Sanguine et ses lectures

06 décembre 2016

Je suis une fille de l'hiver

wintergirls

Vous le savez (ou peut-être pas), j'aime d'amour les parutions de La Belle Colère. Je suis très rarement déçue (bon, c'est arrivé une fois malheureusement) et je suis comme une dingue lorsque je sais que je vais avoir un nouveau bouquin entre les mains. Et là, ce nouveau Laurie Halse Anderson je brûlais d'envie de le lire. J'avais tellement aimé "Vous parler de ça" que je ne pouvais pas passer à côté d'une pépite de l'auteure. Je remercie donc très fort les Editions La Belle Colère pour cet envoi.

Maintenant qu’elles ont 18 ans, elle se sont éloignées l’une de l’autre. Malgré ça, Cassie a appelé Lia 33 fois la nuit de sa mort. Celle-ci n’a jamais répondu. Lia se retrouve seule, hantée par le souvenir de son amie, ravagée par la culpabilité de n’avoir pas pu la sauver, obsédée par son besoin d’être mince, et son combat pour accepter son corps. Le tout se mèle dans un monologue intérieur presque poétique piégé dans une narration étonnamment vive et juste.

Et bien encore une fois, Laurie Halse Anderson a fait mouche. C'est un coup de coeur que j'ai eu pour ce livre, cette histoire et cette héroïne Lia. Je me suis régalée et je l'ai lu en quelques jours à peine. C'était étrange parce que j'avais une envie folle d'en savoir plus et de connaitre la fin mais en même temps, je faisais durer le livre tellement je ne voulais pas quitter Lia. Paradoxal non ? Mais chez moi c'est le signe que le bouquin va taper très fort.

Nous faisons la connaissance de Lia qui vit chez son père et sa belle-mère. La façon dont elle parle de sa mère m'a paru très étrange de prime abord mais on finit par comprendre ce qui s'est passé et comment Lia en est arrivée là. On comprend aussi pourquoi cette jeune fille est aussi mal dans sa peau et surtout, j'ai compris ce qu'elle avait dans la tête. Parce que pour moi, le titre était assez énigmatique et plutôt très poétique. Maintenant que je sais ce qu'est une fille de l'hiver, ça me fait un peu plus froid dans le dos.

Lia souffre d'une maladie (dont je tairais le nom pour ne rien vous révéler si comme moi, vous n'aviez rien compris avant) que je ne connaissais pas du tout. Enfin si, de nom bien entendu mais personne dans mon entourage proche n'a jamais eu à y faire face. Je suis toujours restée très peu concernée par ce mal et ça m'a permis d'en apprendre plus. Surtout, j'ai eu un début d'explication sur ce qui se passe dans la tête des personnes atteintes. Car c'est Lia la narratrice de notre histoire et c'est elle qui nous fait tout partager, dont ce qu'elle ressent.

Et ça fait quand même flipper de devoir vivre comme ça. Je plains sincérement les personnes malades car ce doit être un calvaire au quotidien. Je plains les familles aussi, je pense qu'on doit se sentir plus que desarmés devant une telle pathologie. Comment faire pour aider l'autre ?

C'est un livre qui m'a fait passer par toutes sortes d'émotions. Un véritable ascenseur ! L'auteure n'épargne pas son personnage principal en lui imposant des épreuves, du coup elle n'épargne pas non plus ses lecteurs qui vibrent en fonction du parcours de Lia. Les passages mettant en scène Cassie sont fort touchants. J'ai été chamboulée par tout ça.

Ce sont des thèmes difficiles qui sont abordés dans cet ouvrage et l'auteure relève le défi avec brio. C'est tout en sensibilité, tout en pudeur et retenue. C'est parfois même très poétique. Il n'y a pas de voyeurisme ou de pathos inutile. Tout est très bien dosé et on se laisse porter en voulant que ça ne s'arrête jamais. Je n'avais pas du tout envie de quitter Lia.

Une de mes plus belles lectures de cette année qui s'achève. Je vous incite très fortement à découvrir à votre tour ce magnifique roman ...

Lu dans le cadre du Challenge des 100 romans ...

(147/100)

100romans

Posté par Miss Purple à 12:10 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


05 décembre 2016

Le voleur de brosses à dents

brosses a dents

Je suis complétement à la ramasse niveau rédaction de mes billets, je lis pas mal en ce moment puisque je suis en arrêt maladie mais alors après, je traine pour vous donner mon ressenti sur tout ça ... Bref, je me lance. Pour moi, Eglantine Eméyé, c'est juste la miss météo de Canal+ que j'ai découvert il y a de très nombreuses années. Je ne m'étais jamais intéressée plus que ça à elle et je suis tombée un peu par hasard sur son bouquin. Le titre m'a interpellé et je l'ai mis dans mon panier.

