Sanguine et ses lectures

29 mai 2020

Ecce homo

ecce homo

Lorsque Ingrid Aubry est venue me proposer de lire son ouvrage, ça m'a beaucoup amusé parce que j'avais repéré son livre quelques jours auparavant. Le hasard est fou parfois ne trouvez vous pas ? Inutile de dire que j'ai accepté immédiatement de découvrir ce livre. Je remercie Ingrid pour cette découverte !

Février 2052, un avion supposé infaillible s’écrase dans les Alpes, tuant Alice de Boisfort, la patronne d’une des plus grosses sociétés de robotique. Deux ans auparavant, Mark, son mari, équipe une androïde d’un programme criminel afin de s’emparer d’un marché juteux ...
Dans ce monde trop parfait, on ne craint plus vraiment la guerre ni le terrorisme et le travail est devenu optionnel depuis que la productivité et la prospérité sont assurées par de sages robots. Ces derniers se retrouvent d’ailleurs partout : dans les restaurants, les bars, les entreprises, même à la maison... Mais l’intelligence artificielle ne risque-t-elle pas de devenir trop forte pour l’homme ? A moins que ce ne soit l’homme qui reste définitivement trop faible ...

C'est dans un monde futuriste et peu fou que nous allons découvrir dans ce roman. On démarre sur les chapeaux de roue et je me suis dit que ça allait être le pied total. Bon, je me suis calmée. Ce roman n'est pas mauvais, loin de là, mais il ne m'a pas entièrement convaincue. Je n'ai pas spécialement apprécié les personnages et ça, ça m'embête pas mal. J'ai eu un peu d'empathie pour Alice lorsqu'on la découvre encore étudiante. C'est un passage que j'ai bien aimé, même si sur le coup je n'ai pas compris pourquoi cette digression était faite. Finalement, c'est vraiment Alice que j'ai préféré, et peut-être Mark dans sa version jeune . Je n'ai pas vraiment aimé les autres personnages même si certains sont intéréssants, peut-être qu'ils ne sont pas assez fouillés à mon goût.

Si le récit est fluide et agréable à lire, j'ai malheureusement eu quelques moments un peu plus difficiles pendant lesquels je me suis ennuyée. Les descriptions sont parfois longues et moi, je n'aime pas lorsque ça patine trop (à moins d'être Zola où là par contre, je me régale). Certains dialogues sont réussis et apportent vraiment quelque chose au récit, je me serai volontiers passée de certains autres. Mais la plume d'Ingrid est plaisante malgré tout, ça se lit facilement.

D'autant plus facilement que l'intrigue est vraiment chouette. Ça titille le lecteur, on a envie de savoir où tout ça va nous mener, finalement malgré le grand nombre de pages, ça tient en haleine. J'ai bien aimé la vision du futur de l'auteure, c'est assez optimiste (on n'a pas de pandémie, de terrorisme ou de soucis climatiques par exemple). C'est surtout le côté robotique qui m'a plu en fait. On est loin de l'univers compliqué d'Asimov, même si il est cité de nombreuses fois dans le texte, et ça me convient parfaitement. Lorsqu'on termine cette lecture, on se pose des questions et c'est très plaisant d'avoir une lecture qui fasse réfléchir. Car très franchement, cette intelligence artificielle peut faire froid dans le dos ...

Pourvu que notre futur ne ressemble pas à ça !

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27 mai 2020

Au service secret de Marie-Antoinette 2 : Pas de répit pour la Reine

marie antoinette

J'avais beaucoup aimé le premier tome de cette série et c'est avec grande impatience que j'attendais de me plonger dans la suite. J'ai pu le faire grâce à ma médiathèque, j'ai emprunté ce livre la veille du confinement, j'ai eu du flair ! Mais j'ai mis un temps à me décider à l'attaquer, je ne sais pas pourquoi ...

