leo

J'avais repéré ce livre en VO avant même qu'il ne soit publié par la Collection R de Robert Laffon. Mais j'avais eu la flemme de le lire en anglais (ne me demandez pas pourquoi mais l'idée de lire en VO me fatigue). J'ai donc attendu sa sortie française avant de me le procurer en occasion chez Gibert. Je le trouvais un tantinet trop cher en neuf pour le petit nombre de pages et la taille de la police d'écriture. C'est un livre que j'ai lu en 2 jours ...

Aujourd'hui, c'est l'anniversaire de Leonard Peacock. C'est aussi le jour où il dissimule une arme à feu dans son sac. Parce que, c'est décidé, il va tuer son ex-meilleur ami, puis lui-même, avec le P38 ayant appartenu à son grand-père. Mais il doit tout d'abord faire ses adieux aux quatre personnes qui ont le plus compté pour lui : Walt, son voisin littéralement obsédé par Humphrey Bogart, Baback, un camarade de classe violoniste virtuose, Lauren, la fille de pasteur dont il est amoureux, et Herr Silverman, qui enseigne l'histoire de l'Holocauste au lycée.

Alors, je ne vais pas y aller par quatre chemins, mon avis est un peu mi-figue mi-raisin. Je me dis que j'attendais peut-être trop de cette lecture qui a fait pas mal de bruit à sa parution. Je m'étais imaginé un truc énorme et au final, je me retrouve avec une histoire d'adolecent un peu banale au final.

Leonard est un ado très mal dans sa peau, son père est parti et sa mère, qui vit en couple avec un nouvel homme, est tout le temps en vadrouille à cause de son travail. Leonard est tout de même un peu livré à lui-même. Au fil de notre lecture, on apprend qu'il n'a pas vécu que des moments roses dans sa vie qui n'est pourtant pas encore très longue. Mais j'ai eu un souci avec lui, je ne l'ai pas aimé ... Je n'ai rien ressenti pour lui, aucune compassion. Il a le projet de se suicider et je ne me suis jamais dit "oh non, ne passes pas à l'acte". Non, je m'en fichais. Tu veux te suicider, ben fais le.

Du coup, j'ai eu la sensation de passer un peu à coté de ce à quoi l'auteur voulait nous faire réfléchir avec ce livre. Par contre, j'ai adoré le personnage de Herr Silverman, le prof qui enseigne l'Holocauste au lycée de Leonard (sérieux, les Americains ont un coup "spécial Holocauste" !!). Je l'ai trouvé très impliqué, très pro dans son rôle de professeur. Et j'ai aussi aimé découvrir son secret : pourquoi ne porte-t-il jamais de vêtements à manches courtes ?

Mais sinon, c'est bien écrit. Ca se lit très vite et très facilement. Seulement, je ne suis jamais parvenue à entrer totalement dans l'histoire et je n'ai jamais été touchée par cette histoire. Leonard est sans doute un poil trop bizzare pour moi ... Et je dois aussi avouer que j'ai été déçue par la fin que je vous laisserai découvrir. Pour résumer, j'ai eu la sensation que le livre n'était pas assez abouti pour moi.

Je suis contente de l'avoir lu mais il ne restera pas dans ma mémoire bien longtemps ...