"Un jour, j'en ai eu assez. Mille fois, j'en ai eu assez. Assez de toi, Samy, assez de tous qui ne comprennent rien, de la société qui ne fait rien. Assez.
Et puis mille fois, j'ai espéré, mille fois, j'ai ri et pleuré avec toi, mille fois, je t'ai serré dans mes bras.
Alors j'ai écrit ce livre pour toi, mon petit bonhomme si différent, pour moi, et pour ton frère, afin qu'il n'oublie pas tous ces fous rires qui émaillent notre drôle de vie aussi.
J'ai écrit ce livre pour toutes ces familles dont personne ne voit le désarroi, pour témoigner de notre quotidien durant ces dix ans, déjà.
J'ai écrit ce livre en n'épargnant personne parce que personne ne nous épargne.
C'est l'histoire de notre combat, c'est l'histoire de notre amour. Un amour que j'ai cru à sens unique. Tu me prouves aujourd'hui le contraire."

Je ne savais pas trop dans quoi j'allais m'embarquer quand j'ai attaqué ce témoignage. Au final, je peux vous dire qu'Eglantine m'a totalement embarquée dans son monde et dans sa vie quotidienne. Pour moi, j'avoue, elle était plutôt du genre à être une belle minette manquant un peu de plomb dans la tête (oui, je sais, vive les clichés !). Et là, j'ai découvert une jeune femme forte qui est prête à tout pour ses enfants.

Samy est un petit garçon qui m'a beaucoup touché même si je n'ai pas réussi à comprendre la plupart de ses réactions. Il faut dire que je n'ai jamais été confrontée à cette maladie qui est l'autisme et je n'ai pas d'enfants polyhandicapés dans mon entourage. Du coup, la maladie et le comportement de Samy ont été pour moi une totale découverte.

Eglantine fait preuve d'un courage sans faille pour le bien-être de son petit garçon. Elle essaie de lui créer une vie la plus sympa et la plus douce possible. Certains de ses combats m'ont fait halluciner, je pense notamment à l'école qu'elle a crée avec d'autres parents et qui finit par leur échapper ou bien le rendez-vous médical qu'elle peine à obtenir pour se rendre compte lorsqu'elle s'y rend qu'au final personne ne l'attend... Le lecteur réalise à travers ces lignes que la France est un peu désemparée face à de tels pathologies.

Cette lecture m'a fait changer de point de vue sur ce type de maladie, Samy et sa maman sont hyper courageux, leur combat m'a pris aux tripes et c'est un livre qui reste dans un coin de ma tête. J'ai été chamboulée il me faut bien l'avouer, il m'arrive de temps en temps de penser à Samy et Eglantine. J'ai vu qu'elle avait réalisé un reportage sur son petit garçon et je vais essayer de le voir car ça m'interésse beaucoup.

Une lecture coup de poing, une belle preuve d'amour d'une mère à son petit garçon ... Bravo Eglantine !

Lu dans le cadre du Challenge des 100 romans ...

(146/100)

100romans

Posté par Miss Purple à 09:33 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

30 novembre 2016

[Our Pretty Book's Club] Les gens dans l'enveloppe

les gens

Ca fait longtemps que je n'avais pas lu dans le cadre du Our Pretty Books Club. Non seulement, le Club a fait une pause mais je n'avais pas réussi à me mettre dans le dernier titre choisi pendant l'été. Et puis, c'est un bouquin dont le concept me paraissait séduisant qui a été choisi alors je me suis dit pourquoi ne pas me lancer ? Bon, au final, j'en ressors très mitigée ...

En juin 2012, j’ai acheté sur Internet un lot de 250 photographies d’une famille dont je ne savais rien. Les photos me sont arrivées dans une grosse enveloppe blanche quelques jours plus tard. Dans l’enveloppe, il y avait des gens à la banalité familière, bouleversante. Je n’imaginais alors pas l’aventure qu’elle me ferait vivre.
J’allais inventer la vie de ces gens puis je partirais à leur recherche. Un soir, j’ai montré l’enveloppe à mon meilleur ami, Alex Beaupain. Il a dit : "On pourrait aussi en faire des chansons." L'idée semblait folle.

Le concept de ce livre me plaisait beaucoup, c'est un objet littéraire un peu étrange qui regroupe un livre, un disque et un album photo (celui des Gens dans l'enveloppe donc). Je trouvais l'idée d'inventer une vie à des gens qu'on ne connait pas et qu'on découvre ainsi était une super idée. Sauf que je n'ai pas vraiment accroché à l'histoire qui en a découlé.

