette, sa femme, dans l'insurrection républicaine. De ces passions et de ces fureurs naîtront cent personnages, et celui, aux mille visages anonymes, de la foule et de la collectivité qui préfigure le XXe siècle.

Je n'avais donc jamais lu le premier tome qui nous révèle les origines de la famille. Inutile de préciser que je me suis régalée ! J'ai mis un peu de temps à le lire parce que j'ai eu la bonne idée de l'attaquer en pleine période de fête, quand on a le temps de ne rien faire ... J'ai donc fait la connaissance de la branche aînée de la famille Rougon, Emile Zola propose à son lecteur de découvrir comment ils sont passés du statut de marchand d'huile d'olive à celui de notable de la ville.

On passe d'intrigue en intrigue, ça se fait des coups bas dans le dos et c'est tout bonnement passionnant. L'auteur nous offre une critique plutôt acerbe de son époque. Ca m'a permis de relonger dans cette époque que je ne connais que très mal finalement. J'ai beaucoup aimé assister aux complots, aux amitiés qui se font et se defont ... J'ai été moins passionnée et touchée par l'amourette entre Silvère Mouret et la petite Miette. Je suis peut-être devenue un coeur de pierre.

J'ai adoré le style de l'auteur qui nous parle d'un personnage puis nous embarque dans une grande partie de son histoire. On rencontre donc d'ores et déjà des personnages connus tels que le Docteur Pascal ou même Gervaise qui nous accompagnera dans d'autres volumes de la saga. C'est tellement bien écrit, les mots et le style sont tellement modernes qu'on n'a pas l'impression d'être dans un roman écrit en 1871.

Un classique à découvir d'urgence !

Lu dans le cadre du Challenge des 100 romans ...

(2/100)

Lu dans le cadre du Challenge des Rougon-Macquart ...

(1/20)

challenge-rougon-macquart

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10 janvier 2018

[LC] Les bannis et les proscrits 1 : Le feu de la sor'cière

feu de la sorciere

Je ne lis pas beaucoup de fantasy, beaucoup moins que lorsque j'étais adolescente. J'y trouve moins mon compte, j'ai moins de plaisir à découvrir des univers étranges et originaux. Je ne sais pas pourquoi, peut-être que mes goûts ont évolués tout simplement. Toujours est-il que j'étais très curieuse de découvrir l'univers que James Clemens nous dépeint dans cette saga ...

Par une nuit fatale, dans le merveilleux pays d'Alasea frappé par une malédiction, trois mages firent un ultime acte de résistance, sacrifiant tout dans l'espoir de préserver le bien. Cinq cents ans plus tard, au jour anniversaire de cette nuit sinistre, une petite fille hérite d'un pouvoir perdu depuis longtemps. Mais avant qu'elle puisse comprendre son terrible don, le Seigneur Noir lance ses monstres ailés pour la capturer et lui rapporter la magie embryonnaire qu'elle détient. Fuyant les hordes des ténèbres. Elena est précipitée vers une issue terrible ... et vers la compagnie d'alliés inattendus. Formant avec eux une bande de parias et de hors-la-loi, elle va tenter de combattre les forces implacables du mal et de secourir un empire autrefois glorieux ...

J'ai eu un mal de chien à me dépatouiller de ce livre ! Je l'ai trimballé comme un boulet pendant de nombreuses semaines. Il faut dire que le moment n'était sans doute pas le meilleur pour me plonger dans ce genre de livres. J'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire, les personnages sont bien trop nombreux. L'auteur prend le temps de nous les présenter pourtant mais ça n'est jamais rentré dans ma petite cervelle. Jusqu'à la fin, j'ai confondu quelques personnages entre eux.

Et puis, je dois bien dire que j'ai été un peu déçue par l'histoire. Elle n'a rien de très originale, j'ai eu la sensation d'avoir déjà lu le bouquin. Ce n'était pas du tout ce à quoi je m'attendais. J'avais aussi lu des critiques qui louaient la plume de l'auteur. Alors oui, ça se lit plutôt bien (même si j'ai pataugé alors qu'au final, l'histoire qui se trouve dans ce premier tome ne se déroule que sur une journée et une nuit) mais personnellement, j'ai trouvé le style un peu lourdingue et surtout, j'ai détesté le fait que James Clemens mette des apostrophes partout histoire de faire original ... Bof bof quoi ...

