the curse

Difficile de ne pas avoir entendu parler de ce premier tome tant il a fait de bruit à sa parution. Du coup, je n'avais pas du tout envie de découvrir ce bouquin. J'ai donc attendu que le battage se calme avant de me lancer enfin, j'ai profité d'une lecture commune pour me lancer à mon tour. Je crois bien que sans cette lecture commune, je n'aurai pas encore sauté le pas.

Fille du plus célèbre général d'un empire conquérant, Kestrel n'a que deux choix devant elle : s'enrôler dans l'armée ou se marier. Mais à dix-sept ans à peine, elle n'est pas prête à se fermer ainsi tous les horizons. Un jour, au marché, elle cède à une impulsion et acquiert pour une petite fortune un esclave rebelle à qui elle espère éviter la mort. Bientôt, toute la ville ne parle plus que de son coup de folie. Kestrel vient de succomber à la " malédiction du vainqueur " : celui qui remporte une enchère achète forcément pour un prix trop élevé l'objet de sa convoitise.

Inutile de faire trainer les choses, j'ai été déçue par cette lecture. Je n'avais pourtant pas mis la barre très haut puisque je n'attendais pour ainsi dire rien de ce livre. J'avais juste envie de découvrir le phénomène et pourquoi pas me laisser embarquer à mon tour. Mais maintenant, je ne suis même pas certaine de lire la suite.

On m'avait promis de la fantasy, un genre que je lis assez peu souvent alors c'était le genre idéal pour combler un peu ce manque. Sauf que je me suis retrouvée dans un univers dystopique un peu "classique" et surtout dans une romance horrible que j'ai trouvé juste gonflante au possible ! L'univers dans lequel les personnages évoluent m'a plutôt convaincue, on se retrouve dans une sorte de fausse Rome antique et c'est quelque chose que j'aime assez.

Non, le souci que j'ai rencontré c'est surtout les personnages principaux. Je n'ai pas spécialement été conquise par Kestrel, la fille du grand chef de la cité. On nous la présente comme une jeune fille forte qui semble savoir se battre comme un bonhomme et qui semble être bien éloignée de tout ce qui tourne autour des affaires de coeur. Total, elle n'a pas l'air très douée avec des armes (puisqu'elle participe à un duel au cours du roman) et surtout, elle se comporte juste comme une midinette. J'ai trouvé ce personnage complétement incohérent et ça ne m'a pas plu.

Je n'ai pas non plus apprécié le personnage de Arin, l'esclave que Kestrel achète à une vente aux enchères. Je l'ai trouvé sans charisme, même le mystère qui semble l'entourer est trop vite révélé et ça gâche un peu. Il est moins pire que Kestrel mais franchement, il ne fera pas partie de mes personnages de roman favoris.

L'histoire est un peu simplette, je ne suis même pas curieuse de savoir ce qui va advenir de ces deux personnages. On baigne dans la romance jusqu'au cou alors que j'aurai aimé qu'on me parle d'intrigues politiques, de complots et tout ce genre de trucs. Là j'ai eu la sensation de me retrouver avec deux adolescents maladroits qui découvrent leurs premiers émois. Je suis déçue.

Heureusement, la plume de Marie Rutkoski est fort plaisante. C'est assez fluide alors les pages se tournent rapidement mais malheureusement, ça ne fait pas tout et c'est surtout l'histoire qu'on me raconte qui est essentielle et non pas la simple forme. C'est dommage parce que j'aurai bien aimé moi aussi devenir accro à cette série.

Pas sûre encore de lire la suite ... je suis tellement loin du coup de coeur pour ce premier tome !