Ca partait bien mais rapidement, je me suis embêtée pendant ma lecture et ça, c'est juste pas possible pour moi. Si je commence à trouver le temps long quand je suis dans un livre, c'est que ça ne va pas le faire entre nous. Et puis, le bouquin ne m'appellait pas du tout. Une fois posé, je n'avais pas spécialement envie de le reprendre pour en apprendre plus sur l'histoire imaginaire de la famille de Laurence. C'est définitivement pas bon signe, je me suis forcée pour aller au bout parce que le livre n'est pas long. En fait, l'histoire que l'auteure a imaginée m'a parue sans saveur, plate et peu intéressante. Je me fichais de connaitre le destin qu'elle avait décidé pour les Gens dans l'enveloppe. Certains passages m'ont parus bien longs et d'autres bien trop poétiques.

Isabelle Monnin m'a rapidement perdue. Heureusement, j'ai eu un regain d'intêret pour le livre dans sa deuxième partie. En effet, l'auteure nous raconte comment elle est partie à la recherche de cette famille pour les rencontrer "en vrai" et connaitre leur véritable histoire. Je l'ai trouvé bien plus touchante que celle qui a été inventée. Michel est un homme qui m'a beaucoup touchée, plus que son alter ego fictif dont j'ai zappé le prénom. Dans cette partie, l'auteure laisse enfin tomber sa plume ampoulée pour nous livrer le fil de ses recherches et j'ai eu moins envie de m'enfuir.

J'ai beaucoup aimé que les photos qui sont à l'origine de cet ouvrage soit présentes à l'intérieur. C'est hyper sympa, ça permet de mettre une tête sur toutes les personnes dont on nous parle au fil des pages. Par contre, j'ai survolé les paroles des chansons qui sont également incluses dans le livre mais je n'ai pas écouté le disque. J'avoue que je n'en ai pas eu envie, peut-être que j'aurai dû ...

Bref, une lecture mi-figue mi-raisin que je ne vous conseillerai pas spécialement ...

Lu dans le cadre du Challenge des 100 romans ...

(145/100)

100romans

Posté par Miss Purple à 12:22 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

29 novembre 2016

In the After 2 : In the End

in the end

Enfin ! J'ai enfin lu la suite (et la fin puisqu'il s'agit d'une duologie) de "In the after" qui avait frôlé le coup de coeur il y a de trop nombreux mois déjà. Pourtant, j'avais très envie de connaitre le fin mot de tout ça mais je ne sais pas pourquoi je n'ai pas sorti ce livre plus tôt. En tout cas, je suis très contente de l'avoir enfin lu, comme ça en plus ça termine une série et j'en suis ravie (puisque j'ai décidé d'atomiser un peu mes séries entamées et qui trainent). Bref ...

Trois mois se sont écoulés depuis qu'Amy s'est échappée de New Hope. Depuis qu'elle a vu Baby ou Kay ou Ray pour la dernière fois. Elle survit seule, comme elle le faisait avant d'être "sauvée" et emmenée dans ce qu'elle croyait être un endroit sûr. Même alors qu'elle recherche de nouvelles provisions, la voix de son ancienne camarade Kay retentit grâce à l'oreillette qu'elle possède depuis son départ. Et, d'un ton désespérée, Kay lui murmure quatre mots, qu'Amy espérait ne jamais entendre : Dr. Reynolds détient Baby. Une course contre la montre démarre, car Baby est en grand danger, sa vie est menacée par le docteur qui a aidé à la fin du monde.

C'est avec un très grand plaisir que j'ai retrouvé la plume et l'univers de Demetria Lunetta. Ce deuxième tome débute exactement là où le premier s'arrête. J'avais peur d'avoir oublié certains éléments mais au final, tout s'est bien remis en place dans ma tête. Et c'est avec bonheur que j'ai suivi la suite des aventures d'Amy au pays des Floraes.

Ce tome deux est plutôt à la hauteur du premier, encore une fois le rythme et le suspense sont au rendez-vous. Et puis c'est halentant, le fil conducteur est de savoir si Amy va pouvoir arriver à temps pour sauver Baby qui est retenue par le Docteur Reynolds. Je n'en dirai pas plus, je m'en tiens au résumé de la quatrième de couverture. Le reste, ce serait du spoil et je n'ai pas du tout envie de vous gâcher votre plaisir. En tout cas, sachez que j'ai tremblé pour notre héroïne et sa petite soeur à de nombreuses fois. Mais malgré ça, j'ai tout de même une petite préférence pour le premier tome.

