roland

 Lu il y a déjà quelques temps, je n'avais jamais pris la peine de rédiger une chronique sur ce livre de Nicolas Robin. Et j'ai très honte de ne pas l'avoir fait dans la mesure où ce livre m'a été envoyé par les Editions Anne Carrière que je remercie d'ailleurs. Que dire à part que je m'excuse auprès d'eux pour mon manque de rigueur sur ce coup là. Heureusement, je me rattrape aujourd'hui et je vous parle donc de ce roman qui a fait couler pas mal d'encre grâce à Gérard Collard qui en avait fait un coup de coeur et qui m'avait bien intrigué.

Roland est mort. Les sapeurs pompiers l'ont retrouvé la tête dans la gamelle du chien. Ils viennent enlever le corps et se débarrassent du caniche en le confiant à son voisin de palier, un homme proche de la quarantaine, au chômage, très seul.
Roland est mort depuis une semaine. Son voisin ne le connaissait pas vraiment, mais il aurait dû s’en douter : il n’entendait plus les chansons de Mireille Mathieu, derrière le mur.
Il écope du chien puis de l'urne contenant les cendres du défunt. Que faire de ce lourd héritage chargé de poils et de céramique ?
Le voisin va tout tenter pour s'en débarrasser, mais en a-t-il vraiment envie ?

Quel roman étrange que celui là ! Je ne savais pas trop dans quoi j'allais m'embarquer lorsque je l'ai attaqué. Enfin, j'étais bien au courant que le voisin de notre narrateur (qui n'a pas de nom, ça pourrait être vous comme moi) était mort mais ça s'arrêtait là. J'ai donc découvert l'histoire d'un homme, d'un chien et d'une urne. Et cette histoire est bien loin d'être banale, croyez moi.

Dès le départ on apprend que Roland est mort, on ne sait pas comment. On ne sait pas non plus qui est réellement ce Roland que beaucoup semblent regretter. Toujours est-il que notre narrateur se retrouve rapidement avec un caniche nommé Mireille (rapport à Mireille Mathieu) sur les bras. Je dois dire que ce livre m'a fait passer par diverses émotions. J'ai ri, oui j'ai même beaucoup ri. Certains passages sont très amusants. Mais j'ai également eu le coeur serré parfois.

Car ce livre aux débuts de chapitres répétitifs "Roland est mort" est surtout le récit doux amer de la solitude d'un homme dans la fleur de l'âge. Il est seul, sans emploi, avec ses parents et sa grand-mère pour seule famille. Il m'a beaucoup touché même si il m'a été souvent difficile de m'identifier à lui.

J'ai apprécié la plume de l'auteur que je découvrais. Il a choisi de jolis mots, une construction certes répétitive mais qui finalement donne le rythme de notre histoire. C'est très agréable à lire et les pages se tournent assez vite. En une seule journée, le livre est plié.

Une fort jolie découverte ...

Lu dans le cadre du Challenge des 100 romans ...

(45/100)

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