carnaval noir

Non mais regardez moi cette couverture ! C'est elle bien entendu qui m'a attirée en tout premier lieu. Et oui, vous ne le savez peut-être pas mais je suis une dingue de Venise, j'y vais régulièrement et je ne m'en lasse pas. Du coup, si on me met le Pont des Soupirs sur une couverture de livre, il m'est impossible de ne pas craquer ! En plus, là c'est franchement une belle photo (et rien que pour ça, il faut craquer pour le bouquin). Un grand merci à la plateforme Netgalley et aux Editions Grasset pour m'avoir permis de découvrir ce livre.

Janvier 2016 : une jeune étudiante à l’université de Venise est retrouvée noyée dans la lagune. C’est le début d’une série d’assassinats dont on ne comprend pas le motif. Elle consacrait une thèse à l’une des principales confréries du xvie siècle, qui avait été la cible d’une série de crimes durant le Carnaval de Venise en 1575, baptisé par les historiens "Carnaval noir"…
Cinq siècles plus tard, les mêmes obscurantistes qui croyaient faire le bien en semant la terreur seraient-ils toujours actifs ? Bénédict Hugues, professeur de latin à l’université de Genève, parviendra-t-il à déjouer une machination ourdie par l’alliance contre-nature d’un groupuscule d’extrême droite de la Curie romaine et de mercenaires de Daech, visant à éliminer un pape jugé trop bienveillant à l’égard des migrants ?
À croire que l’Histoire se répète éternellement, que le combat entre le fanatisme et la raison n’en finit jamais, et que la folie des hommes est sans limite …

Je suis très contente d'avoir pu découvrir cette histoire même si ce ne sera pas un coup de coeur. Pas de coup de coeur car pour moi, l'histoire reste peut-être un peu trop superficielle et j'aurai aimé que l'auteur aille plus loin dans certains passages (je pense surtout aux recherches qui se déroulent dans la bibliothèque vaticanne mais chut, je n'en dirai pas plus). Mais j'ai aimé naviguer dans les époques et entre les personnages. Je déplore par contre que les personnages ne soient pas un peu travaillés, on ne fait qu'effleurer leurs caractères. On ne sait pas exactement quelles sont les relations qu'ils peuvent entretenir les uns avec les autres et c'est un peu dommage car le récit aurait pu prendre beaucoup plus d'épaisseur grâce à ça.

Le livre est rythmé, on passe d'un protagoniste à un autre, d'une époque à une autre avec une grande fluidité. Les chapitres sont courts, du coup le livre se dévore littéralement. Je l'ai lu en un week-end et encore, j'avais d'autres choses à faire et je n'ai pas été hyper assidue. J'ai aimé ce récit qui mêle des sujets très actuels (le terrorisme, l'enbrigadement ...) à des sujets bien plus anciens puisque les faits se basent sur des crimes commis en 1575 (faits qui ne semblent pas réels, même si à cette date la belle Cité des Doges était frappée par une épidémie de peste).

Et puis, ne nous voilons pas la face ... si ce livre m'a autant plu c'est aussi parce que je connais plus ou moins les lieux où ils se déroulent. Je connais un peu Genève, je suis déjà allée à Rome et j'ai pas mal arpenté le Vatican, et je connais plutôt bien Venise. Du coup, c'était génial d'avoir les paysages en tête, ça rend le récit encore plus réel, encore plus vivant. J'ai beaucoup aimé la plume de l'auteur, c'est facile à lire et, même si on part sur une enquête policière, le livre est très divertissant.

Une histoire sympa, entre la Suisse et l'Italie ... entre aujourd'hui et 1575 ... laissez vous tenter par le voyage !