Je n'ai pas grand chose de plus à en dire, je suis déçue. Ca résume plutôt bien mon ressenti et ça m'ennuie d'avoir eu une telle première lecture pour cette année nouvelle. Je ne sais pas encore si j'aurai le courage de lire la suite de cette saga, peut-être parce que j'ai quand même apprécié le personnage d'Elena ... rien n'est encore sûr ...!

Un manque d'originalité et de rebondissements ont fait que ce premier tome ne m'a pas convaincue ...

Lu dans le cadre du Challenge des 100 romans ...

(1/100)

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08 janvier 2018

L'Appel de Cthulhu

cth

J'ai découvert Lovecraft au lycée grâce à un copain de classe qui en était dingue. Depuis, moi aussi je conseille volontiers cet auteur ! J'ai lu L'appel de Cthulhu pour la première fois à cette époque mais en version poche, pas très jolie il faut le dire. Alors lorsque j'ai postulé à cette masse critique je croisais très fort les doigts. Quel bonheur d'avoir été retenue, c'était Noël avant l'heure !! Un immense merci à Babelio et aux Editions Bragelonne pour l'envoi de cette merveille !...

Boston, 1926. Suite au décès, dans des circonstances étranges, de son grand-oncle, Francis Thurston découvre dans les documents dont il hérite l’existence d’une secte vouant un culte à une créature innommable, endormie depuis des millions d’années.
Sacrifices indicibles pratiqués dans les bayous de Louisiane, meurtres mystérieux perpétrés dans divers endroits du globe, artistes sombrant dans la démence après des visions nocturnes terrifiantes, renaissance de cultes ancestraux et surtout, une cité cyclopéenne surgissant de l’océan lors d’une tempête …

Avant de parler de l'histoire, il est obligatoire de s'arrêter sur le livre, l'objet, tant il est sublime. Il est dans un grand format très agréable pour profiter des merveilleuses illustrations (peut-être pas hyper commode à lire je vous l'accorde mais c'est vraiment pour chipoter). Les pages glacées sont douces, le livre sentait tellement bon lors de ma lecture (oui, je sais, ça peut faire peur !). Mais voilà, mention très bien et même plus pour les illustrations que je ne me suis pas lassée de découvrir.

Niveau histoire, c'est celle que je connaissais bien entendu. Le livre n'a pas été réécrit pour cette édition évidemment. Je me suis laissée embarquer à nouveau dans ce récit fantastique qui me glace les sangs à certains moments. Un vrai plaisir de retrouver ces Grands Anciens qui m'avaient fait palpiter en étant adolescente.

La plume de Lovecraft n'est peut-être pas très facile ni très accessible mais c'est ce qui en fait tout le charme. Après, je ne rentrerai pas dans toutes les polémiques liées aux opinions de HP Lovecraft. Certes, ça me heurte mais ça n'enlève rien au talent du monsieur ni au plaisir que j'ai à lire ses récits. L'Appel de Cthulhu n'est peut-être pas le livre que je conseillerai pour débuter avec l'auteur, même si l'histoire est fascinante, car il est un peu fastidieux.

Mais laissez vous séduire par cette édition magnifique qui sera du plus bel effet dans votre bibliothèque ...

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29 décembre 2017

Laisse tomber les filles

laisse tomber les filles

Je ne connais pas très bien les années 60 puisque je n'étais pas née mais c'est la génération de mes parents. Ce que je sais de ces années me vient donc d'eux et je ne connais les événements qu'à travers leurs yeux. Aussi, lorsque j'ai eu l'opportunité de recevoir ce livre de Gérard de Cortanze, je n'ai pas hésité à proposer ma candidature. Je remercie donc chaudement Babelio et les Editions Albin Michel pour l'envoi de ce livre.

Le 22 juin 1963 à Paris, quatre adolescents assistent, place de la Nation, au concert donné à l'occasion du premier anniversaire de Salut les copains. Trois garçons : François, rocker au coeur tendre, tenté par les substances hallucinogènes ; Antoine, fils d'ouvrier qui ne jure que par Jean Ferrat ; Lorenzo, l'intellectuel, fou de cinéma et champion de 800 mètres. Une fille : Michèle, dont tous trois sont amoureux, fée clochette merveilleuse, pourvoyeuse de rêve et féministe en herbe ...