C'est la guerre des farines : le peuple a faim ! Louis XVI s'en moque et continue de s'affairer à ses passe-temps : la serrurerie et l'horlogerie. À Marie-Antoinette de remonter ses manches !
Mettre la main sur un mystérieux trésor inca tomberait à pic pour acheter du pain à ses sujets. Mais gare à la malédiction qui frappe tous ceux qui s'approchent de l'or !

Non seulement, j'ai laissé trainer ce livre pendant un temps inimaginable mais en plus, j'ai eu du mal à avancer une fois lancée. Je ne m'explique pas vraiment la raison pour laquelle j'ai autant patiné avec cette lecture. En effet, on retrouve Rose et Léonars en très grande forme. Ce sont des personnages qui m'amusent beaucoup. Je les trouve plein de vie, ils sont très attachants et leurs querelles incessantes me font rire. Ils sont exactement pareils que dans le tome précédent et j'ai bien apprécié de les retrouver. J'aurai aimé que Marie-Antoinette soit un peu plus présente dans le récit, c'est une reine que j'aime beaucoup et la voir mise en scène dans ce genre de bouquin me plait. Tant pis, j'espère que j'aurai ma dose dans le tome suivant !

L'auteur nous plonge en pleine guerre des farines, c'est pour lui l'occasion de nous servir le fameux "donnez leur de la brioche". Si je n'ai pas autant apprécié ce tome, je crois que c'est à cause de l'enquête qui va nous occuper ici. Je n'ai pas trop compris le rapport entre ce contexte historique particulier et l'or des Incas. Peut-être n'y en a-t-il pas me direz vous. Certes, mais ça m'a un peu perturbée je dois dire. J'aurai préféré sans doute quelque chose de moins exotique. Du coup, je n'étais pas spécialement curieuse de connaitre le fin mot de tout ça.

En revanche, j'ai aimé suivre Léonard lors de ses cours d'anatomie. Le contexte de l'époque est vraiment très bien rendu. C'est ce que j'aime dans cette série de livre, on est vraiment immergé sous le règne de Louis XVI. C'est très plaisant. En plus, c'est super bien écrit. Le récit est fluide et dynamique. Si il avait été question d'autre chose que les Incas (en plus faut dire que cette civilisation est loin de me passionner), j'aurai sans doute été bien plus rapide à en venir à bout.

Un tome qui m'aura moins plu mais j'attends la suite avec impatience !

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25 mai 2020

Tout le bleu du ciel

le bleu du ciel

Lorsque mon regard s'est posé sur cette couverture la première fois, je me suis demandé de quoi le livre pouvait bien parler. Et puis, j'ai commencé à lire des avis ultra positifs sur ce bouquin. J'ai alors su que je devais faire la rencontre d'Emile et Joanne. Je remercie les Editions Livre de poche de m'avoir permis de le faire par le biais de la plateforme Netgalley.

Petiteannonce.fr : Émile, 26 ans, condamné à une espérance de vie de deux ans par un Alzheimer précoce, souhaite prendre le large pour un ultime voyage. Recherche compagnon(ne) pour partager avec moi ce dernier périple.
Émile a décidé de fuir l’hôpital, la compassion de sa famille et de ses amis. À son propre étonnement, il reçoit une réponse à cette annonce. Trois jours plus tard, avec le camping-car acheté secrètement, il retrouve Joanne, une jeune femme, qui a pour seul bagage un sac à dos, un grand chapeau noir, et aucune explication sur sa présence. Ainsi commence un voyage stupéfiant de beauté. À chaque détour de ce périple naît, à travers la rencontre avec les autres et la découverte de soi, la joie, la peur, l’amitié, l’amour qui peu à peu percent la carapace de douleurs d’Émile.

Quel livre ! Quelle belle rencontre que celle de ces deux êtres que tout semble opposer au départ. Emile est un jeune homme qui se sait condamner à plus ou moins long terme (deux ans c'est du court terme pour moi ceci dit) et qui ne veut pas imposer sa déchéance à son entourage. Il souhaite que ses proches gardent de lui l'image d'un jeune homme solide et plein de vie. Ça a un côté un peu égoïste et je ne sais pas si j'aurai la force de le faire à sa place. Se dire qu'on va sans doute mourir sans revoir les gens qu'on aime, dur dur.

