l'ombrelle

Lorsque j'ai été contactée par Luma Azane pour découvrir son recueil de nouvelles SF, je dois dire que j'ai immédiatement été conquise par le titre. Oui, c'est bête mais le côté ombrelle me ramène directement au steampunk (genre littéraire que j'affectionne beaucoup). Le résumé du livre et le message de l'auteure ont fini de me convaincre et je me suis glissée tranquillement dans cette atmosphère feutrée et très futuriste ... Merci Luma de m'avoir permis de faire cette découverte.

Des IA créatrices d’œuvres d’art, des humains qui en sont incapables, une peste cristalline, une course galactique, le cambriolage d’un ordinateur géant et une étrange femme vêtue de dentelle qui rôde dans une zone dévastée … Quelques scènes parmi tant d’autres dans ces histoires qui explorent, testent et suivent les idées les plus folles. Comment chacun peut-il réagir face à l’impensable ? De son mieux, toujours, quoi que ça puisse donner …

Je ne lis pas beaucoup de nouvelles parce que je trouve ça trop court. J'en ressors souvent frustrée. Et encore une fois, ça a été le cas. Mais c'est loin d'être une critique négative, c'est même tout le contraire puisque je n'avais pas du tout envie de quitter certains univers. C'est trop frustrant, c'est trop court et j'en voulais encore ! Je n'ai pas aimé toutes les nouvelles, je n'en ai détesté aucune mais certaines m'ont moins parlé que d'autres. Je pense que c'est tout à fait normal dans ce genre de recueil.

Toutes les nouvelles ne font pas la même taille, certaines m'ont parus bien trop courtes comme je le disais, à commencer par la première. J'ai adoré l'idée de ces intelligences artificielles qui font office d'artistes, c'est assez visionnaire lorsqu'on voit ce qui se passe aujourd'hui ... on finir peut-être par arriver à cette extrémité. Tous les textes sont fort bien écrits, ils ont du rythme si bien que les pages s'avalent sans qu'on s'en rende vraiment compte.

Je ne me suis pas ennuyée une minute même lorsque les histoires me touchaient moins. La plume de Luma Azane est très bien maitrisée, je serai curieuse de découvrir d'autres récits. Même si nous sont en présence de nouvelles, les univers sont bien décrits et bien travaillés. On sent que c'est du solide et que l'auteure a sans doute mis du temps pour faire aboutir son projet.

La nouvelle qui donne son titre au livre, L'ombrelle de Madame Arriem, est en fait une pièce de théâtre. Mais quelle bonne idée ! De la science-fiction au théâtre, c'est assez inédit et ça marche hyper bien ! Cette atmosphère post-catastrophe, entre Tchernobyl et la fin du monde, m'a totalement subjuguée. Encore une fois, c'est trop court et j'aurai bien pris quelques scènes en plus. Ça faisait un long moment que je n'avais pas lu de théâtre et j'étais bien contente de terminer ma lecture avec ça.

Une bien jolie découverte qui saura ravir les lecteurs amateurs de science-fiction.