La fin est une vraie fin qui correspond plus ou moins à ce que j'attendais, j'en suis contente. Et puis toutes nos réponses trouvent leurs réponses, j'adore parce que rien ne reste en suspens lorsqu'on referme le bouquin. C'est vraiment un super récit post apocalyptique, la qualité et l'originalité sont là et sont hyper appréciables. Ca restera un super souvenir pour moi. Peut-être même que je relirai cette duologie un jour.

Une belle découverte que je vous conseille si vous aimez ce genre de littérature ...

Lu dans le cadre du Challenge des 100 romans ...

(143/100)

100romans

Sorti de ma PAL par Ichmagebücher ...

ChoisirlaprochainelecturedesaPAL

Posté par Miss Purple à 09:19 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

26 novembre 2016

Ginette Kolinka : Une famille française dans l'Histoire

 

ginette

J'ai repéré ce livre lorsque j'ai vu un reportage au journal télévisé de France 2, il y avait une petite et rapide interwiew de Ginette Kolinka et je dois dire que c'est d'abord son nom de famille qui a attiré mon oreille. Et puis, après l'avoir vu aussi pleine de vie à son âge, j'ai eu très envie de découvrir son histoire. C'est chose faite grâce à la plateforme Netgalley et aux Editions Kero que je remercie bien fort pour cette découverte que j'ai beaucoup aimé.

Dans l’entrée se tiennent des civils qui parlent français, des messieurs avec des chapeaux, vêtus d’un manteau de cuir : la Gestapo est chez nous. Ils sont trois autour de mon père, de mon petit frère Gilbert et de mon neveu Jojo qui étaient sur le point de partir à l’école. Je me souviens leur avoir demandé : “Qu’est ce qui se passe ?” Ils répondent : “Vous êtes juifs !”
Ginette Kolinka a 19 ans quand elle est déportée avec son père, son frère et son neveu à Auschwitz II-Birkenau. Ginette, devenue matricule 78599, y restera plus d’un an. C’est la seule de sa famille qui reviendra de l’enfer des camps.
À son retour, elle se mure dans le silence. Même à son fils Richard Kolinka, batteur du groupe Téléphone, elle ne dira pas ce qu’elle a enduré. Mais un voyage en famille à Auschwitz va l’aider à raconter l’horreur. Aujourd’hui, à 91 ans, elle témoigne.

Pour moi, Philippe Dana c'était le présentateur de "Ca cartoone" que je regardais le dimanche soir lorsque j'étais petite fille. J'ai donc découvert sa plume, là avec l'histoire de Ginette et de sa famille, et je l'ai vraiment beaucoup apprécié (je ne sais pas si il a écrit d'autres choses, il faut que je me renseigne).

Alors, je ne vais pas tourner autour du pot, j'ai beaucoup aimé ma lecture. Je me suis retrouvée catapultée dans le Paris d'avant guerre, au temps de l'insouciance et de la légèreté puis dans les années sombres qui ont suivi et j'ai tremblé avec (et pour) Ginette et sa famille. J'ai aimé que l'auteur place l'histoire de la famille de Ginette dans la grande Histoire de notre pays, comme un point de détail ou un focus. J'ai également aimé les parallèles qu'il ose faire entre les passages les plus sombres de cette période et ce que nous vivons actuellement. C'est très fort pour l'esprit et ça m'a beaucoup marqué.

Le récit est hyper vivant, les mots de Philippe Dana sont entrecoupés de souvenirs de Ginette. Ginette, c'est la petite mamie que tout le monde rêve de devenir. A plus de 90 ans elle n'hésite pas à arpenter à pieds les rues parisiennes pour se rendre au concert de son fils (oui, car si on n'aviez pas percuté en lisant son nom de famille, elle est la maman du batteur de Téléphone, excusez du peu). C'est une petite dame tout en pudeur qui a vécu ce qui est tout de même le plus horrible pour moi, qui a survécu et qui a réussi à passer à autre chose (sans oublier ces heures sombres bien entendu). Ce doit être passionnant de l'écouter parler de son épreuve, j'aimerai beaucoup me rendre sur les lieux en sa compagnie et apprendre de la vie grâce à elle.

Mais, et oui il fallait bien apporter un bémol à cette réussite, ce qui m'a embêté et qui fera donc que le livre en sera pas un coup de coeur (alors qu'il était vraiment parti pour ça), c'est que la fin du livre se consacre beaucoup à Richard Kolinka, à son enfance et à la création de Téléphone. Alors c'est normal qu'on parle de lui puisque c'est le fils de Ginette et qu'il est héritier de cette histoire familiale, je ne dis pas le contraire. Mais je n'avais pas envie d'en lire plus à son propos et là, c'est trop long. Ca fait un peu opportuniste avec la formation des Insus et tout ça. Bref, je trouve ça dommage et ça ne faisait absolument pas partie de mes attentes.