Les personnages sont la richesse principale de ce récit. Joanne, la compagne de voyage d'Emile, m'a beaucoup touchée. Au début, j'avais du mal à la comprendre et même à l'apprécier. Petit à petit, on apprend à la connaitre, on découvre son passé et on ne peut pas rester indifférent face à cette jeune femme que la vie a, elle aussi, fracassée. Au final, tous les personnages de ce livre sont assez à fleur de peau, ils ont tous une fêlure, quelque chose qui fait qu'ils sont devenus ce qu'ils sont aujourd'hui. L'auteure les a tous très bien travaillés, ils sont riches et ils font partie intégrante du cheminement d'Emile et Joanne. Mention spéciale à Myrtille qui a ravi mon coeur.

J'ai également adoré découvrir les Pyrénées en compagnie de notre improbable duo. Parfois, dans certains ouvrages, on a l'impression d'être dans un guide de voyage. Ce n'est pas le cas ici, Melissa Da Costa nous propose de découvrir cette région à travers les yeux de nos deux personnages principaux et je me suis régalée. Moi qui ne suis pas portée sur la randonnée, j'ai eu parfois envie de mettre mes pas dans ceux d'Emile et Joanne. Dingue ! En plus, c'est bien écrit. Le récit est fluide, rythmé parfois. Malgré la taille assez énorme du bouquin, je ne me suis pas aperçue que j’avançais aussi rapidement dans ma lecture.

Et puis bien entendu, reste l'histoire personnelle d'Emile. Sa maladie qui ne le lâche pas. Lorsqu'on se lance, on se doute bien de l'issue du voyage et pourtant ... quand le moment arrive, on n'est pas prêt. On se dit que peut-être que ... erreur de diagnostic, happy end tirée par les cheveux ? Je ne pleure pas souvent en lisant mais là, je dois dire que l'auteure m'a déchiré le coeur par deux fois. Je suis ressortie de ma lecture ravie (quel merveilleux bouquin) mais le coeur en miettes. C'est un récit précieux, une découverte de la plénitude, on ressort de ce livre avec un sentiment d'apaisement. C'est un bonbon qui se déguste.

J'ai maintenant hâte de découvrir le nouveau roman de cette auteure !

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22 mai 2020

Johnny a tué mon père

Couverture Johnny à tué mon père

Comme souvent, c'est le titre de ce livre qui m'a interpellée. Je l'ai vu la première fois sur un site de lecteurs et je me suis bien demandé de quoi il pouvait retourner. J'ai lu le résumé et j'ai eu envie de le lire. Je remercie chaleureusement Elsa Levy qui m'a permis de découvrir ce bouquin paru en auto-édition pendant le confinement.

Le 5 décembre 2017, Johnny Hallyday meurt. La France est en deuil. Quelques heures plus tard, au fin fond de l’Aquitaine, Bernard Langlois meurt à son tour, dans l’indifférence la plus totale. Comme un con.

Ce bouquin, c'est l'histoire d'un deuil. Louise va devoir faire le deuil de son père qui décède quelques heures après Johnny. Autant dire que la France entière semble accaparée cette perte, le pays est comme à l'arrêt uni dans une même douleur. On s'en souvient bien d'ailleurs ! J'ai eu la sensation de faire partie de la famille Smet tant on nous a bassiné avec les préparatifs de l'enterrement, avant de tout retransmettre en direct. Je crois que, tout comme Louise, on a fini par s'attacher à l'Idole alors qu'à la base, c'est loin d'être notre tasse de thé. Mais bon, difficile de n'être qu'un anonyme face à Johnny, on ne fait pas le poids ! J'ai bien aimé ce parallèle qui sera fait tout au long du récit.

