la fille du roi des marais

Lorsque j'ai reçu le communiqué de presse, c'est la couverture toute mystérieuse de ce livre qui a attiré mon oeil en premier lieu ... et puis j'ai lu le résumé et je dois dire que j'ai été pas mal intriguée par cette histoire qui semblait bien singulière. Je remercie grandement Babelio et surtout les Editions JC Lattès pour l'envoi de ce livre.

Enfin, Helena a la vie qu’elle mérite ! Un mari aimant, deux ravissantes petites filles, un travail qui occupe ses journées. Mais quand un détenu s’évade d’une prison de sa région, elle mesure son erreur : comment a-t-elle pu croire qu’elle pourrait tirer un trait sur son douloureux passé ?
Car Helena a un secret : elle est l’enfant du viol. Sa mère, kidnappée adolescente, a été retenue prisonnière dans une cabane cachée au fond des marais du Michigan, sans électricité, sans chauffage, sans eau courante. Née deux ans plus tard, Helena aimait cette enfance de sauvageonne. Et même si son père était parfois brutal, elle l’aimait aussi… jusqu’à ce qu’elle découvre toute sa cruauté.
Vingt ans après, elle a enfoui ses souvenirs si profondément que même son mari ignore la vérité. Mais aujourd’hui son père a tué deux gardiens de prison et s’est volatilisé dans les marais, une zone qu’il connaît mieux que personne. Malgré la chasse à l’homme lancée par les autorités, Helena sait que la police n’a aucune chance de l’arrêter. Parce qu’elle a été son élève, la seule personne capable de retrouver cet expert en survie, que la presse a surnommé Le Roi des Marais, c'est sa fille.

J'ai commencé ma lecture avec un enthousiasme assez grand, j'étais prête à partir dans les marais avec l'heroïne du livre à la recherche de ce père cruel et évadé de prison. Sauf que mon enthousiasme en a pris un petit coup car j'ai trouvé que le récit était assez lent. En fait, le rythme m'a surpris car je m'attendais à quelque chose de trépident et je me suis retrouvée avec quelque chose de "mou".

En fait, l'auteure a choisi de nous faire découvrir l'enfance d'Helena dans cette cabane au fond des marais à l'aide de flash back qui viennent émailler le récit tout du long. On apprend quelque chose qui se passe dans le présent et paf, on repart dans le passé. Si j'ai commencé par apprécier ce procédé, j'avoue qu'à la fin j'en pouvais plus et j'aurai préféré quelque chose de plus linéaire. Je pense que Karen Dionne a utilisé cette technique justement pour donner du souffle à l'ensemble mais personnellement, ça m'a agacé.

J'ai eu du mal à m'attacher à Helena, elle n'est pas spécialement sympathique parce qu'il est difficile de suivre ce qu'elle a dans la tête. Il faut dire aussi qu'elle a eu une enfance très particulière et qu'il n'est pas simple de se mettre à sa place. J'ai également été très embêtée par l'omniprésence de scènes de chasse. C'est une activité qui me répugne et j'en ai eu vite marrer de la chasse au cerf, à la biche et compagnie. Je pense que le lecteur comprend que la chasse est indispensable à la survie dans les marais, il n'était pas utile d'en rajouter autant. Ca m'a presque autant gonflé que la pêche dans Sukkwan Island ! Je pense que les bouquins qui traitent de la survie en milieu sauvage ne sont vraiment pas fait pour moi !

J'ai bien aimé toute la traque menée par Helena elle-même pour retrouver son père, c'est parce que le livre a ce côté haletant que je l'ai terminé sinon je pense que j'aurai craqué bien avant la fin. Et aussi parce que l'auteure a une plume agréable malgré tout. J'ai particulièrement apprécié les descriptions des lieux qu'elle nous propose, ça ancre le récit dans la réalité et c'est plaisant comme tout.

Une lecture en demie-teinte que je suis malgré toute contente d'avoir pu découvrir ...