les gens

Ca fait longtemps que je n'avais pas lu dans le cadre du Our Pretty Books Club. Non seulement, le Club a fait une pause mais je n'avais pas réussi à me mettre dans le dernier titre choisi pendant l'été. Et puis, c'est un bouquin dont le concept me paraissait séduisant qui a été choisi alors je me suis dit pourquoi ne pas me lancer ? Bon, au final, j'en ressors très mitigée ...

En juin 2012, j’ai acheté sur Internet un lot de 250 photographies d’une famille dont je ne savais rien. Les photos me sont arrivées dans une grosse enveloppe blanche quelques jours plus tard. Dans l’enveloppe, il y avait des gens à la banalité familière, bouleversante. Je n’imaginais alors pas l’aventure qu’elle me ferait vivre.
J’allais inventer la vie de ces gens puis je partirais à leur recherche. Un soir, j’ai montré l’enveloppe à mon meilleur ami, Alex Beaupain. Il a dit : "On pourrait aussi en faire des chansons." L'idée semblait folle.

Le concept de ce livre me plaisait beaucoup, c'est un objet littéraire un peu étrange qui regroupe un livre, un disque et un album photo (celui des Gens dans l'enveloppe donc). Je trouvais l'idée d'inventer une vie à des gens qu'on ne connait pas et qu'on découvre ainsi était une super idée. Sauf que je n'ai pas vraiment accroché à l'histoire qui en a découlé.

Ca partait bien mais rapidement, je me suis embêtée pendant ma lecture et ça, c'est juste pas possible pour moi. Si je commence à trouver le temps long quand je suis dans un livre, c'est que ça ne va pas le faire entre nous. Et puis, le bouquin ne m'appellait pas du tout. Une fois posé, je n'avais pas spécialement envie de le reprendre pour en apprendre plus sur l'histoire imaginaire de la famille de Laurence. C'est définitivement pas bon signe, je me suis forcée pour aller au bout parce que le livre n'est pas long. En fait, l'histoire que l'auteure a imaginée m'a parue sans saveur, plate et peu intéressante. Je me fichais de connaitre le destin qu'elle avait décidé pour les Gens dans l'enveloppe. Certains passages m'ont parus bien longs et d'autres bien trop poétiques.

Isabelle Monnin m'a rapidement perdue. Heureusement, j'ai eu un regain d'intêret pour le livre dans sa deuxième partie. En effet, l'auteure nous raconte comment elle est partie à la recherche de cette famille pour les rencontrer "en vrai" et connaitre leur véritable histoire. Je l'ai trouvé bien plus touchante que celle qui a été inventée. Michel est un homme qui m'a beaucoup touchée, plus que son alter ego fictif dont j'ai zappé le prénom. Dans cette partie, l'auteure laisse enfin tomber sa plume ampoulée pour nous livrer le fil de ses recherches et j'ai eu moins envie de m'enfuir.

J'ai beaucoup aimé que les photos qui sont à l'origine de cet ouvrage soit présentes à l'intérieur. C'est hyper sympa, ça permet de mettre une tête sur toutes les personnes dont on nous parle au fil des pages. Par contre, j'ai survolé les paroles des chansons qui sont également incluses dans le livre mais je n'ai pas écouté le disque. J'avoue que je n'en ai pas eu envie, peut-être que j'aurai dû ...

Bref, une lecture mi-figue mi-raisin que je ne vous conseillerai pas spécialement ...

Lu dans le cadre du Challenge des 100 romans ...

(145/100)

100romans