Je me suis plongée dans ce livre avec l'espoir de mieux comprendre la génération de mes parents, même si bien entendu leurs vies sont différentes de celles des protagonistes du livre. Je souhaitais juste me mettre dans l'ambiance de ces années yéyé et traverser les années en compagnie de ces trois amis et de cette fille qui semble mettre tous leurs sens en émoi. Nous découvrons donc trois adolescents qui, bien que très différents, finissent par être les meilleurs amis du monde. Entre eux, tournicote une jeune fille qui se prénomme Michèle et qui leur fait tourner la tête.

J'ai plutôt aimé les garçons même si je n'ai réellement été conquise par aucun d'entre eux. Celui qui m'a peut-être le plus touchée est François lorsqu'il devient adulte. Les autres m'ont plu mais je n'ai pas plus accroché que ça avec eux, j'ai aimé les suivre au fil des années mais je n'ai pas été passionnée par leurs vies.

Malheureusement, c'est avec Michèle que j'ai eu un véritable problème. Je ne l'ai pas aimé du tout, je n'ai jamais réussi à la comprendre. Elle a des réactions qui m'ont complétement dépassée, elle a fait des choix que je n'ai absolument pas compris et au final, je l'ai détesté. Quelle bonne femme horrible et manipulatrice ! Sous couvert de "je suis une femme moderne et féministe", moi j'ai trouvé qu'elle était un peu la poupouffe de service. Je sui peut-être coincée mais là j'avoue qu'une nana qui couche avec tout le monde, j'y arrive pas !

J'ai aimé ma lecture mais j'ai trouvé que le livre n'était pas très aisé à lire. L'auteur nous propose beaucoup d'analyse quelque soit l'année ou la décennie évoquée. Le récit est truffé de statistiques, ça rend l'histoire beaucoup plus réelle bien entendu mais c'est pénible par moments. J'avais parfois l'impression de lire un traité de sociologie et ce n'est pas ce que j'étais venue chercher dans cette lecture.

Je suis donc un peu mitigée mais je pense que ça peut plaire à bon nombre de lecteurs ...

Lu dans le cadre du Challenge des 100 romans ...

(143/100)

100romans

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23 décembre 2017

Le puits

le puits

J'aime beaucoup les histoires de maison hantée et je suis dingue de film d'horreur ! Je flippe comme une malade lorsque je vois un exorcisme (à l'écran bien entendu, j'imagine même pas voir ça en vrai un jour !) et, comme je dois avoir un côté masochiste, je ne peux pas m'empêcher de me jeter sur les films ou les livres qui en contiennent. Bref, tout ça pour dire que l'horreur, c'est mon truc ! Je remercie Netgalley et les Editions MxM Bookmark pour m'avoir confié un exemplaire numérique de ce roman.

Vingt ans après que la reine du bal Cassie Kennedy fut brutalement assassinée, six adolescents entrèrent dans la maison où elle fut tuée pour y passer une soirée inoubliable. Haven sait que sa cousine Elise est effrayée, mais il est prêt à supporter n'importe quelle farce si cela lui permet de passer quelques heures avec le nouveau garçon de la ville, Pierce Hunter.
Mais au petit matin, Elise est portée disparue, sans avoir laisser de traces.
Douze ans plus tard, Pierce et son frère jumeau Jordan sont des enquêteurs paranormaux professionnels, tenant leur propre émission télé de chasse aux fantômes. Lorsque Pierce appelle Haven, insistant pour qu'ils retournent une dernière fois à la maison supposée hantée, Haven accepte à contrecœur. Il est nerveux de revoir Pierce, mais il est déterminé à obtenir des réponses à ses questions. Ont-ils vraiment parlé au fantôme de Cassie cette nuit-là ? Qu'est-il arrivé à Elise ? Et le plus grand mystère de tous - comment a-t-elle connu le secret du puits ?

J'avais très envie de découvrir cet ouvrage, il faut dire que le résumé m'a mis l'eau à la bouche ! Fantôme, maison hantée ... tout semblait réuni pour me séduire. Et puis les premiers avis ont commencé à tomber et beaucoup de personnes se sont "plaintes" et disaient avoir la sensation d'avoir été floué car le livre contenait une romance, gay qui plus est. Du coup, j'ai eu moins envie de lire ce livre car en ce moment, je n'ai pas envie de lire de la romance (gay ou hétéro). Et puis j'ai quand même décidé de m'y mettre car je ne voulais pas être trop en retard pour rendre ma chronique.

