brochette

C'est un livre que j'avais envie de lire depuis longtemps et que j'ai reçu dans le cadre d'un swap il y a quelques temps déjà. Comme il est tout fin (140 pages environ), je me le gardais pour lire entre deux gros pavés. Bon, finalement je l'ai lu pour un Challenge et bien loin des gros pavés. Comme quoi ...

On l'appelle " Boulette ". Ou " P'tit Boudin ". Martin de La Brochette est la honte de sa famille. Chez les La Brochette, on est beau, catholique, surdiplômé ; on passe l'été à Carnac et Pâques à Versailles. Et justement, l'Agneau Pascal approche à petits pas... l'occasion ou jamais pour le grassouillet Martin d'aggraver son cas. Cette année, au café, il a une annonce à faire, une vocation à révéler : " Boulette " veut être boucher. Oui, boucher. Vendre de la côte de bœuf et désosser des porcs. Et épouser la charcutière de ses rêves. Lui laisser la main sur le pâté en croûte et le saucisson en vitrine. Adieu bourgeoisie consternée ! Bienvenus veaux, vaches, cochons et couvées !

Commençons par la futilité, j'aime bien la couverture qui me fait vraiment penser aux papiers paraffinés dans lesquels les bouchers emballent la viande. Avouez que ça donne envie de croquer dans le livre à pleines dents non ? Bon par contre, je vais vous calmer tout de suite. Le livre est une petite déception. J'en attendais peut-être trop, je ne sais pas.

A vrai dire, je pensais découvrir une tranche de vie plutôt sympa, drôle et pleine d'esprit. Je me suis retrouvée avec des personnages bien clichés (mon Dieu, Solange est un concentré de clichés à elle toute seule !), une histoire simplette et une grosse dose de vulgarité. Ca peut paraitre rude mais franchement, je me suis demandée ce que je foutais au milieu de ce bazar.

Martin n'est pas sympa, il est même plutôt du genre gros lourdingue. L'auteur propose une explication au fait qu'il semble inadapté, c'est bancal et totalement convenu. Je n'ai jamais été convaincue tout au long du roman (j'étais d'ailleurs contente qu'il ne soit pas plus épais du coup). Les parents sont une caricature, la soeur aînée n'en parlons pas. Comme je le disais, la femme de Martin est une grosse blague et leur fils une grosse tête à claques improbable. Le seul qui tire son épingle du jeu, c'est Pierre le frère curé.

L'histoire est insipide, je me suis ennuyée, je n'ai même pas souri. Par contre, j'ai levé les yeux au ciel un nombre de fois considérable. J'ai été un peu heurtée par la grossierté de Martin lorsqu'il parle de sa femme, de leurs ébats sortis de nulle part au milieu du laboratoire de charcuterie. Je n'ai finalement pas compris où l'auteur voulait en venir ...

Un livre qui va finir dans une boite aux livres proche de chez moi !