J'ai beaucoup aimé la plume d'Elsa Levy, elle virevolte, elle sait se faire légère et parfois plus grave lorsque c'est nécessaire. C'est un texte rythmé, le ton est à l'humour (oui il s'agit d'un bouquin sur le deuil et pourtant, c'est bourré d'humour) mais aussi à l'ironie, et j'ai trouvé le personnage de Louise très attachant car on peut très facilement s'identifier à elle. Son chagrin pourrait être celui de quiconque perd un parent. Surtout que le père, c'est un peu le ciment d'une famille. Le sien particulièrement. Ce proviseur ancien prof d'anglais fan de Pink Floyd semblait avoir une grande autorité. On peut alors se demander comment le reste de la famille va se structurer suite à cette perte.

J'ai aimé découvrir la vie de Louise en explorant ses souvenirs. Louise se lance dans une introspection qui va la conduire à nous raconter des moments qu'elle a partagé avec son père. On a la sensation de s'immiscer dans la vie de cette famille plutôt ordinaire. C'est un récit assez intimiste et qui parlera à chacun d'entre nous. Le dernier chapitre consacré aux obsèques de ce père m'a retourné le coeur tellement je l'ai trouvé juste. Les réflexions de Louise via à vis de la mort me correspondent tellement ... Je suis vraiment contente d'avoir pu découvrir ce court récit qui restera forcément dans un petit coin de ma tête pendant quelques temps encore.

Insolite, percutant, inattendu, drôle et touchant ... vous vous laisserez tenter ?

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20 mai 2020

Survivre

Couverture Survivre

A la base, je n'étais pas spécialement attirée par cet ouvrage. Je crois que toute cette verdure sur la couverture ne me séduisait pas, je n'ai pas du tout l'âme d'une aventurière et me retrouvée propulsée dans la forêt ne me tentait pas. Sauf que le livre ne parle absolument pas de ce à quoi je m'attendais. Les nombreuses bonnes critiques que j'en ai lu ensuite m'ont donné envie de découvrir finalement ce bouquin. Un grand merci aux Editions Hugo Thriller de m'avoir permis d’accéder à un exemplaire numérique via la plateforme Netgalley.

2035. La Terre est en sursis : les catastrophes climatiques se multiplient, les sociétés sont en ébullition et les réserves d'eau potable se raréfient. Le survivalisme prend de l'ampleur. Survivre devient à la fois un défi et une obsession. C'est aussi le thème et le nom du grand jeu télévisé que lance le milliardaire Alejandro Perez, magnat des intelligences artificielles.
Dans l'énorme complexe construit ad hoc dans l'Idaho, le lancement de Survivre s'annonce spectaculaire. Mais lorsqu'un agent de la DGSE infiltré dans l'organisation de Perez disparaît, son frère, l'ex-journaliste Florian Starck, se décide à intégrer l'émission.
Et découvre un envers du décor aussi mystérieux que terrifiant.

J'ai volontairement taillé dans le vif du résumé pour ne pas trop en dévoiler. J'ai envie que les futurs lecteurs soient dans le même cas que moi : découvrir ce livre sans réellement savoir dans quoi ils vont s'embarquer. Parce que moi, après avoir cru qu'il s'agissait d'un livre se déroulant en pleine forêt, je pensais que j'allais découvrir les coulisses d'un jeu télévisé un peu à la Koh Lanta. C'est un peu le cas, mais pas totalement non plus. Ce livre m'a fait pensé un peu à Hunger games par certains aspects.

J'ai rapidement été embarquée pleinement par cette lecture parce que le récit est hyper dynamique. C'est fluide, les situations semblent toutes hyper probables, jamais je ne me suis dit qu'on était dans un truc rocambolesque. Le lecteur y croit et c'est terrifiant. Terrifiant oui parce que l'état de notre planète dans ce livre est proche de la catastrophe : le climat est devenu fou, les hommes n'auront bientôt plus rien à manger ni à boire et des virus sont déjà emportés de nombreuses personnes ... Lire ce livre juste à la sortie du confinement, était-ce une si bonne idée ?