Et finalement, tout s'est très bien. Oui on a effectivement une romance entre Haven et Pierce mais franchement, c'est du léger ! Ca ne prend pas toute la place dans le récit, loin de là. Non, on a une vraie histoire qui fait peur. L'auteure a opté pour une alternance d'époque, un chapitre sur deux se déroule il y a douze ans alors qu'un groupe de jeunes adultes passe la nuit dans une maison connue pour être hantée. L'autre partie du récit se place aujourd'hui et nous dévoile un peu ce que sont devenus les protagonistes. Mais nous assistons aussi à une enquête pour savoir ce qui est arrivé à Elise cette nuit là ...

J'ai trouvé qu'il y avait une vraie tension tout au long du récit, j'ai quand même bien flippé à certains passages et pourtant, j'ai l'habitude. A vrai dire, j'ai eu plus la chair de poule lorsque les frères Hunter, devenus scientifiques spécialisés dans le paranormal, tournent leur reportage dans la maison et qu'une étrange voix se fait entendre dans la spirit box. Je lisais sur ma liseuse dans mon lit (et donc dans le noir) et je peux vous assurer que je ne faisais pas la maligne ... C'est un roman très efficace à l'ambiance bien rendue et bien installée.

En plus, la plume de l'auteure est très agréable. Le récit est fluide et rythmé, je l'ai dévoré en deux ou trois soirées. J'avais très envie de connaitre la fin de tout ça et je me suis envoyée la dernière partie d'une traite. Je me suis vraiment laissée prendre et je ne regrette pas du tout ma découverte. Je me suis attachée aux personnages et j'étais très curieuse de savoir ce qui était arrivé à Elise, limite bien plus que de savoir comment elle avait eu connaissance du puits dans le jardin de la maison ...

N'hésitez pas et lancez vous à la découverte de l'histoire d'Elise et ses amis ...!

Lu dans le cadre du Challenge des 100 romans ...

(142/100)

100romans

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22 décembre 2017

La jeune fille suppliciée sur une étagère

jeune fille

A part des mangas, je ne lis pas de littérature japonaise ni même asiatique en fait. Pourtant, lorsque j'étais en fac je dévorais des recueils de haïku mais maintenant, ça m'a passé. Mais quand j'ai découvert le résumé de la première nouvelle de ce livre (qui au final n'en comporte que deux), j'ai eu très envie de découvrir ce livre de Akira Yoshimura. Je l'ai acheté et je l'ai complétement oublié avant de le ressortir enfin deux ans plus tard (oui, j'ai un peu honte !)

Elle a seize ans. elle vient de mourir. Allongée sur un tatami, elle voit deux hommes arriver et, contre son corps encore chaud, donner une enveloppe à ses parents. Dans une grande voiture noire, les deux hommes déposent son cercueil. Les noeuds du bois la gênent un peu. A travers les parois, elle voit ses parents s'éloigner, sa ruelle sordide, les passants, le ciel, puis plus loin, l’arrivée à l'hôpital et l'entrée de son cercueil par la porte de derrière. Elle a seize ans. elle est morte, tout à fait morte. Mais elle entend, elle ressent, elle voit plus que jamais ce qui l'entoure. Et, lorsque son corps est placé sur une table de pierre, lorsque les blouses blanches s'approchent scalpel en main, elle comprend ...

Nous avons donc dans ce livre deux nouvelles ayant toutes les deux un rapport avec la mort. Je ne connais pas la culture japonaise et je ne sais pas quel est le ressenti des Japonais face à cet événement mais je me demande si ça ne les travaille pas un peu quand même.

Dans la première nouvelle qui donne son titre au recueil, nous faisons la connaissance d'une jeune fille dont j'ai oublié le prénom malheureusement. Comme je n'avais pas relu le résumé depuis deux ans, j'avais totalement zappé de quoi on allait me parler et il m'a fallu plusieurs pages avant de comprendre que cette jeune fille était morte. Mais elle ressent et entend absolument tout, bien plus que si elle était en vie ... Et l'auteur ne va rien nous épargner niveau glauque. On assiste à un charcutage en régle de la jeune fille sous couvert de recherche médicale (ou alors j'ai rien compris !). Certains passages m'ont mis mal à l'aise et j'ai parfois eu du mal à les lire alors qu'en général, je ne suis pas très chochotte.

J'ai trouvé cette nouvelle totalement originale, je n'avais jamais rien lu de tel. Malgré le côté sombre et malaisant de la chose, l'auteur parvient à utiliser des mots justes et il se dégage une certaine poésie du récit. Ce n'est jamais malsain car il n'y a pas de côté voyeuriste, j'ai eu la sensation que l'auteur avait fait beaucoup de recherche concernant les corps donnés à la science. Et j'ai détesté la mère de cette pauvre jeune fille ... La fin de la nouvelle m'a serré le coeur. Je pense que je vais la garder dans un coin de ma tête pendant quelques temps.

