sommet de la montagne

John Boyne, c'est pour moi l'auteur lié à la seconde guerre mondiale. Sans doute parce que j'ai été très fortement marquée par "Le garçon en pyjama rayé", j'étais passée très près du coup de coeur. Alors, lorsque ma route a croisé le chemin d'un autre garçon de cet auteur, il était évident pour moi de m'arrêter un instant et découvrir cette nouvelle histoire.

A l'aube de la Seconde Guerre mondiale, le petit Pierrot mène une vie insouciante et heureuse à Paris. Devenu orphelin, il rejoint sa tante, en Allemagne dans une maison en haut de la montagne. Sauf qu'il ne s'agit pas d'une maison ordinaire. C'est le Berghof, la résidence secondaire d'Hitler. Pierrot va découvrir un nouveau monde, fascinant et monstrueux.

Cette fois, pas de camp de concentration à l'horizon mais plutôt un coin agréable de l'Obersalzberg, les Alpes bavaroises, tout près de la petite ville de Berchtesgaden. Une immense maison qui trône au sommet de la montagne : le Berghof qui abrite Adolf Hitler et sa compagne Eva Braun lorsqu'ils souhaitent s'éloigner un peu du tumulte berlinois le temps d'un week-end ... Un cadre idyllique pour un petit orphelin qui vient de perdre sa mère et qui tente de se reconstruire auprès de sa tante, seule famille qui lui reste.

Ce livre, bien que très court, m'a fait froid dans le dos. La transformation du petit Pierrot m'a glacée. J'ai commencé par avoir beaucoup de compassion pour ce petit garçon jusqu' à finir par détester l'adolescent qu'il finit par devenir. L'auteur n'essaie pas de décortiquer le processus d'enrôlement, il raconte juste des faits qui auraient pu être réels sans prendre partie et sans juger.

C'est un livre qui se lit presque d'une traite, non seulement parce qu'il n'est pas très épais mais aussi parce que le lecteur souhaite découvrir comment toute cette histoire va se conclure. Certains évenements sont horribles et m'ont été pénibles à lire. On rentre vraiment dans l'intimité d'un monstre, d'un Hitler qui peut faire preuve d'amour pour son chien et d'une haine profonde pour l'humain.

C'est glaçant mais ça aurait pu arriver ...

Lu dans le cadre du Challenge des 100 romans ...

(17/100)

100romans