Et bien oui, c'était le moment parfait car je m'y suis cru sans problème. Le climat de tension mondial qu'on connait aujourd'hui pourrait être très semblable de celui décrit dans le livre. Ça fait flipper et on comprend mieux les réactions de certains personnages. D'ailleurs les personnages sont tous très bien travaillés, même si je ne les ai pas trouvé spécialement attachants. J'ai bien aimé Florian et son côté brutus, je l'ai trouvé hyper réaliste. Mention spéciale également pour les dialogues qui sont très vivants, ils ne paraissent pas du tout artificiels comme dans certains récits. C'est le coté IA qui m'a un peu moins parlé parce que ce n'est pas un domaine que je connais bien ni un domaine auquel je m’intéresse. Mais c'est globalement une chouette découverte dont je n'ai pas vu les pages passer !

Ça fait froid dans le dos ... c'est bien écrit ... foncez !

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15 mai 2020

Bouche cousue

bouche cousue

Comment ne pas craquer devant cette sublime couverture ? Moi qui adore le violet, je dois dire que je suis servie ...! Alors bien entendu, une belle couverture ne fait pas tout, je me suis alors penchée sur le résumé et j'ai eu très envie de découvrir un peu plus l'univers proposé par Maëlle Poe. Je remercie chaudement les Editions HLab pour avoir mis un exemplaire numérique de ce livre à ma disposition via la plateforme Netgalley.

Là d'où je viens, les filles sont arrachées à leur famille le jour de leur dix ans pour les préparer à leur futur métier.
Comme pour chacune d’entre elles, on a choisi mon destin à ma place. Dans quelques heures, je deviendrai la confidente de la famille royale. Et dans ce monde où l'écriture est bannie et où les ragots se propagent telle une épidémie, je suis le réceptacle à secrets idéal. Car je suis muette.
Du moins c'est ce qu'ils pensent tous…

Avouez que le résumé a de quoi mettre l'eau à la bouche ! Je me suis plongée dans l'univers de Prospère et du Gouffre avec délice. J'ai adoré découvrir cette nouvelle organisation de la Terre après l'arrivée des extra-terrestres, je l'ai trouvé très bien pensée et surtout très cohérente. Alors bien entendu, certains diront qu'il n'y a rien d'original, encore une dystopie comme on en connait déjà beaucoup. Et pourtant, j'ai été surprise.

Ce qui fait le sel de ce récit, ce sont les extra-terrestres, ou les Extras comme ils sont nommés tout du long. C'est le peuple Galyx qui vit dans un immense vaisseau situé au-dessus de la Terre. J'ai beaucoup aimé l'approche des Extras que l'auteure propose. Souvent lorsqu'on pense extraterrestres, on pense petits hommes verts (ou gris, bonjour Roswell), un peu moches et pas forcément très gentils. Ici c'est un peuple presque fascinant et qui a une ligne de conduite et de vie qui m'a beaucoup plu. Ils sont très respectueux de leur environnement et c'est très original. On n'en parle pas très souvent dans ce genre de bouquins. C'est donc un très bon point et une très belle surprise.

Le personnage de Sofia m'a également conquise. C'est une jeune fille forte (bon, elle devient un peu guimauve lorsque quelqu'un lui plait), débrouillarde et droite dans ses bottes. Je l'ai trouvé très attachante et je dois dire que j'ai tremblé pour elle à certains moments du récit. Certains événements la concernant m'ont crevé le coeur. C'est la raison pour laquelle je suis toujours ennuyée lorsque je m'attache aux personnages. Les personnages secondaires sont très bien vus, bien travaillés et ils ont tous un intérêt dans l'histoire.

Le petit bémol de ce livre, pour moi, c'est la romance. Elle est certes mignonne et touchante quelque part mais j'ai trouvé que ça rendait le récit un peu mou. Elle a un côté niais qui ne m'a pas convaincu, même si elle rajoute sans doute de l'intensité au roman. Je dois dire que je me serai bien passée de plusieurs passages. En revanche, j'ai beaucoup aimé la fin même si elle est loin de la happy end à laquelle je m'attendais. Quand j'y pense, je n'aurai pas aimé qu'elle soit différente.

Une jolie surprise !

