Couverture Autoportrait à la guillotine

C'est le titre de cet ouvrage qui m'a tout d'abord interpellée ... il est très étrange n'est ce pas ? Et puis le résumé m'a beaucoup plu. J'ai donc postulé pour cet ouvrage dans le cadre de la dernière masse critique Babelio en date. Et les résultats sont tombés ... et j'ai eu la chance d'être retenue pour découvrir cette oeuvre que je présentais étrange, la seule pour laquelle j'avais posé ma candidature. Un grand merci donc à Babelio mais surtout aux Editions Stock pour l'envoi très rapide du livre.

"Longtemps, j’ai cru que j’avais été guillotiné dans une vie antérieure. Cet aveu a toutes les allures d’une énormité, je sais. Tout ce que je puis dire à ma décharge est que ma croyance est révolue – quoiqu’elle fasse encore partie de moi. Il y a quinze ans, souffrant de problèmes de dos, j’ai consulté sur le conseil d’une amie un masseur versé en sophrologie. Tout en me pétrissant les lombaires, il m’a questionné sur mon passé. Avec une certaine réticence, j’ai évoqué cette croyance déjà ancienne. Lui a pris la chose très au sérieux. Aussi sec, il m’a parlé d’une patiente qui ressentait des douleurs aiguës entre les omoplates. Elles s’expliquaient, à l’en croire, par des coups de poignard reçus au XVème siècle, alors que la dame était assaillie par des Ottomans en plein marché. J’ai trouvé ça exotique. Poétique, presque. En même temps, je me suis retenu de rire. Quand il est question de moi, hélas, je suis incapable de la même légèreté."

Inutile de préciser que j'étais impatiente de découvrir cette histoire de guillotine et de vie antérieure, je n'ai donc pas beaucoup attendu avant de me plonge dans ce bouquin. Christophe Bigot est un auteur que je n'avais jamais lu jusque là, je partais donc totalement novice quant à sa plume. Premier point noir, je n'ai pas réellement apprécié son genre d'écriture. Peut-être un peu trop nerveuse pour moi, sans doute trop saccadée à mon goût. D'autres apprécieront sans doute mais personnellement, je n'ai pas été séduite. Mais ça ne m'a pas empêcher d'aller au bout de ma lecture.

Je pensais trouver là une histoire un peu fantaisiste, basée sur un "fait réel" à savoir le mal au dos de l'auteur. Je m'attendais vraiment à trouver dans ces pages une histoire de vie antérieure (j'adore ça) ! Naïve que j'ai été ... Non, l'auteur nous propose ici son autobiographie (oui, j'aurai dû m'en douter à la lecture du titre, ne me jetez pas vos chaussettes sales à la tête) et je dois dire que sa petite vie ne m'a pas spécialement intéréssée.

Alors, certains passages sont sympathiques et agréables à lire. J'ai bien aimé le découvrir enfant, martyrisant tous ses petits camarades et même ses cousines avec son obssession pour la Révolution. Ca m'a fait sourire, j'ai réussi à me projeter et à imaginer les scènes. Ca m'a amusé de le voir se prendre de passion pour Camille Desmoulins et faire des pieds et des mains pour lui ressembler capillairement parlant, ou même aller déposer un bouquet devant la maison de ce révolutionnaire.

Mais au fil des pages, je me suis surtout ennuyée. Je peux comprendre qu'un auteur ressente l'envie de se regarder le nombril et de nous parler de sa jeunesse, de ses amours et de ses peurs. Mais je n'aime pas les autobiographies à vrai dire parce que ça me gonfle de lire tous ces passages justement nombrilistes. J'ai envie de dire à l'auteur qu'on s'en fiche un peu en fait de sa vie. Qu'il aurait peut-être dû écrire son manuscrit et le conserver dans cet état ... pas besoin de le publier non ? Ca n'a rien de personnel contre Christophe Bigot, c'est juste mon ressenti à chaque fois.

Je vais arrêter les autobiographies ... sauf si c'est celle de Boris Vian (qui n'existe pas à ma connaissance) !!