bleu

Il y a des moments où je bloque sur des périodes précises. Je ne sais pas pourquoi ... (je dois être un peu siphonnée). En ce moment donc, je suis dans mon trip Renaissance italienne. Bon, pour être honnête ça a aussi été un jeu de circonstance. Nous avons commencé le visionnage de la série "Borgia" au moment où j'ai attaqué la lecture de "Bleu passion" et les dates ont fait tilt dans ma tête. Mais les deux histoires n'ont absolument rien à voir ...

Milan, Italie, 1487. Giulia, 17 ans, va passer le reste de sa vie au couvent de Sainte Marta. Une chose impossible pour elle, qui voudrait un mari et un foyer. La jeune fille trouve de l'aide auprès d'un sorcier, qui lui confectionne un talisman magique : avant l'hiver, son désir le plus cher aura été accompli. Elle entre au couvent, persuadée qu'un miracle se produira. Soeur Humilità, qui y enseigne le dessin et la peinture, décèle le talent de Giulia et lui offre une place dans son atelier. Cet endroit merveilleux où l'on fabrique en secret la couleur tant convoitée du bleu passion. Et si le destin de Giulia c'était la peinture ...?

Nous faisons donc la connaissance de Giulia, fille bâtarde d'un comte milanais et d'une couturière. A la mort de son père, Giulia est mise à la porte du palais dans lequel elle a toujours vécu par la comtesse qui souhaite que la jeune fille rentre au couvent de Sainte Marta. Mais Giulia ne souhaite pas cette vie là, elle aspire à se marier et à fonder une famille.

Giulia est un personnage très attachant, forcément il lui arrive tellement de trucs moches qu'il est difficile de ne pas l'apprécier. L'histoire quant à elle est plutôt linéaire et banale. Sans surprise, Giulia tombe sous le charme d'un beau garçon ... Elle est très mignone cette petite novice mais on a parfois une forte envie de lui coller des baffes tellement elle fait preuve de naïveté !! Elle tombe dans le piège tendu que nous, lecteur, avons reniflé à 15 kilomètres !

Sinon c'est un bouquin très intéréssant, il nous permet de découvrir un peu la vie au couvent mais surtout la vie dans cet atelier de peinture. J'ai beaucoup aimé Soeur Humilità qui est la maestra de l'atelier. Elle est compréhensive, intéréssante, pleine de surprise. A part ça, le livre est bien écrit mais (oui car bien entendu il y a un mais ...) il manque cruellement de rythme. On s'ennuie, c'est très lent. Au début, je me suis dit que c'était peut-être pour respecter le rythme de la vie monacale mais en fait non ... C'est dommage parce que cette histoire est très chouette ...