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12 mai 2020

L'Amnesia club

Couverture L'amnesia club

Quand on voit la couverture, on se doute bien que je n'ai pas choisi cette lecture toute seule, comme une grande. Elle est tout à fait représentative de ce que je n'aime pas, elle manque de classe et elle est trop raccoleuse pour moi. Ce livre fait partie de la sélection que Librinova me propose, j'ai été un peu surprise qu'on me demande de lire ce genre de bouquin (j'ai renseigné romance parce que j'en lis un peu certes) ...

Jérémy, 28 ans, homme d'affaires prometteur et respecté a pour unique but dans la vie de devenir l'associé du puissant Marc Latour.
Lorsqu'il conclut l'affaire du siècle, son patron décide que toute l'équipe a besoin de vacances. Il les emmène se requinquer à la Jonquera, en Espagne, pour une semaine de débauche.
Toutefois, Jérémy n'avait pas prévu que son passé resurgisse et le rattrape.

Inutile de préciser que j'ai débuté ma lecture avec beaucoup de prudence, j'avoue que j'étais prête à arrêter rapidement le massacre. Quand le résumé me parle d'une semaine de débauche, j'aurai tendance à freiner des quatre fers. Je ne savais pas du tout que La Jonquera était réputée pour ce genre d'activités, petite naïve que je suis je pensais que c'était plutôt the place to be pour acheter clopes et alcool à moindre prix. Pour la débauche, on repassera ...!

Je ne vous cache pas que j'ai pas mal ricané en ce qui concerne les deux personnages principaux : Elsa et Jérémy. Ce sont des clichés sur pattes ! L'archétype de bellâtre pour lui, un mélange de Christian Grey et d'Abbé Pierre (oui, c'est possible). Quant à elle, c'est un peu la poulette qui aguiche tout ce qui passe tout en étant une vraie guimauve au fond d'elle. Et pourtant, croyez le ou non, j'ai fini par relativement bien les aimer tous les deux, enfin surtout elle. Je ne sais pas, elle a un petit quelque chose qui fait qu'on s'attache à elle au fur et à mesure.

L'histoire dans son ensemble n'est pas non plus d'une grande originalité. C'est assez classique, assez déjà vu. J'ai l'impression que les auteurs de romance n'ont pas beaucoup d'imagination. Et pourtant, malgré cette platitude et quelques moments qui m'ont fait lever les yeux au ciel ça se lit plutôt bien. Je pense que l'alternance des points de vue (on navigue entre les deux protagonistes principaux) et des époques y est pour beaucoup. Ca fonctionne pas mal. Ce qui m'a le plus dérangé, ce sont les passages de fesses pas si nombreux mais beaucoup trop longs à mon goût. J'avoue, j'ai lu le dernier en diagonale (de toute façon on sait tous comment ça se termine ce genre de truc). Je n'ai pas trop accroché au style de l'auteur non plus, trop plat et trop vulgaire par instant.

Un livre qui n'avait rien pour me plaire et qui finalement ne m'a pas déplu ...

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11 mai 2020

Madame B

Couverture Madame B

Devinez ce qui m'a attiré dans ce livre ? Sa couverture ! Sans être extrêmement jolie, je la trouve bien choisie parce qu'elle intrigue le lecteur potentiel ... de quoi va-t-on nous parler ? qui est cette madame B qui utilise des gants en latex dans l'exercice de ses fonctions ? ... Bref, j'ai eu envie d'en savoir plus et je remercie vivement les Editions Hugo Thriller de m'en avoir donné l'opportunité.

Blanche Barjac, Madame B, est nettoyeur de profession. Malfaiteurs, tueurs à gages et meurtriers, tous font appel à elle pour qu’il ne reste plus une trace de leurs crimes et délits. Après plusieurs années passées à s’imposer dans ce monde d’hommes, Blanche est devenue une professionnelle respectée dans ce milieu si particulier. Digne héritière de son beau- père qui l’a formée, elle est reconnue pour son efficacité, sa discrétion et son savoir-faire.
Si après chacune de ses interventions Madame B garde un indice comme "assurance-vie", elle n’est pas la seule à accumuler les preuves compromettantes.

