maison des turner

J'ai découvert ce livre sur Netgalley et j'ai été attirée par la couveture que j'aime beaucoup et grâce à laquelle on comprend tout de suite qu'on va nous parler d'une belle saga familiale. J'ai posé ma candidature et je n'ai pas été retenue alors j'ai attendu patiemment que le bouquin arrive dans le catalogue de ma médiathèque. Aussitôt débarqué dans les rayons, aussitôt glissé dans mon sac !

Cela fait plus de cinquante ans que la famille Turner habite Yarrow Street, rue paisible d'un quartier pauvre de Detroit. La maison a vu la naissance des treize enfants et d'une foule de petits-enfants, mais aussi la déchéance de la ville et la mort du père.
Quand Viola, la matriarche, tombe malade, les enfants Turner reviennent pour décider du sort de la maison qui n'a désormais plus aucune valeur, la crise des subprimes étant passée par là.
Garder la maison pour ne pas oublier le passé ou la vendre et aller de l'avant ? Face à ce choix, tous les Turner, de Cha-Cha, le grand frère et désormais chef de famille, à Lelah, la petite dernière, se réunissent. Et s'il fallait chercher dans les secrets et la mythologie familiale pour trouver la clef de l'avenir des Turner et de leur maison ?

Est ce que j'avais placé trop d'attentes dans ce premier livre d'Angela Flournoy ? Oui sans doute. Car je ressors de ma lecture avec un avis mi-figue mi-raisin. J'ai aimé oui, dans sa globalité, mais je n'ai jamais été pressée de reprendre ma lecture comme on peut l'être lorsqu'un bouquin nous passionne.

J'ai aimé l'alternance des époques. L'auteure nous présente les treize enfants Turner et leur mère à une période contemporaine (2008 je crois) mais en parallèle, on découvre aussi Francis et Viola alors qu'ils sont jeunes mariés en 1944. J'ai bien apprécié cette alternance car elle permet au lecteur d'avoir une vue un peu plus globale de cette longue histoire de famille. Sans doute que cela peut nous aider à mieux cerner certains personnages puisqu'on finit par tout connaitre de leur vie.

Dans la mesure où cette histoire s'étale sur de nombreuses années, le lecteur en apprend plus également sur l'histoire américaine et en particulier sur les conditions de vie des familles noires dans une ville aussi sinistrée et peu ... comment dire ...motivante que Detroit. Parce que franchement, ce n'est pas une ville qui donne envie, il ne me viendrait pas à l'idée d'aller la visiter par exemple (c'est peut-être un tort ceci dit).

Malheureusement, le livre ne m'a pas enthousiasmé malgré les quelques points positifs que j'ai pu en retirer. Les tranches de vie décrites par l'auteure ne sont pas toutes intéressantes, loin de là. Je me suis assez souvent ennuyée pendant ma lecture, je ne voyais pas toujours où Angela Flournoy souhaitait nous emmener et ça ne m'a pas emballé outre mesure. Pourtant, les chapitres sont courts et on pourrait penser que ça aide à donner du rythme au récit et bien non, ou pas assez à mon goût en tout cas. C'est parfois un peu pesant, on revient sur des histoires de famille toujours et encore ...

J'ai aussi eu un peu de mal avec le foisonnement de personnages, il faut dire que les Turner ont donné naissance à treize enfants qui se sont mariés et ont eu également des enfants. Heureusement, un arbre généalogique nous est proposé en début de roman mais malgré ça, j'ai eu du mal à savoir qui est qui, dans quel sens "mettre" tout ce petit monde et j'ai laissé tomber pour me souvenir de l'ordre de naissance des enfants, à part l'aîné et le plus jeune parce que là c'est quand même un peu plus facile.

Une fresque familiale qui comporte trop de longueurs pour m'avoir réellement séduite ...