La seconde nouvelle s'intitule "Le sourire des pierres" et je l'ai moins apprécié. Déjà parce que l'écriture m'a parue bien moins fluide, un peu plus maladroite et lourdingue. Les personnages sont plus communs, on en rencontre beaucoup des comme ça dans les romans qui sont censés faire un peu frissonner. Et puis au final, l'histoire elle aussi n'a pas grand chose d'original. Je n'ai pas été surprise mais je l'ai tout de même lue avec beaucoup de plaisir et d'intêret.

Une belle et étrange découverte ... laissez vous tenter !

Lu dans le cadre des 100 romans ...

(141/100)

100romans

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21 décembre 2017

Les chiens de Détroit

chiens de detroit

Je suis en retard dans mes lectures. Je ne sais pas si c'est à cause de la préparation des fêtes de fin d'année mais je m'organise très mal en cette fin d'année 2017. Résultat, je lis peu et je lis mal. C'est-à-dire que je n'avance pas parce que ma tête est farcie de tout un tas de trucs. Et par dessus le marché, nous avons une panne de la box à la maison. C'est la fête !! Bref, j'ai quand même terminé ma lecture d'un livre qui me faisait très envie. Je remercie Netgalley et les Editions Calmann-Levy pour m'avoir permis de découvrir cette sordide histoire et je m'excuse platement pour avoir autant traîné à rendre mon billet ...

Novembre 1998. Le corps du petit Peter est découvert dans un buisson de Palmer Park. Il a été enlevé, étranglé puis déposé là par un homme dont la taille, d’après les rares indices récoltés, dépasse de loin celle du commun des mortels. L’enquête est confiée à l’inspecteur Stan Mitchell, un flic violent banni de Washington et exilé à Détroit, cette cité géante autrefois gloire de l’industrie automobile devenue capitale du crime et qui, chaque jour, sombre un peu plus dans la décrépitude. Bientôt, les enlèvements se multiplient et la presse commence à parler du "Géant de brume", croquemitaine terrifiant dévoreur d’enfants décrit par un témoin anonyme. Et tandis que la police patine, que Détroit se vide de ses habitants, Mitchell s’enfonce toujours un peu plus dans l’alcool et la solitude… L’affaire lui est retirée puis, avec le temps, à l’image des maisons de Détroit, abandonnée et oubliée. Quinze ans plus tard, les disparitions recommencent. Mitchell qui a réussi à arrêter la spirale de sa déchéance est à nouveau sur le coup, épaulé par une jeune inspectrice récemment arrivée en ville, Sarah Berkhamp. Grâce à eux, le tueur, un géant placide nommé Simon Duggan, est enfin arrêté. Deux enfants n’ont toujours pas été retrouvés et sont peut-être encore en vie. Mais Duggan refuse de coopérer. Il ne veut parler qu’à Sarah. Pour sauver les enfants, la jeune femme va devoir écouter les fantômes du passé…

J'ai été étonnée de me rendre compte que l'auteur de cette sombre histoire est français. Et oui car l'action se déroule entièrement aux Etats-Unis, ce n'est pas la première fois qu'un auteur français place son intrigue à l'étranger et je me demande bien pourquoi. Toujours est-il que nous sommes propulsés à Détroit, ville que je ne connaissais pas plus que ça et que je n'ai pas envie de découvrir après cette lecture. L'auteur nous dépeint un endroit bien sombre qui ne donne absolument pas envie. A la limite, on comprend que les gens puissent péter un plomb dans une ville aussi triste et sinistrée. Du coup, la ville est presque un personnage à part entière.

J'ai aimé les protagonistes de notre histoire, à commencer par Stan qui est un flic écorché vif exactement comme je les aime. On sent bien que la vie ne lui a pas fait de cadeaux, on a envie d'en apprendre plus sur son passé pour pouvoir mieux le comprendre. J'ai aimé le suivre dans ses errances et en découvrir un peu plus à son sujet. Quant à Sarah, elle est plutôt une énigme pendant toute une partie du livre. C'était très intriguant et interéssant, on se doute qu'un truc ne tourne pas rond, on ne comprend pas toujours ses réactions et c'est pour ces raisons là que le lecteur ne peut pas faire autrement que de s'attacher à elle. Le tueur, le "Géant de brume" est lui aussi plutôt parfait, je me suis demandé plusieurs fois jusqu'où il allait pousser ses crimes. Un gars bien tordu, comme je les aime !