Blanche est donc nettoyeur, elle va sur les scènes de crime pour les rendre présentables. Elle se débarrasse des cadavres encombrants, des objets compromettants et des giclures de sang qui font mauvais genre. Je m'attendais donc à lire quelque chose d'assez sérieux, peut-être même un peu lourd et donc, de lire des choses un peu dégoûtantes (cherchez pas, moi j'aime bien ce genre !). Finalement, j'ai eu la sensation de me plonger dans des aventures un peu burlesques. Je ne sais pas si ça vient de la plume de l'auteure ou des personnages et des situations dans lesquelles ils se retrouvent. Peut-être est ce un peu des deux ...

J'avais envie de découvrir Sandrine Destombes depuis pas très longtemps, depuis qu'elle a écrit un roman se déroulant à Crest dans la Drôme, le département dans lequel je suis née. Du coup, là c'était l'opportunité idéale. J'ai bien aimé ce que j'ai lu sans crier au génie non plus. Rien de bien exceptionnel mais c'est plaisant, sans fioritures (en même temps ce type de roman n'en a pas besoin) et ça fait mouche. Franchement, je manque un peu de temps en ce moment mais je n'ai mis qu'un court week-end pour arriver à bout de cette lecture.

Quant aux personnages, je les ai trouvé assez hauts en couleurs. A commencer par Blanche qui est quand même totalement loufoque. Trop sans doute pour moi, elle a fini par m'agacer. Les personnages secondaires sont bien fichus, tous ont leur importance et j'ai trouvé ça bien vu. Quant à l'histoire en elle-même, je l'ai trouvé un peu trop rocambolesque pour y croire vraiment. Je n'ai jamais été réellement impliquée dans tout ça, et pourtant j'ai été surprise par la fin parce que je ne m'attendais pas à ce "coupable".

Une petite découverte assez sympa, un peu trop farfelue malgré tout pour moi ...

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08 mai 2020

Babel

babel

Ce livre fait partie de ma sélection pour les Etoiles Librinova, je ne l'ai donc pas choisi mais je pouvais ne pas le lire en entier si il ne me plaisait pas. Je suis allée au bout de cette histoire et j'en suis ravie ! Une belle découverte dans le cadre de ce programme de lecture.

Babel est une cité puits, cinq fois centenaire, qui s’est renfermée sur elle-même pour fuir la folie des hommes et de leurs guerres. Eulalie, fille et sœur de Magistrat, travaille à ses Archives depuis bientôt dix ans, et aspire à en devenir le Prévôt. Mais le jour où un accident de Marcheur plonge Babel dans le noir, l’équilibre établi commence à se fissurer. Sollicitée par un Enquêteur des bas-fonds pour retrouver l’identité de la victime, Eulalie découvre des entrées falsifiées dans ses registres. À la recherche d’un voleur de livre et d’un assassin, ils ne se doutent pas qu’ils vont précipiter Babel à sa perte ...

Je dois avouer que lorsque j'ai découvert ce bouquin dans ma sélection, j'ai eu un peu peur. Ca semblait être très proche de La Passe-Miroir et je n'avais pas envie de lire un copié-collé. Heureusement, j'ai été rapidement rassurée sur le fait que c'était une histoire originale. Originale et plutôt bien ficelée puisque jusqu'à la fin je n'avais pas découvert l'identité de la Bête.

Camille, l'auteure, nous propose toute une galerie de personnages que j'ai bien aimé (même les méchants, j'ai aimé les détester !). Eulalie est attachante, on sent qu'elle n'est pas à sa place dans sa famille de Magistrats qui semble la prendre toujours avec beaucoup de hauteur. C'est une passionnée de livres et quelque part, je me suis un peu reconnue en elle. J'ai ressenti beaucoup d'affection pour Eugène également, le Prévôt des Archives, sorte de directeur de bibliothèque pétri de sagesse.

