ecarlate venise

On me parle de Venise et je deviens complétement maboule ! C'est sans doute l'endroit où je me sens le mieux au monde, l'endroit le plus apaisant que je connaisse. Bref, je ne vais pas vous faire un exposé sur la Sérénissime mais je vais vous parler d'un roman policier qui s'y déroule alors que la République et ses Doges sont toujours en place. Je remercie la plateforme Netgalley et les Editions AmazonCrossing pour m'avoir permis de découvrir cette histoire !

Venise, 1752. Par une glaciale nuit de décembre, un homme est retrouvé étranglé dans une ruelle. Il est la première victime d’une série de meurtres auxquels Marco Pisani, haut magistrat de la République de Venise, se trouve mêlé.
Idéaliste et passionné, Pisani est un précurseur des Lumières qui a compris depuis longtemps que ce qui est légal n’est pas toujours juste. Amoureux de sa ville, il la voit avec tristesse sombrer dans la décadence. Ses enquêtes ne font que renforcer ce sentiment en levant définitivement le voile sur la part d’ombre d’une société en proie aux conflits familiaux, aux rumeurs destructrices et au vice.
Aidé de son ami avocat Zen, de Nani le gondolier sans scrupule et de la belle et indépendante Chiara, Pisani mène l’enquête sans relâche, des chantiers de l'Arsenal aux prisons du palais des Doges, en passant par les maisons de jeux et les palais de la noblesse… Jusqu’à découvrir la vérité, aussi amère que surprenante.

Commençons par le superficiel ... non mais vous avez vu cette couverture ? Je la trouve magnifique !! En plus, elle a un petit côté intrigant qui colle parfaitement bien avec le contenu du livre. L'ambiance du roman est mystérieuse et envoûtante, je ne sais pas si je suis très objective mais j'ai immédiatement été catapultée à Venise en 1750. L'auteure a bien su rendre l'atmosphère de l'époque. C'était hyper agréable de se sentir immergée ainsi et ça permet au lecteur d'être totalement enveoppé dans son livre.

Les personnages sont bien travaillés, j'ai eu un coup de coeur pour Marco Pisani, l'advocateur (sorte de procureur de la République). Il faut dure que l'auteure lui fait la part belle mais j'ai aimé son côté anticonformiste alors qu'il est tout de même un des personnages les plus en vue de la Cité. J'ai également beaucoup aimé son gondolier. Mais globalement, tous les personnages seront sympathiques au lecteur.

L'intrigue n'est pas forcément dingue, c'est une enquête classique qui tourne autour du meurtre de trois hommes. L'auteure prend son temps pour nous dévoiler peu à peu tous les rouages de son histoire. En fait, je trouve qu'elle a adapté le rythme de son récit au rythme de la ville. En effet, tout va lentement à Venise et c'est donc le cas de notre livre. C'est plaisant comme tout !

J'ai aussi beaucoup aimé que la traductrice décide de conserver certains termes typiquement vénitiens, ça donne un peu plus de cachet au récit. Mais par contre, j'ai été un peu embêtée par certains dialogues que j'ai parfois trouvé un peu anachronique par rapport à l'époque abordée dans le livre (je ne pense pas qu'on parlait de drague en 1750). C'est un détail mais qui peut éventuellement gêner certains lecteurs. Moi, ce qui m'a vraiment ennuyée ce sont les dons de voyance de Chiara que j'ai trouvé un peu ... facile mais je dis ça pour pinailler ...

Je me suis fait trimballer par l'auteure car je n'avais absolument pas deviné l'identité du coupable. Je suis très contente de ne rien avoir vu venir ! Et puis j'ai tellement aimé redécouvrir des lieux qui me sont familiers en compagnie de Marco et son gondolier, j'ai apprécié aller de la Giudecca au Grand Canal. J'ai adoré visiter le palazzo de la famille Pisani et assister à une fête avec eux ... Bref, je me suis régalée.

Si vous avez envie de naviguer entre un roman historique et un roman policier, celui-ci est fait pour vous mais il faudra attendre jusqu'en février 2018 !

Lu dans le cadre du Challenge des 100 romans ...

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