La plume de l'auteur est très agréable et elle rend le livre plutôt addictif. J'ai lu la dernière partie en une seule fois, avec frénésie, comme si je n'avais pas d'autre choix, comme si je devais avaler une goulée d'air et ne plus respirer jusqu'à la fin. Fin qui m'a surprise d'ailleurs mais que j'ai trouvé peut-être un poil trop rapide. J'ai aimé la construction du livre, l'alternance des points de vue et des époques m'a permis de ne jamais m'ennuyer pendant ma lecture. C'est un thriller très réussi que je suis contente d'avoir découvert !

N'hésitez pas à partir à la rencontre de personnages singuliers ...!

Lu dans le cadre du Challenge des 100 romans ...

(140/100)

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18 décembre 2017

Say something

say something

Il y a deux ans je crois, j'avais découvert Hate list qui est un roman de Jennifer Brown. J'avais découvert le récit d'un massacre (fictif celui-ci) dans un lycée américain par un jeune homme qui en avait marre d'être agressé sans arrêt par les caïds de l'établissement. J'avais été pas mal secouée par ma lecture car, même si la tuerie est totalement romancée, il en existe pourtant de bien réelles dont on entend parler régulièrement dans les medias. Lorsque Babelio m'a proposé la lecture de ce tome compagnon, j'étais ravie. Je remercie donc le site et les Editions Albin Michel pour cet envoi ... aussitôt reçu, aussitôt lu !

David Judy sait ce que c’est que le harcèlement. Depuis longtemps. Avec un nom féminin, une voix douce et une apparence timide, il est la proie idéale pour les caïds du lycée. Heureusement, il a une amie, Valérie. Grâce à elle, il fait la connaissance de Nick, et a – enfin- l’impression d’être à sa place. Alors qu’il soupçonne Nick de préparer sa vengeance contre ceux qui les ont fait souffrir, David n’ose rien dire. Crainte de rompre cet équilibre enfin trouvé, ou habitude de taire ses doutes et ses peurs ? Quand il trouve enfin la force de parler, il est trop tard ...

Comme je l'ai dit plus haut, il s'agit plutôt d'un tome compagnon à Hate list, il peut être lu avant ou après. Mais je pense malgré tout que c'est mieux de le lire dans l'ordre de parution. Ici nous allons suivre David qui était assez copain avec Nick et Valérie qui sont à l'origine de la hate list qui a été le point de départ du massacre dans le lycée. Même si le livre peut parraître un peu superficiel, je l'ai trouvé assez réussi.

On suit le quotidien de David, après ... mais l'auteure nous propose aussi quelques flash backs qui permettent de bien recoller à la première histoire. Je ne me suis jamais sentie perdue au cours de ma lecture alors que j'ai lu Hate list il y a quelques années déjà. Ce petit livre (environ 130 pages) nous permet de nous interroger sur la reconstruction d'un adolescent après un tel traumatisme. D'autant que le lecteur va apprendre que David avait découvert des choses et qu'il a préféré les taire.

Difficile de le blâmer pour son comportement car comment aurait-on réagi à sa place ? J'ai trouvé les réactions et les décisions de David très réalistes, je ne suis pas certaine qu'un ado aurait joué les superhéros pour éviter le massacre. Et puis, je pense qu'il doit être compliqué de se dire que son pote va commettre un acte irréparable alors qu'on a toutes les preuves sous le nez. Ce livre est pretexte à pas mal de questionnement et c'est très appréciable de se creuser un peu la cervelle sur soi-même ...

Et puis, j'aime bien la plume de l'auteure (même si je ne l'ai jamais lue en version originale), je la trouve agréable à lire. Les pages se tournent rapidement, pas le temps de s'ennuyer. Il n'y a aucun temps mort pendant la totalité du récit. Tous les mots et toutes les situations dans lesquelles l'auteure place ses personnages ont leur raison d'être dans le récit, on sent que Jennifer Brown a bien travaillé son sujet.

A découvrir en librairie dès le 8 janvier, je vous conseille de vous pencher sur ce court roman.

Lu dans le cadre du Challenge des 100 romans ...

(139/100)

100romans

Posté par Miss Purple à 09:09 - - Commentaires [0] - Permalien [#]