On sent que la plume de l'auteure est encore peut-être un peu jeune, il y a quelques répétitions et parfois le récit s'essouffle un peu. Mais à part ce problème de rythme, j'ai beaucoup aimé ma lecture. C'est assez agréable à lire et surtout, c'est addictif. On a vraiment envie de savoir qui est à l'origine de cette série de meurtres. J'ai été beaucoup intriguée par Babel elle-même : comment elle est conçue, quelles en sont ses lois et ses règles. Ce qui m'a un peu manqué, c'est de ne pas savoir pourquoi Babel a été construite. Mais là je pinaille. Ce texte est aussi un bel hommage aux livres, à la littérature vampirique classique. C'était vraiment chouette !

Une petite dose d'aventure, un petite dose de romance et beaucoup de mystère, un cocktail très réussi !

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07 mai 2020

Le suivant sur la liste 1

Couverture Le Suivant sur la liste, tome 1

J'avais ce livre dans ma wish-list depuis très longtemps. J'avais l'intention de l'emprunter à la médiathèque mais il est très souvent déjà en mains. Et comme je suis un peu feignasse, je ne l'ai jamais réservé. Mais pas grave ! Puisque Rageot a décidé de le mettre à la disposition gratuitement pendant une journée (je crois) pour rendre le confinement un peu plus doux. Un grand merci à la maison d'édition et à la plateforme Netgalley.

Izia bifurqua dans la rue du collège. Elle consulta sa montre. Parfait. Izia collectionnait les mots sur son carnet de liaison et se faisait un devoir de ne jamais arriver à l'heure. Elle leva un sourcil étonné en apercevant Nathan qui déboulait sur son vélo à l'autre bout de la rue. Elle s'apprêtait à traverser en snobant le passage clouté lorsqu'une Mercedes aux vitres teintées surgit du carrefour. Trop vite. Beaucoup trop vite.
Elle distingue sans peine le regard déterminé du conducteur qui enfonçait la pédale d'accélérateur.
La voiture était déjà sur Nathan.
Elle cria.

C'est lorsque j'avais lu le résumé pour la première fois que j'avais eu envie de savoir de quoi il retournait. Ça semblait très mystérieux et en plus, je ne lis pas souvent de thrillers destinés aux adolescents. Je me suis plongée très facilement dans cette lecture. Il faut dire que la plume de Manon Fargetton est très fluide et agréable à lire. On se laisse bercer par l'histoire et on ne se rend pas compte qu'on dégomme les pages à une vitesse folle. L'auteure nous propose une histoire menée tambour battant et j'ai beaucoup aimé qu'elle alterne les points de vue. Ça donne encore plus de rythme à cette histoire déjà folle !

Elle ne prend pas ses lecteurs pour des andouilles, elle leur propose des thèmes tout à fait intéressants et qui pourraient parfaitement convenir à un thriller adulte. Je ne vais pas en dévoiler trop mais j'ai été convainque par cette histoire du début à la fin. Alors oui, certains diront que c'est peut-être un peu facile et que, comme souvent dans les récits mettant en lumière des adolescents, ils sont super forts et on se demande parfois ce que fabriquent les adultes. Mais tant pis, car le plaisir de la lecture est là et on est curieux de savoir où tout ça va nous mener.

J'ai bien aimé aussi parce que l'auteur ne fait pas de cadeaux à ses personnages. Elle n'hésite pas à les malmener, voire même à leur ôter la vie comme le Nathan dont on parle dans le résumé. C'est assez osé dans la littérature dite jeunesse, habituellement c'est plutôt le grand méchant qui meurt et tout le monde est content. J'ai vraiment apprécié de lire un bouquin qui ne prend pas les jeunes pour des imbéciles comme je l'ai déjà dit. Ce ne sera pas un coup de coeur me concernant parce que certaines intrigues sont résolues un peu trop facilement à mon goût mais j'ai passé un excellent moment en compagnie d'Izia et ses copains (mention spéciale pour Timothée que j'ai vraiment trouvé trop chou).

Une chouette lecture à recommander chaudement, même aux plus grands !

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