Reste un magnifique témoignage, sans doute un des plus vivants que j'ai lu sur le sujet, une belle revanche sur la vie que je vous invite à découvrir ...

Lu dans le cadre du Challenge des 100 romans ...

(142/100)

100romans

Posté par Miss Purple à 11:16 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


25 novembre 2016

Family killer

family

J'avais repéré ce livre peu après sa parution, je l'avais vu dans une émission littéraire dont j'ai totalement zappé le nom. J'avais simplement retenu que c'était très inspiré de l'histoire de la famille Dupont de Ligonnès qui m'avait autant passionné que fait froid dans le dos à l'époque. J'avais donc très envie de découvrir ce récit mais, je ne sais pas pourquoi, il est resté très longtemps dans ma PAL avant que je ne décide d'enfin y mettre mon nez.

Eté 2013. Un père tue sa femme et ses enfants de sang-froid avant de disparaître dans la nature. Après des semaines d'enquête infructueuse, la police contacte François Holzer, ex-flic au passé tourmenté et aux méthodes peu orthodoxes. "Voici la transcription exacte des enregistrements volés, effectués tout au long de mon enquête. Vous serez soumis à la même épreuve que moi, n'en saurez ni plus ni moins. Ce que j'ai entendu, vous l'entendrez. Ce que ces gens m'ont tu vous sera tu. Pas de narration bidon. Un flic n'est que l'archéologue de l'âme d'un assassin.

Ben j'aurai pas dû ! Je vous le dis tout net, j'ai cordialement detesté ce bouquin ! Si bien que j'avoue que j'ai lu la fin en biais tellement je n'en pouvais plus de ce livre ! Je n'ai pas trouvé mieux pour m'en débarasser rapidement. C'est rare qu'une telle répulsion me gagne pendant une lecture mais là, c'était trop pour moi.

Trop tout : trop lent, trop chiant, trop vulgaire, trop mou ... Trop tout ! J'ai été super déçue par Francis Huster qui est un comédien que j'aime bien, que je trouve assez classe au final et là ... Mais quelle horreur ! Son livre est d'un vulgaire ! Il en faut pas mal pour me choquer mais franchement, des gros mots à la pelle c'est fatiguant à la fin. Alors j'imagine que c'est pour donner de la crédibilité à son personnage de flic mais non !! Pour moi, les policiers ne sont pas obligés de mal parler ... Bref, j'ai trouvé ma lecture pénible à cause de ce festival du vulgaire.

Et puis pffff, quel horrible style ! Il n'y a aucun rythme, on s'ennuie à fond ! Il ne se passe rien, c'est juste une transcription d'entrevues que François Holzer a eu avec des collègues, des témoins etc ... Et encore, l'auteur nous propose une alternance entre le récit de la situation (du genre "mes potes et moi, on est au resto et on mange des nouilles") et le dialogue. J'ai trouvé ça très chiant, trop répétitif.

J'ai été très déçue, presque choquée par ma lecture aussi vulgaire, aussi plate, aussi médiocre ... Je ne vous le conseille pas, je vais maintenant m'empresser de l'oublier.

Bref, passez votre chemin !

Lu dans le cadre du Challenge des 100 lectures ...

(141/100)

100romans

Posté par Miss Purple à 11:36 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

24 novembre 2016

Derrière la grille

la grille

J'aime bien de temps en temps lire des témoignages. J'ai envie de dire que peu importe le thème, enfin il faut tout de même qu'il me parle un peu. Là, je suis tombée par hasard sur ce livre et c'est la couverture qui fait limite peur et que je ne trouve pas très jolie au final qui m'a tentée (oui, je ne suis pas nette je vous l'accorde). Le livre est assez court alors il ne m'a pris que quelques heures ...

Plus de cinquante ans après, Maude Julien se souvient encore du bruit du verrou, quand la grille s’est refermée sur elle. Son père venait d’acheter une bâtisse lugubre, fl anquée d’un parc, dans la région de Saint-Omer. Maude, alors âgée de trois ans, y vivra cloîtrée, sans jamais aller à l’école, sans jamais avoir d’amis. Enfermée mentalement aussi, car le patriarche veut faire de sa fille une "supra-humaine". Elle doit apprendre à surmonter la peur, les privations, la douleur, la solitude pour être capable de réaliser la mission à laquelle il la destine. Longtemps plus tard, elle comprendra que son père, haut dignitaire d’une obédience maçonnique ésotérique, avait échafaudé un projet vertigineux dans lequel elle tenait le rôle central.

