cendres froides

J'aime beaucoup la plume de Valentin Musso, limite je le préfére à son célèbre frère pour une raison toute bête : il parvient à me surprendre alors que Guillaume, beaucoup moins. Du coup, j'avais hâte de découvrir ces Cendres froides parce que je savais qu'en plus, je serai plongée dans une période historique que j'aime beaucoup. Il était dans ma PAL depuis pas mal de temps et je ne sais pas pourquoi j'ai attendu aussi longtemps pour le découvrir ...

Le drame, quand on commence à creuser le passé, c'est qu'il faut aller jusqu'au bout. 1999. A la mort de son grand-père, Aurélien Cochet découvre que celui-ci aurait travaillé durant la guerre dans un lebensborn, une maternité nazie accueillant des jeunes femmes enceintes de membres de la SS. Au même moment, dans un petit village de la Marne, une octogénaire sans histoire est retrouvée assassinée à la suite d'un cambriolage. Les gendarmes soupçonnent très vite une mise en scène, mais ils sont loin de se douter que cette retraitée est la victime indirecte, plus de cinquante ans après la fin de la guerre, de l'entreprise eugéniste nazie. Aidé par une jeune universitaire, Aurélien Cochet va tenter de lever le voile sur le passé de sa propre famille.

Je n'avais pas relu la quatrième de couverture avant ma lecture, je me souvenais que ça allait me parler de la Seconde Guerre Mondiale mais sans plus et du coup, j'ai découvert l'histoire de la famille d'Aurélien en même temps que lui. J'ai suivi avec grand intêret sa petite enquête pour découvrir le passé de son grand père et je me suis facilement projetée à sa place. Mon grand père m'a souvent raconté la guerre pendant laquelle il a été fait prisonnier en Allemagne et je me suis demandé comment j'aurai réagi si j'avais découvert qu'au final, je n'avais jamais connu son réel passé à cette période là. J'en ai eu froid dans le dos.

L'auteur nous plonge donc dans l'univers des Lebensborn, ses maternités nazies dont il ne reste pas grand chose et à peine quelques photos. Il en a inventé un fictif pour le roman car il n'en a existé qu'un seul en France pendant la guerre et je trouve que c'est très bien vu de la part de Valentin Musso. Le sujet reste sensible pour les personnes nées dans un Lebensborn et ça n'aurait pas été très délicat de placer cette histoire à Lamorlaye.

Le livre n'a pas un rythme trépidant, c'est même plutôt tranquille. J'ai trouvé que c'était très plaisant pour bien appréhender l'histoire et ça rendait le côté enquête bien plus passionnant. J'avais vraiment très envie de faire le lien entre tous les évenements et les nombreux personnages qui nous sont proposés. J'ai d'ailleurs été très surprise lors de la révélation de l'identité de l'assassin de la vieille dame dont j'ai bouffé le nom. Encore une fois, Valentin Musso a réussi la fin de son bouquin, j'ai vraiment beaucoup aimé.

En plus, ça se lit très facilement. Je l'ai littéralement avalé en deux petites journées et j'en aurai bien pris une petite dose en plus mais au final, je me dis que plus de pages ça n'aurait pas servi le livre. Il est très bien comme il est ! L'auteur a quand même le don pour nous plonger dans des ambiances différentes et c'est un plaisir de le retrouver à chaque fois. Il faut savoir qu'ici nous sommes en présence de son deuxième roman et vraiment, chapeau !

A découvrir si comme moi vous aimez la période historique de la Seconde Guerre Mondiale ...

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(156/100)

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