blackout

J'aime bien les publications des Editions Plein Jour parce qu'elles permettent toujours (en tout cas, pour les livres que j'ai lu) de faire la lumière sur des faits divers ou des faits de société. Ca me change un peu de mes lectures habituelles, je sors ainsi de ma zone de confort et j'avoue que c'est très plaisant.

Ça peut sembler loin du sujet, de ce serial killer qui se permet de buter des femmes en pleine nuit sans jamais être trouvé pendant des décennies, de ces quatre, peut-être cinq, six autres tueurs en série qui agissent en même temps dans le même quartier de la ville, de cette centaine de femmes disparues à tout jamais et dont on ignore pour encore une grande partie d’entre elles ce qui a pu leur arriver, ou même qui les a tuées.

Je me suis lancée dans ce livre comme je serai partie dans l'inconnu car je n'avais jamais entendu parler des faits relatés dans le livre. Toutes ces femmes qui ont disparu à Los Angeles dont le grand public n'a même pas idée, ça m'a fait froid dans le dos. D'autant plus que, histoire de bien comprendre et imaginer, je suis allée chercher sur internet au fil des pages et j'ai donc découvert quelques visages de ces femmes ...

Nous allons suivre l'enquête d'une journaliste française qui a fait le pari de partir vivre aux Etats-Unis lorsqu'elle a rencontré l'amour. Le fait qu'elle soit française nous la rend plus proche et nous permet sans doute de se mettre dans sa peau et de ressentir plus ou moins des émotions identiques aux siennes lorsqu'elle découvre l'ampleur de cette horreur. Mais en fait, j'ai terminé la lecture de ce court récit sans avoir réussi à comprendre où l'auteure souhaitait finalement nous mener ...

Car oui, elle tente de comprendre pourquoi le serial killer n'a pas été arrêté plus rapidement mais elle nous raconte aussi des bribes de sa vie personnelle. Et en même temps, elle essaie de rencontrer un certain nombre de familles de victime. J'avoue que parfois, j'ai trouvé ça un peu embrouillé (mais ça vient peut-être de moi). Et puis l'omniprésence des phrases en anglais puis directement traduites en français m'a un peu agacé mais là, c'est un point de détail. Mais ça reste facile à lire parce que le style de l'auteure est simple, un peu journalistique au final. Le plus difficile dans cet ouvrage, c'est le sujet dont il parle.

Une lecture qui m'a plu mais qui m'a aussi déplu par certains points ... à découvrir (ou pas).