J'ai donc lu ce livre en quelques heures à peine, il faut dire qu'il est bien rythmé parce que les chapitres sont très courts. La plume de Maude est efficace, nerveuse et le lecteur se retrouve embarqué dans cette histoire de famille que j'ai trouvé limite surréaliste. Je ne veux rien vous dévoiler mais ça commence déjà fort avec le "choix" de la mère de Maude. On sent que son père a bien "préparé son coup". J'en suis restée comme deux ronds de flan tellement ça me parait ... énorme, dans le sens hors norme.

La vie de cette petite fille n'aura au final été qu'un cauchemar, certains passages m'ont déchiré le coeur et je ne comprends pas comment un père peut se comporter ainsi. En fait, j'ai détesté le père de Maude du début à la fin, elle ne fait rien pour nous le rendre sympathique (comme je la comprends !) mais surtout, elle ne semble pas le juger, elle nous livre les faits tels qu'ils se sont déroulés et ils font froid dans le dos. Le livre est donc une succession de brimades et d'humiliations. C'est parfois très difficile à lire.

Je ne connais pas du tout la franc-maçonnerie mais je n'imaginais pas les membres aussi dingues (non parce que là le père de Maude, ça confine à la folie par moments !). Je pensais que c'était un ordre un peu obscur mais rempli de sagesse, je suis tombée de haut.

Petit bémol, j'ai trouvé dommage que l'auteure s'arrête au moment où son calvaire se termine. Elle nous explique rapidement quelle est sa vie aujourd'hui mais j'avoue que j'en aurai aimé un peu plus. Par exemple, j'aurai bien aimé savoir comment elle a pu se reconstruire puisqu'elle a l'air à présent plutôt bien dans ses pompes. Mais elle a préféré passer ceci sous silence. Dommage ...

Un témoignage assez affolant qui est intéréssant et rapide à lire ...

Lu dans le cadre du Challenge des 100 lectures ...

(140/100)

100romans

Posté par Miss Purple à 10:17 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

23 novembre 2016

Lux

lux

Je trépignais d'impatience de lire ce nouvel ouvrage de Maud Mayeras. Je n'en pouvais plus d'attendre ! Il faut dire que j'adore la plume de cette auteur mais j'ai aussi une tendresse toute particulière pour elle puisque je la rencontre à chaque Saint Maur en poche. Cette année, elle m'avait fait la "faveur" de me dévoiler le titre du nouveau bébé. J'ai eu la chance de le recevoir de la part des Editions Anne Carrière et je remercie bien fort Mathilde pour cet envoi. Sitôt reçu, presque aussitôt dévoré mais je suis très en retard dans la publication de mes billets, je m'en excuse.

C’est l’histoire d’un retour, d’une sentence et d’une vague qui monte à l’horizon. 2016. Antoine Harelde débarque à Ceduna, dans les terres arides du sud de l’Australie. Vingt ans auparavant, il a passé un été dans cette petite ville perdue et, en l’espace de trois mois qui l’ont vu quitter l’adolescence, il a connu la joie, l’amitié, l’amour et l’horreur. Aujourd’hui il est un homme. Il n’a pas oublié, il n’a rien pardonné. Mais la justice prend d’étranges et inquiétantes couleurs à la lumière de l’apocalypse.

Je me suis donc jetée à corps perdu dans ma lecture, je l'avais tellement attendu ce bouquin et j'avais placé tellement d'espoir en lui ! ... Que du coup, je suis un poil déçue, je le trouve un peu en-dessous de ses deux aînés et j'en suis désolée. Je voulais tellement avoir un coup de coeur que je me suis torpillée toute seule. J'ai d'abord été déstabilisée de me retrouver en Australie mais j'ai fini par m'y faire et j'ai suivi Antoine avec plaisir dans ce pays que je ne connais pas du tout.

J'ai retrouvé avec un bonheur sans nom la plume de Maud, elle va droit au but, elle ne s'embête pas avec les détails inutiles, elle nous donne l'essentiel et l'utile pour tout comprendre. C'est un véritable plaisir de la lire. Finalement, je me suis tout de même laissé embarquer dans cette histoire mais je n'y ai pas retrouvé toute la noirceur que j'aurai aimé (je vais passer pour une zinzin mais bon, j'assume), bien entendu ça reste du Mayeras et certains passages font bien froid dans le dos, mais j'en aurai souhaité encore plus.

