mon corps je le tue

Ce livre, qui n'est pas récent puisqu'il date de 2008, me faisait une envie de malade ! Lorsque j'ai lu son résumé, j'ai eu tout de suite envie de découvrir de quoi il retourne. J'ai eu la chance de le recevoir par ma copine Damiane que je remercie. Elle me l'a envoyé il y a un mois ou deux et je l'ai déjà lu, je le souligne car c'est assez rare. En général, les bouquins sèchent dans ma PAL un certain temps ...

"Marie G., faiseuse d'anges, dans sa cellule, condamnée à mort, l'une des dernières femmes guillotinées. Lucie L., femme avortée, dans l'obscurité de sa chambre. Henri D., exécuteur des hautes œuvres, dans l'attente du jour qui se lève. De l'aube à l'aube, trois corps en lutte pour la lumière, à la frontière de la vie et de la mort."

Bon, pour être tout à fait honnête, j'avais une envie folle de lire ce livre mais en même temps, j'avais un peu peur. Oui, peur parce que j'avais déjà eu une expérience un peu mitigée de la plume de Valentine Goby, l'auteure. Il y a quelques années, j'avais lu Kinderzimmer qui avait absolument tout pour me séduire et ça ne l'avait pas vraiment fait.

Là, je me suis mis sur le livre avant de partir à Stockholm. Comme il n'est pas très épais (135 pages en grand format), je pensais l'avaler en quelques heures. Ca n'a pas été le cas, je l'ai terminé à mon retour (je ne l'avais pas embarqué dans mes valises). J'ai encore eu un problème avec l'écriture. J'ai trouvé que c'était très fastidieux à lire, il faut vraiment s'accrocher et je ne suis pas certaine que j'avais envie au final.

On découvre plusieurs personnages à plusieurs moments de la journée. Ca aurait pu être intéressant mais j'ai eu du mal ... Du mal à avoir envie d'en apprendre plus sur chacun d'entre eux. Je pensais m'attacher surtout aux deux femmes qui sont présentes dans le livre. En effet, l'auteure nous propose de suivre le parcours d'une faiseuse d'anges et d'une femme qui a fait le "necéssaire" pour avorter. Malheureusement, je n'ai été convainque ni par l'une ni par l'autre. En fait, il y a tellement de détails et de souvenirs que ça finit par être très embrouillé et ça devient finalement tout à fait indigeste.

Même pire que ça, Valentine Goby a réussi à me rendre Lucie (la femme qui avorte) antipathique. Elle nous la présente comme quelqu'un qui subit plusieurs avortements, on a la sensation qu'elle est d'une froideur à tomber par terre et je n'ai pas du tout aimer cette femme qui aurait pu avoir toute ma sympathie ...

J'ai été déçue je l'avoue. Je crois que je vais laisser tomber cette auteure ...

Lu dans le cadre du Challenge des 100 romans ...

(61/100)

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