fenice

Je suis en manque de Venise, ville de mon coeur dans laquelle je rêverai de vivre tout au long de l'année. Et puis la Fenice est un théâtre magique qui me fait rêver ... J'ai donc choisi de plonger dans le premier tome des aventures du commissaire Guido Brunetti. Ce nom vous dira peut-être quelque chose puisque ses enquêtes ont été adaptées en série pour la télévision, elles sont diffusées sur France 3 je crois mais je n'ai jamais regardé la série, c'était donc une totale découverte.

Les amateurs d'opéra sont réunis à la fenice de Venise où ce soir-là, Wellauer, le célébrissime chef d'orchestre allemand, dirige La Traviata.
La sonnerie annonçant la fin de l'entracte retentit, les spectateurs regagnent leur place, les musiciens s'installent, les brouhahas cessent, tout le monde attend le retour du maestro. Les minutes passent, le silence devient pesant, Wellauer n'est toujours pas là... il gît dans sa loge, mort. Le commissaire Guido Brunetti, aussitôt dépêché sur les lieux, conclut rapidement à un empoisonnement au cyanure.
Le très respecté musicien avait-il des ennemis ? Dans les coulisses de l'opéra, Guido Brunetti découvre l'envers du décor.

J'ai donc fait la connaissance de ce commissaire vénitien avec grand plaisir. J'ai beaucoup aimé ce personnage que j'ai trouvé assez anticonformiste, le genre de flic que j'aime bien parce qu'il n'hésite pas à contourner les régles pour obtenir ce qu'il souhaite. Il a des côtés très rock n'roll qui m'ont beaucoup plu. Je pense que je vais aimer le suivre dans toutes ses autres aventures (car à ma connaissance il y a pour le moment 23 tomes de parus, j'ai de quoi faire !!).

L'enquête policière par contre n'a rien de rare il faut bien l'avouer, tout est très classique mais j'ai pourtant bien aimé son déroulement. L'auteure prend son temps et permet à son lecteur de s'interroger et au final, on mène l'enquête en même temps que Brunetti. On n'est pas omniscient comme dans certains récits et ça m'a bien plu. Et puis, tout est très réel et plausible, pas de retournements de situations improbables ou rocambolesques. Et puis surtout, j'ai aimé que tout soit très lent, un peu comme à Venise au final. Lorsqu'on arpente les rues du coeur historique de la ville, on ressent cette sérénité et cette langueur qui transpire du livre.

Mais ce que j'ai aimé par dessus tout, c'est Venise. Donna Leon y vit et ça se sent. Sous sa plume, la Sérénissime prend tout sa place et se transforme en un personnage à part entière de notre histoire. J'ai adoré retrouver les rues que je connais en compagnie de Guido, il m'était tellement facile de visualiser les lieux de notre enquête que j'avais réellement la sensation d'être sur place.

Je pense que je ne vais pas tarder à découvrir le tome suivant ...

Lu dans le cadre du Challenge des 100 romans ...

(69/100)

100romans