J'ai été aussi surprise de retrouver un élément naturel qui va venir tout chambouler. Et là, le livre a pris une direction un peu plus aventure que thriller et c'est ça que je n'ai pas trop aimé. Ca m'a même un peu ennuyé je dois avouer, ce n'est clairement pas ce que j'avais envie de trouver dans un roman de Maud. Je peux tout à fait comprendre qu'elle ressente l'envie d'explorer d'autres pistes mais ça m'a un peu embêtée ... Heureusement, le livre se clôt sur une situation bien glauque comme il me plait d'en trouver chez elle. Je me demande bien où elle va chercher toutes ces idées, pour notre plus grand bonheur bien entendu mais tout de même ...

Sinon, j'ai aimé les personnages même si ils sont tous un brin torturés. Difficile de les comprendre et de s'attacher à eux et pourtant, on n'a pas envie qu'il leur arrive des bricoles. Celle qui m'a posé le plus de problème, c'est Lark que je n'ai jamais réussi à comprendre. Mention spéciale pour le personnage de Cockie qui semble très perturbé mais qui se révèle au final hyper attachant lorsqu'on en apprend plus sur lui. C'est sans doute celui qui m'a le plus touché. Sur ce plan là, ça a très bien fonctionné avec moi. Je me suis régalée.

L'auteure a pris le parti de nous proposer des chapitres courts, du coup c'est hyper rythmé. L'histoire avance assez vite (le livre n'est pas très épais en plus alors il faut que ce soit rapide !) et c'est quelque chose qui me plait. J'ai aussi beaucoup apprécié l'alternance entre les époques du récit, c'est aussi un truc que j'apprécie de plus en plus car ça nous permet de bien appréhender ce que l'auteure veut nous expliquer. Je trouve que le lecteur se retrouver hyper impliqué dans l'histoire grâce à cette technique.

Et maintenant, comment vous dire ... je suis à nouveau en attente de son prochain bouquin. C'est une boucle sans fin mais c'est quand même très appréciable, d'autant qu'elle arrive toujours à nous proposer quelque chose d'original !

Malgré quelques pages trop aventure pour moi, cette lecture a été un vrai plaisir que je vous conseille ...

Lu dans le cadre du Challenge des 100 romans ...

(139/100)

100romans

Lu dans le cadre du Challenge Au fil des pages et des saisons ...

(4/5)

saison

Posté par Miss Purple à 10:30 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

19 novembre 2016

Le médaillon bleu

medaillon

J'aime les voyages temporels, si ça existait je pense que je serai sur la liste d'attente pour en effectuer un. Alors, dès qu'un bouquin contient ce genre d'aventures, je ne peux pas m'empêcher de me jeter dessus. Du coup, lorsque j'ai découvert le résumé du "Médaillon bleu" de Rysa Walker, je n'ai pas résisté bien longtemps. Grâce à la plateforme Netgalley, j'ai pu accéder à un exemplaire numérique du livre puisqu'il est en "libre service", ce dont je remercie chaudement les Editions Amazon Crossing.

Alors qu’elle est mourante, la grand-mère de Kate lui confie un étrange médaillon bleu, qui aurait le pouvoir de la faire voyager dans le temps. D’abord incrédule, l’adolescente finit par comprendre qu’elle dit vrai et que son don est inscrit au plus profond d’elle-même : dans son ADN.
La stupeur de Kate se mue en effroi lorsqu’un meurtre commis dans le passé menace directement sa vie : si elle ne parvient pas à l’empêcher, le futur sera modifié, la liberté du monde menacée … Et elle-même sera rayée de la surface de la Terre. Kate n’a plus le choix : au péril de sa vie, elle retourne dans le passé, en 1893, au cœur de l’Exposition universelle de Chicago, afin d’empêcher le meurtre et les événements qui en découlent. Mais elle se rend vite compte que tous ces événements ne sont pas le fruit du hasard, mais d’un projet des plus sinistres, orchestré en plus haut lieu …

Je n'ai pas attendu bien longtemps avant de me lancer dans la lecture de cet ouvrage parce que j'avais très envie de découvrir l'histoire de Kate et de sa grand-mère qui se prénomme elle aussi Catherine. En plus, entre temps, j'avais lu des avis assez positifs alors j'étais pleine d'enthousiasme. Ce dernier est un peu retombé lorsque je me suis attaquée à ma lecture.

Je ne peux pas dire que je n'ai pas aimé ce que j'ai lu mais je pense que j'en attendais beaucoup trop. Mon avis sera donc plutôt mitigé. A vrai dire, j'ai trouvé de trop nombreuses similitudes avec la série "Rouge rubis" pour avoir apprécié réellement ce bouquin. Ca m'a beaucoup déçue de ne pas trouver quelque chose de bien plus original dans ce livre et ça a pas mal gâché mon plaisir de lectrice.

