enfants de venise

Venise ? Vous avez dit Venise ? Comme vous le savez sans doute si vous me suivez un peu, je suis complétement dingue de cette ville et je me fais fort de dévorer tout ce qui la touche de près ou de loin. Et puis, j'ai rencontré Lucas Di Fulvio lors du dernier Saint Maur en Poche, il est adorable et il m'a donné très envie d'arpenter la Sérénissime en compagnie de ses personnages.

"Quand Mercurio s’était jeté dans le canal, Giuditta avait eu la tentation de le retenir. Ou de s’y jeter avec lui. Elle ne voulait pas renoncer à la sensation de sa main dans la sienne. Elle ne voulait pas renoncer à lui. Déjà, les nuits précédentes, dans le chariot, elle avait senti une forte attraction pour les yeux de cet étrange garçon. Qui était-il ? Il n’était pas prêtre, il le lui avait avoué. Quels mots avait-il dits en sautant du bateau ? Elle se souvenait à peine. Sa tête se faisait légère. “Je te retrouverai”, voilà ce qu’il avait dit."

Comment parler de ce livre sans me mettre à hurler et à sauter dans tous les sens ? Car oui, j'ai eu un coup de coeur total pour cette brique de presque 1000 pages dans son format poche (celui que j'ai en ma possession donc). C'est bien simple, je l'ai attaqué mardi dernier et vendredi soir c'était plié. Je me suis laissé embarquer complétement dans ce roman historique qui nous propose de retrouver Venise, Mestre et un peu la ville de Rome juste après la bataille de Marignan (c'est à dire 1515).

Nous faisons la connaissance d'un groupe d'orphelins romains d'un côté, d'un père et de sa fille juifs d'un autre. Bien entendu, tout ce petit monde va finir par se retrouver et par vivre des aventures totalement envoûtantes. Luca Di Fulvio n'épargne rien à ses héros, on navigue dans la grande pauvreté, dans la misère la plus totale, la maladie et le manque de nourriture. Mais pourtant, c'est une lecture qui fait du bien. Oui du bien, parce que malgré toutes ces galères, nos personnages principaux débordent d'amour et de bonté. On se demande d'ailleurs comment on peut ressentir d'aussi beaux sentiments lorsqu'on a une existence aussi terrible. Les personnages sont tous hyper attachants et même les "méchants" sont difficiles à détester réellement. C'est quand même fortiche de la part de l'auteur !

On assiste également à la mise en place du ghetto juif de Cannaregio et j'ai adoré cette partie du roman. Cannaregio est un quartier que je connais plutôt bien et j'ai maintenant hâte d'y retourner pour tenter de croiser le fantôme de Giuditta et son père. Ce bouquin déborde de bons sentiments au final, ça a été une lecture presque doudou malgré le thème difficile. Je me suis régalée et je dois dire que j'ai préféré "Les enfants de Venise" au "Gang des rêves" que j'ai lu il y a quelques mois déjà.

J'ai été envoûtée totalement par cette lecture, je ne peux que vous la conseiller très fortement si vous n'avez pas encore mis votre nez dedans. C'est un régal, un vrai bonheur et malgré la taille de la briquette, on ne se rend pas compte des pages qui se tournent. L'auteur a un véritable talent de conteur, j'avais l'impression qu'il me racontait son histoire à l'oreille.

Du bonheur ! Une merveille de roman à découvrir d'urgence !

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Coup de coeur !