the rain

Je suis une grande adepte des récits post-apocalyptiques. J'adore les scénarios catastrophe. Ne me demandez pas pourquoi, je ne sais pas. Peut-être parce que ça me permet d'exorciser la peur que j'ai face aux éléments déchaînés (les tornades qui sont passés au-dessus des Antilles m'ont fait flipper à fond alors que je vis à des milliers de kilomètres de ces lieux). Lorsque j'ai été contactée pour une masse critique privilégiée, je n'ai donc pas hésité longtemps et j'ai eu la chance d'être retenue. Merci donc Babelio et les Editions Bayard pour cette découverte !

Ruby passe la soirée avec ses amis quand le monde bascule. La radio diffuse en boucle un message d'alerte : "Protégez-vous de la pluie, c'est une question de vie ou de mort". La petite bande court se mettre à l'abri, mais l'un d'entre eux décide d'affronter les gouttes. Aussitôt, les parties de son corps exposées à l'eau sont en sang. Ruby réussit à rentrer chez elle et retrouve Rebecca, sa mère, Simon, son beau-père et Henri, son petit frère. Malgré toutes leurs précautions, Rebecca et Henri meurent. Simon décrète une interdiction totale d'utiliser l'eau. La pluie ne cesse de tomber. Il n'y a plus de téléphone ni d'internet. Selon les informations, un nuage de poussière porteur d'un virus se serait abattu sur la terre.

J'ai volontairement tranché le résumé du livre dans le vif car il raconte absolument toute l'histoire du bouquin. Je ne comprends pas pourquoi l'éditeur a décidé de mettre une telle quatrième de couverture car tout le plaisir du lecteur en sera gâché. Heureusement pour moi, je ne l'avais pas lue et je m'étais contenté du petit topo fait par Babelio dans le mail que j'ai reçu.

Nous faisons la connaissance de Ruby, une adolescente comme toutes les autres qui ne pense qu'à faire la fête avec ses amis et embrasser le garçon avec lequel elle sort depuis très peu de temps. Mais un phénomène climatique va ravager son existence. La narration est à la première personne du singulier, c'est Ruby qui nous raconte son histoire avec beaucoup d'humour finalement. Elle n'utilise pas de gros mots, ils sont remplacés par des papillons et j'ai adoré cette idée.

Plus on avance dans les pages, plus l'horreur grandit. J'ai parfois eu envie de balancer une paire de baffes à la jeune fille parce qu'elle a des réactions débiles et elle ne prend pas toujours les bonnes décisions. Mais c'est bien vu de la part de l'auteure parce que je ne suis pas certaine qu'une ado saurait comment réagir face à un tel danger. Car dans notre histoire, la pluie devient mortelle.

Je ne vais pas vous expliquer ni pourquoi, ni comment. Ruby le fait très bien, il vous suffit de lire le livre. J'ai adoré l'atmosphère qui se dégage tout au long du récit, elle m'a fait un peu penser à celle du film "Cloverfield", on sait que le danger rôde mais on ne sait jamais quand il va taper. On a vraiment la sensation d'être avec les personnages, dans un contexte extrêmement moite, c'est vraiment très bien rendu. Et puis je me suis beaucoup attachée à Ruby, elle m'a parfois brisé le coeur mais pas grave, je l'aime quand même !

Le récit est ultra dynamique, c'est super fluide, il se passe tout le temps quelque chose et on ne s'ennuie jamais. J'ai avalé ma lecture en quelques jours (deux ou trois, je ne sais plus) et j'ai été déçue d'être arrivée à la fin. Il me tarde maintenant de connaitre la suite des événements.

C'est addictif, foncez, foncez sous la pluie !

Lu dans le cadre du Challenge des 100 romans ...

(99/100)

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