Pourtant, j'ai aimé le long passage qui se déroule à l'Exposition universelle de Chicago car on s'y croirait vraiment, ça donne envie de remonter le temps et voir ça de ses propres yeux. J'ai aimé aussi la quête de Kate pour que le passé ne soit pas changé et qu'elle ne disparaisse pas (ça m'a beaucoup fait à une scène de "Retour vers le futur" d'ailleurs). Je n'ai vraiment pas trouvé ce livre mauvais, juste pas à la hauteur de mes attentes.

L'écriture de l'auteure est assez sympa mais j'ai trouvé quelques longueurs par contre. Peut-être que toutes les pages n'étaient pas utiles pour la compréhension et l'avancée de notre histoire. Par moment, on s'ennuie et ça manque un peu de rythme. J'ai eu un peu envie de secouer tout ça pour que ça devienne un peu plus vif.

Et bien entendu, comment éviter le fameux triangle amoureux dont les auteurs adorent nous abreuver ! Celui-ci ne m'a pas vraiment plu du reste, j'ai trouvé que ça donnait un peu de lourdeur au récit. En plus, les nombreux personnages se promenent dans le temps, ils se retrouvent en plusieurs exemplaires au même endroit et au même moment ... et parfois, c'est assez confus (ou bien, je ne suis pas assez intelligente pour avoir réussi à suivre).

Un livre plutôt sympa que je vous conseille de découvrir si vous ne connaissez pas déjà la saga "Rouge rubis", sinon ...

Lu dans le cadre du Challenge des 100 lectures ...

(138/100)

100romans

 

Posté par Miss Purple à 10:36 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

18 novembre 2016

Lucy Valentine 1 : Follement

follement

J'avais découvert ce bouquin sur la chaine de Margaud Liseuse et je m'étais empressée de me le procurer, j'ai eu un tel coup de coeur pour la couverture que je ne pouvais pas attendre ! Mais j'ai mis un temps fou avant de me décider à le lire, allez savoir pourquoi ... Surtout qu'entre temps, j'ai acheté deux des tomes suivants, alors il était temps que je m'y mette !

Lucy Valentine remplace son père, directeur d'une agence matrimoniale. Dans la famille Valentine, on a, c'est un secret, un don de double vue héréditaire qui permet de réunir des personnes qui ont la même aura. Lucy a perdu ce don. Désormais, elle ne retrouve plus que des objets égarés et a des visions en touchant les gens.
Son premier client voudrait des nouvelles de Jennifer, son premier amour. Lucy "voit" alors la bague de fiançailles de celle-ci au doigt d'un squelette enterré dans un parc ! Désemparée, elle fait appel à Sam, l'ami de son père, installé au-dessus de l'agence. Sam est en voyage, c'est Sean, son neveu, qui l'accueille. Quand il lui serre la main, Lucy les "voit" tous les deux, nus dans un lit ...

Je suis contente d'avoir enfin découvert cette histoire qui est vraiment toute légère. L'auteure nous propose une romance mâtinée de surnaturel et de policier. C'est un choix que je trouve très sympa car il permet au lecteur de ne pas se lasser. On navigue d'un genre à l'autre dans un même livre et on finit par s'attacher à Lucy qui est un personnage très attachant. En plus, elle a un petit grain de folie et c'est très agréable.

C'est une lecture extrêmement fluide, les pages se tournent très facilement et on a envie de connaitre la fin. Je l'ai lu en quelques jours et j'ai très envie de me lancer maintenant dans la suite car je pense que l'auteur peut vraiment nous surprendre avec le couple (qui n'en est pas encore réellement un) que forment Lucy et Sean. J'ai très envie de savoir comment leur relation va évoluer.

En plus, c'est un bouquin rempli d'humour. C'est une vraie lecture loisir, lecture plaisir que je ne regrette pas d'avoir fait. Et puis je suis très contente parce que ce n'est pas de la romance pure, je craignais que ça prenne trop le pas sur le reste de l'histoire mais pas du tout. Alors certes du point de vue policier, ce n'est pas du grand art, l'intigue est rapidement résolue mais ça fait aussi le charme du livre.

Je ne vais pas trop tarder à lire la suite, j'ai envie d'en savoir plus ...

Lu dans le cadre du Challenge des 100 lectures ...

(137/100)

100romans

Lu dans le cadre du Challenge Au fil des pages et des saisons ...

(3/5)

saison

Lu dans le cadre du Challenge Ces livres que je n'ai toujours pas lus ...

(19/20)

livres pas lu

Posté par Miss Purple à 10:41 - Commentaires [0] - Permalien [#]