rebecca

J'ai découvert Daphnée du Maurier au collège parce qu'elle était l'auteure chouchou de ma meilleure copine de l'époque. Son livre de chevet était L'auberge de la Jamaïque et je dois dire que je n'ai pas échappé à la lecture des bouquins que chérissait tant ma keupine. J'étais déjà une grosse moutonne littéraire (oui, aucune volonté est mon deuxième prénom). Bizarrement je n'avais pas beaucoup de souvenirs de Rebecca, je ne me rappellais que de la trame principale ... C'était donc un plaisir de me replonger dedans, surtout que mon édition a bénéficié d'une traduction un peu plus moderne.

Sur Manderley, superbe demeure de l'ouest de l'Angleterre, aux atours victoriens, planent l'angoisse, le doute : la nouvelle épouse de Maximilien de Winter, frêle et innocente jeune femme, réussira-t-elle à se substituer à l'ancienne madame de Winter, morte noyée quelque temps auparavant ?

Manderley ... un nom qui m'a fait tellement rêver lorsque j'étais collégienne ! J'ai retrouvé ces lieux avec plaisir mais je ne me souvenais pas que notre narratrice était aussi mollassonne. A vrai dire, elle m'a un peu agacée par moments. Sans doute parce que j'ai grandi depuis ma première lecture et que maintenant, j'analyse la situation avec des yeux adultes. Le lecteur a parfois envie qu'elle se secoue un peu parce qu'il est difficile de la voir subir la situation des pages durant ...

Que dire de Max de Winter ? C'est aussi un personnage que j'ai eu du mal à cerner. On sent bien qu'il s'est passé quelque chose dans sa vie, sans trop savoir de quoi il s'agit. J'avoue ne pas avoir compris complétement pourquoi il a jeté son dévolu sur la jeune fille qui semble tellement insipe si on la compare à la première Madame de Winter ... Je ne veux pas trop m'étaler pour ne pas trop en dévoiler car ce serait dommage.

Et oui, car l'intêret premier du livre est la fameuse révelation qu'on attend sans savoir quand elle va arriver et quelle en sera la teneur. Je le savais déjà alors je n'ai pas eu la surprise qui m'avait scotchée lors de ma première lecture. Je ne dirai rien car cette surprise doit demeurer intacte.

Je n'ai toujours pas vu le film que Alfred Hitchcock en a tiré mais je suis quand même curieuse de le visionner un jour. Il est peut-être trouvable dans ma médiathèque, il va falloir que je me renseigne.

Un classique sympa que j'ai pris plaisir à redécouvrir ...