"Tout ce que l'on aime devient une fiction" ...

nostalgie

... La première des miennes fut le Japon. À l'âge de cinq ans, quand on m'en arracha, je commençai à me le raconter. Très vite, les lacunes de mon récit me gênèrent. Que pouvais-je dire du pays que j'avais cru connaître et qui, au fil des années, s'éloignait de mon corps et de ma tête ?

Je vais encore me répéter mais je ne peux pas résister, chaque année ou presque, à lire le dernier Amélie Nothomb. J'aime cette auteur, j'aime cette personne. Cette année encore, le Père Noël a fait preuve de générosité et il a donc déposé dans mes petits souliers "La nostalgie heureuse". Lu en trois heures. Verdict ? Sans doute un des meilleurs Amélie.

Les livres nothombesques que je préfère sont ceux qui parlent du Japon, j'aime la façon qu'elle a de nous présenter ce pays un tantinet coincé. Je trouve sa vision plutôt rock n'roll. J'ai beaucoup aimé retrouver Rinri, son amoureux japonais à qui elle avait enseigné le français. C'est un garçon que nous avons découvert dans "Ni d'Eve ni d'Adam" et que j'avais apprécié à sa juste valeur je pense. Savoir ce qu'il est devenu après le départ d'Amélie m'a enchanté. Ses retrouvailles avec Nishi-san, sa nounou, m'ont beaucoup touché. Cette vieille dame est remplie d'une dignité toute japonaise.

Du coup, j'ai très envie de voir le reportage "une vie entre deux eaux" pour lequel Amélie est repartie au Japon avec cette équipe de journalistes. Il faut que je cherche sur internet, je pense qu'il est peut-être disponible au visionnage. J'ai maintenant envie de mettre des images sur les mots que je viens de dévorer.

J'aime beaucoup la couverture du livre, une des plus réussies à mon goût avec celle du "Fait du prince". Je la trouve pétillante, pleine de vie et extrêment jolie. Comme toujours, l'écriture est rythmée et nerveuse, sans temps mort. Bref, sans doute un des meilleurs romans d'Amélie Nothomb.

 

Lu dans le cadre du Challenge Amélie Nothomb ...

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