minute papillon

Lorsque j'ai envie de me détendre, j'aime bien prendre un livre un peu drôle. Pas un livre à l'humour gras où on fait warf warf à toutes les pages. Non, je préfère un livre à l'humour subtil et bien dosé, un livre qui me propose également d'autres émotions. Certains auteurs sont très doués pour ça et Aurélie Valognes en fait partie. Depuis ma première lecture de Nos adorables belles-filles (devenu entre temps En voiture, Simone !), j'aime découvrir son nouvel opus chaque année. Un nouveau rituel du type de celui que j'ai instauré pour les Amélie Nothomb se serait-il mis en place ?

A la mort de son père, Rose, 36 ans, se retrouve au chômage et voit son fils, qu'elle élève seule, quitter la maison. Elle accepte pour survivre de devenir la dame de compagnie de Colette, une riche excentrique et agoraphobe.

En arrivant à l'aéroport de Stockholm, j'avoue que j'étais un peu déprimée par l'idée que je devais rentrer en France et reprendre ma routine voiture-boulot-dodo. Du coup, une fois les fesses posées dans l'avion, je me suis dit qu'une petite dose Valognes-esque me ferait du bien. J'ai donc dégainé mon bouquin et je ne suis pas déçue. Non, ma seule déception est de ne pas avoir pu rencontrer l'auteure à Saint Maur comme l'année dernière (Suède oblige, je ne me dédouble pas encore).

J'ai donc découvert Rose, une jeune femme qui vit seule avec son fils qu'elle chouchoute. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, elle perd son travail et elle voit son fils partir pour aller vivre avec sa copine qu'elle ne connait même pas. Quel départ tonitruant, je me suis dit que Rose était quand même le prototype de la fille qui n'a pas de bol. En quelques pages, nous découvrons ensuite Colette une petite bonne femme qui a l'air bien perché. J'aime les personnages que l'auteure nous propose car ils sont toujours assez hauts en couleurs. Mais ils ont aussi toujours un côté fêlure qui nous conduit à nous attacher à eux.

Car oui, je me suis attachée à Rose et Colette. Elles sont tellement touchantes qu'il est impossible de ne rien ressentir pour ces deux femmes qui, au final, se ressemblent beaucoup. Je ne parviens d'ailleurs pas à déterminer laquelle des deux j'ai préféré. Toutes les deux ont quelque chose qui m'aura touché, leur détresse commune à certains passages du livre est allée droit à mon petit coeur guimauve. Mais aussi, toutes les deux m'auront beaucoup amusé aussi et je dois dire que j'ai bien ri aux dépens de Véronique, la fille (un poil bargeot) de Colette.

Ce livre est pétillant à l'image de sa couverture en vichy (signe distinctif des livres d'Aurélie), il se passe toujours quelque chose et le lecteur ne s'ennuie jamais. En plus, c'est bien écrit sans chichi ni fioritures. L'auteure nous propose des passages drôles, tonitruants mais aussi touchants et parfois même teintés de poésie. J'ai vraiment passé un bon moment et le bouquin a tenu ses promesses. J'y ai trouvé absolument tout ce qui j'en attendais. Je ressors ravie de cette découverte et j'attends maintenant le nouveau avec impatience.

Un petit coup de blues ? Tentez Aurélie Valognes, vous irez mieux à coups sûrs !

Lu dans le cadre du Challenge des 100 romans ...

(60/100)

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